samedi 25 avril 2009

Escapade

Je m'absente quelques jours...
C'est avec cette très jolie carte réalisée par mon amie Eliza
que je vous laisse le temps de cette petite escapade!

vendredi 24 avril 2009

jeudi 23 avril 2009

Le Thé au Jasmin

Merci à vous tous, anonymes, fidèles lecteurs et amis.
Grâce à vous et avec vous le Thé au Jasmin
fête sa première année aujourd'hui!

mercredi 22 avril 2009

Les Amants de la mer Rouge, Sulaiman Addonia

"Lorsqu'une femme marche, m'avait dit le poète du camp de réfugiés,
toute la terre marche avec elle."
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Pour échapper à la guerre et aux massacres qui sévissent en Erythrée, Nasser et son petit frère Ibrahim sont séparés de leur mère, restée dans un camp de réfugiés au Soudan, pour rejoindre leur oncle maternel résidant à Djeddah sur l'autre rive de la mer Rouge.
Très vite, Nasser tombe sous le charme de cette ville moderne et lumineuse, sillonnée de larges avenues bordées de somptueux immeubles et d’élégantes villas. Pourtant au milieu de tout ce luxe étincelant, seuls deux couleurs dominent dans les rues de la ville, ce que Nasser appelle «le film en noir et blanc». Nous sommes en Arabie Saoudite, terre sacrée de l’islam et deux mondes se côtoient sans jamais se mélanger: d’un côté, les hommes vêtus de leur élégant thobe, (vêtement traditionnel masculin de couleur blanche) et de l’autre, les femmes entièrement couvertes de leur abaya, (vêtement traditionnel féminin de couleur noire).
Après une brouille avec son oncle, Nasser se retrouve seul dans un minuscule appartement, contraint à de petits boulots pour survivre dans une ville où les étrangers n'ont aucun droit à l'erreur sous peine d'expulsion et où la police religieuse surveille les faits et gestes de chacun.
Un après-midi de juillet, alors qu’il prend le frais sous son palmier, une inconnue arrive dans sa direction et bravant tous les interdits, laisse tomber une lettre contenant une déclaration d’amour! Voilà de quoi provoquer l’émoi et semer le trouble dans le cœur d’un jeune homme de vingt ans, conscient du châtiment qu’ils encourent tous les deux, s’il outrepassait la loi et qu'il répondait à cette avance…
Ce premier roman de Sulaiman Addonia que j’ai lu d’une seule traite le week-end dernier est un véritable plaidoyer en faveur de la liberté de la femme musulmane. Une histoire poignante, qui laisse deviner toute la sensualité d’une jeunesse passionnée en mal de liberté.
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Extrait
"Les yeux fermés j'ai pensé au temps où je vivais près de ma mère et de ses amies. Depuis des années je convoquais ainsi mon passé chaque fois que la crainte de ne plus la revoir me brûlait le ventre. Plus tard, quand la douleur s'est installée, sourde et constante, c'est devenu le seul endroit où je pouvais rencontrer des femmes. Le monde de ma mère était le refuge de mes désirs.
Pour gagner sa vie, elle tressait les cheveux des femmes et réalisait des dessins au henné. Elle travaillait dans notre hutte, assise sur un tabouret près de son lit. Ses clientes, souvent des amies, passaient chez nous dès qu'elles le souhaitaient. Ma mère avait beaucoup de travail avant les fêtes de mariage, de l'Aïd, de Pâques et de Noël.
Etendu sur mon lit, je les écoutais bavarder. Elles parlaient d'amour, de leurs maris, de leurs bonheurs et de leurs malheurs. Et chaque fois que des femmes venaient passer la nuit avec ma mère, je les observais à la dérobée. C'était souvent Semira, ma marraine moitié érythréenne, moitié italienne.
Ce jour-là, je l'ai vue apparaître derrière mes paupières fermées. Elle ne ressemblait pas à la marraine que j'avais connue, sage et pleine de bon sens. Dans mon esprit, elle devenait une déesse de l'amour et du désir. Je n'avais jamais vu d'autre femme nue, et le souvenir de ses courbes m'aidait à me sentir vivant.
Un soir, alors que je devais avoir neuf ans, je m'étais assis sur ses genoux. Elle mâchait un chewing-gum. Sa chemise blanche, moulante et très décolletée, dévoilait la naissance de ses seins. C'était ma chemise préférée. Je la regardais se coiffer. "Je peux avoir ton chewing-gum?" lui ai-je demandé. Elle a acquiescé. Du bout des doigts, j'ai attrapé le chewing-gum tiède entre ses lèvres rouges. Il avait pris le goût de sa bouche. Je l'ai mâché lentement, les yeux posés sur le collier doré qui ornait sa peau brune. Je me suis arrêté sur le renflement de sa poitrine, hypnotisé. Avec un sourire, elle a détourné le regard."
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Sulaiman Addonia
Sulaiman Addonia est né en 1974 en Erythrée, d'un père éthiopien et d'une mère érythréenne. Il a passé ses jeunes années dans un camp de réfugiés au Soudan, après le massacre d'Om Hajar perpétré dans son pays en 1976. Dans les années 1980, Addonia se réfugie avec son frère, en Arabie Saoudite, puis en Grande-Bretagne, où il étudie à l'University College de Londres. Les Amants de la mer Rouge est son premier roman.
Sulaiman Addonia parle de son roman "The Consequenses of Love", titre original, en vidéo ici
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Je remercie chaleureusement Suzanne de Chez les Filles ainsi que les éditions Flammarion

mardi 21 avril 2009

Biscuiterie d'Amboise

La Biscuiterie d'Amboise, une nouvelle enseigne
vient d'ouvrir ses portes place Michel Debré à Amboise.
Toutes sortes de biscuits et de cakes sur les étals,
mais aussi des confiseries, des sirops et
des confitures des plus originales!
Mon choix s'est porté samedi dernier sur
le confit de Violette et le confit de Jasmin,
parfum, saveur et caractère assurés.

lundi 20 avril 2009

Mantegna La prédelle de San Zeno de Vérone

Suite à mon post du 17 avril "Andrea Mantegna au Musée des Beaux-Arts de Tours", plusieurs visiteurs ont souhaité voir de plus près les trois panneaux de la prédelle. Mes photos, prises derrière la vitre de protection du musée, ne peuvent être de meilleure qualité...
Je vous invite à vous rendre sur le site de la Frame ci-joint et de cliquer sur le lien pdf: Mantegna, La prédelle de San Zeno. 1457-1459, un dossier illustré de nombreuses photos vous est proposé.

vendredi 17 avril 2009

Andrea Mantegna au Musée des Beaux-Arts de Tours

Musée des Beaux-Arts de Tours
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La très belle Salle des États
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Les trois panneaux de la prédelle du retable de
San Zeno de Vérone 1457-1459
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Radiographies des panneaux, révélant le dessin sous-jacent
de Mantegna ainsi que des détails invisibles à l'oeil nu.
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La Crucifixion, dite le Calvaire, copie d'après Mantegna
d'Edgard Degas 1834-1917
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Pour la première fois depuis 1930, le Musée du Louvre accepte, à titre exceptionnel, de prêter au musée des Beaux-Arts de Tours, son panneau d'Andrea Mantegna (1431-1506), La Crucifixion.
Les trois panneaux de la prédelle du retable de San Zeno de Vérone sont réunis pour une courte de durée, le temps de l'exposition, avec au centre La Crucifixion entourée par les deux panneaux appartenant au Musée des Beaux-Arts de Tours, à gauche La Prière au jardin des Oliviers et à droite La Résurrection.
L'exposition de Tours, permet également de découvrir les dernières études radiographiques, menées sur les trois panneaux au Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France. Une exposition rare , qui propose l'un des plus beau chef-d'oeuvre de la renaissance italienne.
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Mantegna
La prédelle de San Zeno de Vérone, 1457-1459
Exposition du 4 Avril au 22 juin 2009

jeudi 16 avril 2009

Fleurs de pommier

Boutons de pommier avant leur éclosion!
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Depuis quelques années, nous n'avons pas le temps de profiter pleinement ni du lilas, ni des pommiers en fleurs! C'est toujours la même rengaine, à peine commencent-ils à bourgeonner, qu'arrive une période deux ou trois jours de pluie qui détruit tout sur son passage...

mercredi 15 avril 2009

Bruges, un musée à ciel ouvert

Bruges, un musée à ciel ouvert!
Comme Venise, Amsterdam ou encore Copenhague,
Bruges bénéficie d'un environnement naturel exceptionnel
qui en fait une ville touristique par excellence.
La présence de l'eau , la concentration de beaux monuments
et de musées, un centre historique jalousement conservé
et l'accueil chaleureux de ses habitants
en font une ville pittoresque et agréable où il fait bon vivre!

mardi 14 avril 2009

Lucy Garnette, Aux bains publics

La Baigneuse Valpinçon, dite la grande baigneuse
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"Se rendre aux bains publics est une occasion de grande festivité et cérémonie. Un esclave transporte un ensemble complet de beaux vêtements pour chaque dame, noué dans un boktchah ou ballot -ancêtre de l'universelle valise - de soie, souvent brodé de perles et de fils d'or. L'on passe ces vêtements après le bain, accompagnés des plus beaux bijoux, pour susciter l'admiration, peut-être l'envie, des dames que l'on retrouve à ce lieu de rendez-vous. D'autres esclaves portent matelas, tapis, serviettes, cuvettes de cuivre, et quantité d'autres mystérieux articles jugés nécessaires à cette importante cérémonie d'ablutions, sans oublier des fruits et des rafraîchissements de toutes sortes. Et les dames, accompagnées de leurs enfants et serviteurs, passent là le plus clair de la journée, à manger, boire, chanter et folâtrer, entre d'innombrables séances de savonnage, rinçage, massage, application de baies de laurier écrasées sur la chevelure pour la rendre sombre et brillante, de henné sur les ongles de main et de pied pour leur donner une couleur orange, et d'autres détails de soins de toilette impossibles à décrire."
Lucy Garnett 1849-1934, Ethnologue anglaise du XIX e siècle, elle a vécu de nombreuses années dans les Balkans, puis à Constantinople.

lundi 13 avril 2009

La poule ou l'oeuf

"Une poule est l'artifice qu'utilise un oeuf
pour produire un autre oeuf."
Umberto Ecco

samedi 11 avril 2009

Antoine Helbert

Vous connaissez forcément Antoine Helbert! Il est l'auteur des créatures mutantes de la campagne publicitaire Orangina 2007. N'hésitez pas à vous promener sur son site, son univers est impressionnant. Illustration, détail de l'une de ses oeuvres.

vendredi 10 avril 2009

jeudi 9 avril 2009

L'oeuf à la poule de Fabergé

L'oeuf à la poule Fabergé
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Né dans une famille de bijoutiers le 30 mai 1846 à Saint-Pétersbourg, Peter-Karl Fabergé connaît très vite un succès mondial en obtenant le "Privilège de Fournisseur de la Cour". En 1885, le tsar Alexandre III lui commande un œuf en joaillerie pour les fêtes de Pâques, présent destiné à son épouse l’impératrice Maria Feodorovna. C’est ainsi que Karl Fabergé créé le premier des célèbres "œufs de Fabergé", l'oeuf à la poule. La Maison Fabergé devint alors la maison de référence des familles régnantes de son époque.
La dernière vente d'un oeuf Fabergé dit "Rothschild" a atteint la somme de 12,5 millions d'euros chez Christie's à Londres en novembre 2007.

mercredi 8 avril 2009

Béguinage Princier de la Vigne

En plein coeur de la ville de Bruges, existe une petite ville hors du temps où calme et recueillement sont de rigueur. Fondé en 1245 par Marguerite de Constantinople, comtesse de Flandre, le Béguinage Princier de la Vigne est composé d'une église et de petites maisons basses aux façades pittoresques qui entourent un grand jardin intérieur. Le Béguinage, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, a aujourd’hui perdu ses béguines, ce sont les Soeurs de l’Ordre de Saint-Benoît qui portent encore l'habit du XVème siècle qui pourvoient aux besoins du quotidien.

mardi 7 avril 2009

Gâteau pour Pâques

La veille, préparez un gâteau au chocolat (voir ma recette ici ) que vous ferez cuire dans un moule à cheminée. Le jour de Pâques, il ne vous reste plus qu'à décorer: saupoudrez de sucre glace et remplissez la cheminée d'oeufs en chocolat ou bien de dragées...

lundi 6 avril 2009

Avis aux amateurs

ENCRIER en CERAMIQUE émaillée, forme triangulaire
représentant une maison typique avec ses ouvertures
et sur la terrasse le godet encrier et les trous pique plume.
Au verso marque encrée en écriture arabe.
Origine supposée, Maroc, fin XIXème.
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L’Etude de Maître Philippe Rouillac annonce qu’à la demande du collectionneur François Podevin-Bauduin, la vente en un lot des encriers est reportée. Pour faire plaisir aux collectionneurs, une première vente à l’unité sera organisée le week-end du 11 novembre 2009.

Sur fond de ciel bleu

Débauche de couleurs et de senteurs sur fond de ciel bleu!
Renouveau dans mon jardin, pour le plaisir des yeux...

samedi 4 avril 2009

vendredi 3 avril 2009

De drôles d'oiseaux

De drôles d'oiseaux ont élu domicile dans mon jardin! Les plus hardis se sont installés sur les plus hautes branches du cerisier en fleurs, d'autres plus discrets, ont préféré se nicher entre les troncs du noisetier! Tout ce petit monde s'affaire, s'active autour de petits nids, chacun surveillant jalousement sa couvée...

jeudi 2 avril 2009

La Ferté St Aubin gare

existe une gare hors du temps!
Un Orient-Express vous attend sur les quais,
il ne vous reste plus qu'à choisir une destination de rêve:
Paris, Vienne via Budapest, Sofia, Constantinople
Ou bien Paris, Milan, Venise...

mercredi 1 avril 2009

Pierre Loti, de ma terrasse...

"Une dernière fois je veux voir les merveilles de ma terrasse à l'heure du saint Moghreb.
Là-haut, sur ma maison, c'est le même enchantement que chaque soir: la ville, tout en or jaune ou rose, les plus proches terrasses séparées de moi par une insaisissable vapeur bleuâtre, et les terrasses lointaines, les milliers de carrés de pierre en teintes irisées qui se dégradent, dévalant sur les collines, comme des choses éboulées, jusqu'à la ceinture des remparts et des jardins verts. Toutes les négresse esclaves sont là, à leurs postes, figures noires et souriantes, coiffées en mouchoirs clairs, blancs ou roses. Et aussi toutes mes belles voisines à haute hantouze, accoudées, étendues ou fièrement droites, très gracieuse de pose et très éclatantes de couleur, avec leurs larges ceintures cartonnées, leurs longues manches tombantes et tout ce qui flotte derrière elles, de foulards d'or et de cheveux dénoués. Et une fois de plus, comme depuis des siècles et des siècles, la grande prière retentit encore en voix tristement prolongées, tandis que les neiges de l'Atlas s'éteignent sur le jaune pâli du ciel..."
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Texte: Pierre Loti (1850-1923), Au Maroc, Edition Christian Pirot
Illustration: François Jean-Baptiste Constant, dit Benjamin-Constant (1845-1902), Sur la terrasse, Tanger 1872
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard