samedi 31 juillet 2010

Musée Fabre, Exposition Alexandre Cabanel

Alexandre Cabanel (1823-1889), La naissance de Vénus.  Musée d'Orsay
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Alexandre Cabanel, La tradition du beau
10 Juillet au 5 Décembre 2010
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 Après l'impressionnisme de France et d'Amérique en 2007, Gustave Courbet en 2008, Alfons Mucha en 2009, le musée Fabre poursuit ses grandes expositions estivales des courants artistiques qui ont accompagné la naissance de l'art moderne.

 Première rétrospective jamais consacrée à Alexandre Cabanel, l'un des peintres les plus adulés de son temps, cette exposition réunit tableaux, dessins, photographies, sculptures et cinéma pour restituer un XIXe siècle foisonnant, voué au culte du précieux et du beau. En tout, près de 250 oeuvres en provenance des plus prestigieux musées internationaux sont présentés dans cette exposition qui a obtenu le label d'intérêt national. Autour de la figure centrale d'Alexandre Cabanel, les plus grands maîtres de la tradition classique y sont également mis en lumière. Créée à Montpellier, cette exposition sera ensuite présentée du 4 février au 15 mai 2011 au Wallraf-Richartz Museum de Cologne.

 Qui est Alexandre Cabanel ?

 Né à Montpellier en 1823, il connaît une ascension fulgurante. Familier de la cour de Napoléon III, il devient célèbre à la fois pour ses portraits, que l'on s'arrache de Baltimore à Saint Pétersbourg, mais aussi pour son répertoire de grands sujets spectaculaires : Phèdre, Cléopâtre, Othello et Desdémone...Alors que l'impressionnisme précipite la chute du système des Beaux-Arts, la confrontation de sa Naissance de Vénus et du Déjeuner sur l'herbe de Manet est l'une des plus célèbres controverses artistiques sur le nu au XIXe siècle. Des centaines de jeunes artistes se sont formés dans son atelier : Aristide Maillol, Bastien-Lepage, Eugène Carrière...Ils ont perpétué à leur façon son enseignement et ouvert de nouvelles perspectives à la tradition du beau.
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Alexance Cabanel, Pandora. Walkers Art Museum, Baltimore
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Alexandre Cabanel, La Comtesse de Keller. Musée d'Orsay
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Alexandre Cabanel, La Chiaruccia. Musée Fabre, Montpellier
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Alexandre Cabanel. Palais des Beaux-Arts, Lille
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Alexandre Cabanel, Cléopatre essayant des poisons sur les condamnés à mort
Musées royaux des Beaux-Arts d'Anvers
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Alexandre Cabanel, Phèdre. Musée Fabre, Montpellier
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Alexandre Cabanel, L'Ange déchu. Musée Fabre, Montpellier
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jeudi 29 juillet 2010

L'extême décence...

George Frederic Watts (1817-1904), The Wife of Plutus
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"L'impudeur silencieuse est l'extême décence de l'amour."
Pascal Quignard, Vie secrète

mercredi 28 juillet 2010

Le Musée imaginaire de Marcel Proust, Eric Karpeles

Le Musée imaginaire de Marcel Proust
Tous les tableaux de
À la recherche du temps perdu

L’ensemble des œuvres picturales évoquées par Proust
dans son chef-d’œuvre reproduites pour la première fois.

À la recherche du temps perdu est l’un des romans les plus profondément visuels de la littérature occidentale. Le texte de Marcel Proust abonde en références picturales : le personnage d’Elstir est directement inspiré des peintres James Whistler et Paul Helleu ; l’apparence de Bloch enfant a de nombreux points communs avec le portrait du sultan Mehmet II par Gentile Bellini ; Odette de Crécy frappe Swann par sa ressemblance avec une figure peinte à fresque par Botticelli. D’un personnage secondaire, une certaine Mme Blatin, Proust va même jusqu’à écrire que « c’est exactement le portrait de Savonarole par Fra Bartolomeo ».
  De même que le jeune narrateur, à bord d’un train le menant à Balbec, ne cesse de « courir d’une fenêtre à l’autre […] pour rentoiler les fragments [de son] beau matin écarlate et versatile et en avoir une vue totale et un tableau continu », l’auteur du présent ouvrage tente de réunir dans un même volume les tableaux fugitivement évoqués et imbriqués dans la trame de ce roman émouvant, afin d’offrir pour la première fois au lecteur « une vue totale et un tableau continu ».
  Toutes les œuvres du roman, qu’elles soient nommément citées ou simplement évoquées par Proust, sont ici reproduites avec, en vis-à-vis, le passage de La Recherche dans lequel elles sont mentionnées. Anges de Botticelli, courtisanes de Manet, guerriers de Mantegna et saints de Carpaccio se mêlent ainsi aux nymphéas de Monet et aux gravures de Rome par Piranèse.
  Le Musée imaginaire de Marcel Proust est une référence incontournable pour tous les passionnés de Proust ainsi que pour tous ceux qui souhaiteraient aborder pour la première fois ce chef-d’œuvre de la littérature française.

ERIC KARPELES est peintre. Après des études au Haverford College (Philadelphie), à l'université d'Oxford ainsi qu'à la New School à New York, il a vécu quelque temps en France dans les années 1970, où il a obtenu des bourses à la Cité des Arts, à Paris, et à la Camargo Foundation, à Cassis. On lui doit notamment deux œuvres monumentales, le Sactuary Project et la Rockefeller Chapel. Karpeles écrit sur la peinture, la poésie et l'esthétique.
Editions THAMES & HUDSON
Extraits

«Je ne vous demande pas, Monsieur, si un homme dans le mouvement comme vous a vu , aux  Mirlitons, le portrait de Machard qui fait courir tout Paris. Et bien, qu'en dites vous? Etes-vous dans le camp de ceux qui blâment? Dans tous les salons on ne parle que du portrait de Machard, on n'est pas chic, on n'est pas pur, on n'est pas dans le train, si on ne donne pas son opinion sur le portrait.» Du côté de chez Swann
Illustration: Jules Machard, Jeune Femme en tenue de soirée assise près d'un bouquet d'hortensias
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«Et la charmante femme à la parole vraiment amoureuse des colorations d'une contrée nous parle avec un enthousiasme débordant de cette Normandie qu'ils ont habitée, une Normandie qui serait un immense parc anglais, à la frangrance de ses futaies à la Lawrence.»[...] Le Temps retrouvé
Illustration: Thomas Lawrence, Elizabeth Farren, dernière comtesse de Derby


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"Dans ce ciel transporté sur la pierre bleuie volaient des anges que je voyais pour la première fois, car M. Swann ne m'avait donné de reproductions que des Vertus et des Vices, et non des fresques qui retracent l'histoire de la Vierge et du Christ. Eh bien, dans le vol des anges, je retrouvais la même impression d'action effective, littéralement réelle que m'avaient donnée les gestes de la Charité ou de l'Envie." [...]  La fugitive
Illustration: Giotto, La Déploration du Christ

Les fruits du corps, Abdellatif Laâbi

Eugene de Blaas (1843-1931), Jeune fille aux grenades
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Dans les fruits du corps
tout est bon
La peau
le jus
la chair
Même les noyaux
sont délicieux.

Abdellatif Laâbi, Les fruits du corps

mardi 27 juillet 2010

Festival Baroque de Sablé, 32ème édition


32ème édition
du 24 au 28 août 2010

Quinze concerts en cinq jours, des rencontres avec les artistes, des rendez-vous quotidiens avec France Musique, des expositions et conférences sont au programme de cette 32e édition.

Le Festival de Sablé est devenu au fil des années le principal festival baroque de l’été. Il accompagne depuis l’origine le renouveau de la musique et de la danse ancienne. La permanence de ses engagements en faveur des dernières recherches musicologiques et chorégraphiques lui confère une audience et une notoriété internationale. Il a contribué et contribue toujours à la découverte et à l’émergence de nouveaux talents artistiques. Mais surtout, le Festival de Sablé n’est pas un évènement éphémère. Il poursuit son action tout au long de l’année en Région Pays de la Loire. Il exporte ses compétences en République Tchèque et en Roumanie, favorisant formation, recherche, création et échanges artistiques.

Cette 32e édition est d’une particulière richesse. Elle met l’accent sur le patrimoine de quatre grandes nations : l’Angleterre, l’Allemagne, l’Italie et la France avec une mention spéciale pour cette dernière.
Pour servir ce programme, le Festival invite les meilleurs artistes et ensembles du moment.

Sans omettre la légendaire convivialité de cet évènement.
Le Festival de Sablé est toujours à croquer !

Parfum exotique, Charles Baudelaire

John William Godward (1861–1922), The new perfume
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Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone ;

Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux ;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne.

Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encor tout fatigués par la vague marine,

Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.

Charles Baudelaire

Give him the ooh la la, André Manoukian

So in love

André Manoukian et Helena Noguerra, Give him the ooh la la...

lundi 26 juillet 2010

Frederick Carl Frieseke, A l'ombre du parasol

Frederick Carl Frieseke, In the garden, Giverny
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Frederick Carl Frieseke, Lady with a parasol
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Frederick Carl Frieseke, Lady with Parasol
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Frederick Cark Frieseke, Two Young Women in a Garden
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Frederick Carl Frieseke, Garden in June
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Frederick Carl Frieseke, The parasol
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Frederick Carl Frieseke, Summer reading
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Frederick Carl Frieseke, The Hour of Tea
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Frederick Carl Frieseke, Venus in the Sunlight
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Frederick Carl Friesek, Summer
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Frederick Carl Frieseke, Autumn
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Frederick Carl Frieseke, On the bank
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Frederick Carl Frieseke, On the Beach
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Frederick Carl Frieseke Frederick (1874-1939) Through the Vines

dimanche 25 juillet 2010

Le fond de la jarre, Abdellatif Laâbi

Jean Joseph Benjamin Constant (1845-1902), Cour Marocaine
(C) RMN / Daniel Arnaudet
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"Driss, c'est comme ça que s'appelait mon père, était un saint.
Il m'en a fallu du temps pour le comprendre."

Qu'y a-t-il dans le fond de la jarre ? C'est le mystère des vieux pots, ou plutôt du flacon magique : on ne sait ce qu'il contient, mais on l'ouvre avec un frisson délicieux. Et qu'en sort-il ? Une vraie cour des miracles, avec ses personnages extravagants, doux marginaux ou folles de Dieu au verbe acéré. Une curieuse nuit de noces, où l'on ne brandit pas le seroual taché de sang. Un oncle fugueur amateur de kif, se transformant la nuit en un auguste Homère. Un pique-nique initiatique où un enfant fait d'un radis une madeleine. Et l'âme d'une ville, ou ses tripes. Fès, en l'occurrence, mais le Fès d'un Maroc disparu, sur fond de protectorat français et de lutte pour l'indépendance. Au centre de ce théâtre à ciel ouvert, un enfant, pris dans une tourmente de découvertes ébouriffantes et de déconvenues cuisantes. En ombre tutélaire, Ghita, la mère, jamais à court d'imprécations et de réparties truculentes, une tendre furie, féministe avant l'heure. Fiction ou autobiographie ? Ce récit brosse un tableau surprenant d'une ville et d'une époque.

"Voilà bien un livre salutaire, inventif, amusant au sens philosophique, qui nous donne l'assurance que, malgré la noirceur des temps, la qualité humaine et la vertu humaine brillent toujours au Maghreb d'une clarté dont la vieille cité de Fès est sans contredit la plus jeune étincelle." J.M.G. Le Clézio
Editions Gallimard 2002
Extrait

Aâssala, la femme aux chats, la muette, la vagabonde. Namouss a un faible pour elle, même s'il s'en défend avec énergie. C'est qu'elle est liée à une histoire qui l'a longtemps tourmenté et qui a démarré quand il était tout petit. Est-ce Ghita, est-ce sa soeur Zhor qui lui a infligé ce tourment? Il ne s'en souvient plus. Toujours est-il qu'au commencement quelqu'un a prétendu le plus sérieusement du monde que Namouss ne faisait pas partie de la famille. Il avait été trouvé aux jardins de Jnane Sbil, muni d'une gargoulette, vendant de l'eau aux promeneurs. On avait alors pris pitié de lui et on l'avait recueilli. Namouss vivait cette histoire comme un drame. Il évitait de faire des bêtises, car, chaque fois, on la lui ressortait en l'accompagnant d'une menace. S'il récidivait, on allait lui rendre sa gargoulette et le lâcher à Jnane Sbil pour qu'il reprenne son ancienne activité. Où était cette maudite gargoulette? Namouss l'avait  recherchée partout dans la maison, en vain. Le doute ne le quittait pas, même aux moments où une bonne atmosphère régnait dans la famille et qu'on s'évertuait à le rassurer, à lui présenter toute cette histoire comme une blague. Mais, dans les moment néfastes, on poussait encore plus loin la plaisanterie. Puisque c'était un enfant trouvé, plus tard, quand il serait en âge de se marier, personne ne voudrait de lui. Un jour, il fut surpris en train de dire que les enfants ne devaient pas embêter Aâssala la femme aux chats, meskina, la pauvre et quelqu'un s'écria:
"On a trouvé! On va le marier avec elle!"
Illustration: Matteo Brondy (1866-1944), Marchand ambulant

Considéré comme l'une des grandes figures intellectuelles du Maghreb, Abdellatif Laâbi est né en 1942 à Fès. Ses activités d'opposant au Maroc lui valent d'être emprisonné de 1972 à 1980. Il vit en banlieue parisienne depuis 1985. Son vécu est la source première d'une oeuvre plurielle ( poésie, romans, théâtre, essais, écrits pour la jeunesse) sise au confluent des cultures, ancrée dans un humanisme de combat, pétrie d'humour et de tendresse.
Sa voix de poète, largement reconnue, vient d'être encore distinguée par un prix Goncourt de la poésie 2009.
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Il écrit à propos de son roman: Le Fond de la jarre est assurément le livre que j’ai écrit avec le plus de jubilation. Je le portais en moi depuis longtemps, et souvent je me suis demandé si j’allais pouvoir le réaliser. Le défi était rude : comment, au vu de l’abondante littérature autobiographique d’hier et d’aujourd’hui, faire œuvre imprévue, reliant d’une part le vécu à l’Histoire et à l’état de la société, et faisant place d’autre part à l’imagination sous la surveillance bienveillante de la mémoire ? La réponse est survenue grâce au ton qui s’est imposé presque naturellement, tendrement ironique, facétieux à souhait, servi par une langue française accueillant pour l’occasion à bras ouverts ma langue natale, celle populaire de la ville de Fès. Du coup, la « comédie humaine » dont j’ai été, enfant, l’un des protagonistes, pouvait être rejouée (avec tambours et trompettes, c’est le cas de le dire) à plus d’un demi-siècle de distance, probablement pour une ultime représentation. Le Fond de la jarre en est l’enregistrement, et le « master », comme on dit en jargon technique. Alléluia, l’humanité de mes origines est ainsi sauvegardée, joyeusement !

Un grand coup de coeur
pour ce délicieux roman que j'ai lu ce week-end
avec plaisir et jubilation!

vendredi 23 juillet 2010

La Belle Époque de Jules Chéret, De l’affiche au décor

Affiche pour les Folies-Bergère, La Loïe Fuller, 1893
Lithographie couleur © Les Arts Décoratifs, photo Jean Tholance
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La Belle Époque de Jules Chéret
De l’affiche au décor
du 24 juin 2010 au 7 novembre 2010
 
Les Arts Décoratifs organisent la première exposition à Paris sur Jules Chéret depuis la rétrospective que lui avait déjà consacrée l’institution en 1912. L’exposition retrace la carrière de cette figure pionnière et incontournable de l’histoire de l’affiche à travers un ensemble exceptionnel de son œuvre.
Cette exposition s’attarde sur sa carrière d’affichiste, mais aussi sur celle, moins connue, de décorateur et de peintre. Elle pose la question du style de Chéret qui, tout en se référant à une tradition néo-rococo, pose les premiers éléments de la modernité qui fascinera tant les impressionnistes. Mobilier, éléments de décor peint, estampes murales, cartons de tapisseries, portraits et dessins côtoient, dans une scénographie de Nestor Perkal, affiches de théâtre et de cirque, affiches commerciales, couvertures de livre, cartes et programmes publicitaires.
Lithographe, imprimeur, « inventeur de l’affiche moderne », dessinateur, peintre, décorateur, ami de Huysmans, Rodin ou Bourdelle, collectionné par Seurat, admiré par Signac et Manet, Jules Chéret (1836-1932) est une figure marquante des milieux artistiques et littéraires de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Surnommé le « Tiepolo des Boulevards » et le « Watteau des Carrefours » par ses contemporains, il a contribué à transformer, par son immense production d’affiches en couleur, le paysage urbain en faisant descendre l’art dans la rue. Dans son sillage on trouvera, Mucha, Lautrec, Cappiello…
Affiche Elysée Montmartre, Bal masqué, 1890
Lithographie couleur © Les Arts Décoratifs, photo Jean Tholance

Au Printemps Paris Etrennes 1906, 1905
Lithographie couleur sur papier, Paris © Les Arts Décoratifs
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Si vous toussez prenez des pastilles Géraudel, 1895
Lithographie couleur sur papier © Les Arts Décoratifs
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Musée Grévin Pantomimes lumineuses, 1892
Lithographie couleur sur papier, Paris © Les Arts Décoratifs
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Frascati Bal masqué Arban & l’orchestre de l’Opéra, 1874
Lithographie couleur sur papier, Paris © Les Arts Décoratifs
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Affiche avant la lettre [L’Hippodrome 4 clowns], 1882
Lithographie couleur © Les Arts Décoratifs, photo Jean Tholance
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Panneau décoratif, Exposition Universelle, 1900
Musée des Arts décoratifs © Les Arts Décoratifs, photo Jean Tholance
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L' Album
Découvrez l’exposition
La Belle Époque de Jules Chéret. De l’affiche au décor


Du Second Empire aux années 1930, Jules Chéret (1836-1932) a réalisé des affiches qui ont accompagné l’entrée de la France dans la vie moderne. À la tête d’une imprimerie, il répond à la forte demande publicitaire liée à l’apparition de nouveaux produits, à l’évolution des modes de vente et au développement intense de l’industrie du spectacle. Il a ainsi joué un rôle décisif dans l’avènement de la publicité commerciale et culturelle.
Surnommé par ses contemporains « le roi de l’affiche », Jules Chéret a su créer un style très efficace de Parisienne aux allures euphoriques et aux couleurs attrayantes. Cet ouvrage présente à la fois sa carrière d’affichiste et celle du décorateur qui passa la seconde partie de sa vie à égayer les intérieurs de ses mécènes, de l’hôtel de ville de Paris, du musée Grévin ou encore de la préfecture de Nice.

jeudi 22 juillet 2010

Vers adressés à Diane de Poitiers, Roi HENRI II

François Clouet (1520-1572), Diane de Poitiers
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Vers adressés à Diane de Poitiers

Plus ferme foi ne fut oncques jurée
A nouveau prince, ô ma belle princesse,
Que mon amour qui vous sera sans cesse
Contre le temps et la mort assurée.
De fossés creux ou de tour bien murée
N'a pas besoin de ma foi la fortresse,
Dont je vous fis, dame, reine et maîtresse,
Parce qu'elle est d'éternelle durée.
Trésor ne peut sur elle être vainqueur
Un si vil prix n'acquiert un gentil coeur.

Roi HENRI II (1519-1559)
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard