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dimanche 7 septembre 2008

Le premier sur le fauteuil

Nicolas vivait mal les absences longues et répétées de son père, il en faisait des cauchemars qui le réveillaient la nuit et l'obsédaient le jour. Lorsque une angoisse l'envahissait, il s'enfermait vite dans sa chambre et pleurait en silence. Il ne retrouvait vraiment le sourire qu'une fois que son père apparaissait sur le seuil de la porte. A partir de cet instant, il ne le lâchait plus d'une semelle. Il surveillait discrètement ses faits et gestes et s'arrangeait toujours pour être le premier à le servir et à lui être agréable. Lui qui détestait tant la lecture, il s'empressait d'apporter le journal et arrivait le premier sur fauteuil...
ILlustration: Mary Cassatt 1844-1926, Portrait of Alexander J. Cassatt and his son Robert Keslo Cassatt

samedi 6 septembre 2008

La Belle et la Bête

"_Vous êtes bien ingrat, lui dit la Bête d'une voix terrible; je vous ai sauvé la vie en vous recevant dans mon château, et puis vous me volez mes roses que j'aime mieux que toutes choses au monde. Il faut mourir pour réparer cette faute"... Lisait la maman d'une grosse voix qu'elle voulait impressionnant et Lilie se faisait toute petite comme tous les soirs, fascinée par ce passage du conte de Charles Perrault. Elle ne la quittait plus des yeux, se rapprochait et s'agrippait un peu plus à ses jupes, tétanisée par la peur. A partir de ce moment, Lilie ne bougeait plus un cil, elle attendait jusqu'à ce que la Belle prononce les paroles magiques...
Illustration: William Saint John Harper 1851-1910, Children's hour

vendredi 5 septembre 2008

La fille de l'artiste

Elle était née dans une famille d'artistes, avait ouvert les yeux dans un univers extravagant et merveilleux dont les murs étaient recouverts de tableaux représentant sa mère en Diane, ses soeurs en nymphes et ses cousins en petits satires. Elle avait vu régulièrement défiler dans l'atelier de son père des peintres prestigieux et célèbres dont le nom faisait la une des journaux. Il n'était donc pas étonnant de la voir assise à son petit bureau avec une feuille et un crayon, s'exténuant à dessiner des dragons de toutes les couleurs et s'appliquant à reproduire sa maman en princesse de conte de fées...
Illustration: Eugène Carrière 1849-1906, Fille de l'artiste II

jeudi 4 septembre 2008

La dévoreuse de romans

Elle n'avait pas quinze ans et pourtant, elle pouvait citer une liste impressionnante d'auteurs qu'elle avait lu et dont elle parlait avec aisance. Elle savait donner avec malice les quelques détails croustillants sur leur biographie qui allaient vous épater, et énumérait la plupart de leurs romans sans faire d'erreur . Elle avait ses écrivains préférés, mais laissait toujours planer un doute pour ne pas dévoiler ses goûts littéraires. Balzac, Dumas, Proust, Colette, les soeurs Brontë, Flaubert faisaient partie de son univers, on ne la voyait jamais sans un livre dans la main, alors à la maison comme au collège, elle était "la dévoreuse de romans"...
Illustration: Berthe Morisot 1841-1895, Reading

mercredi 3 septembre 2008

La petite maîtresse

Du haut de ses quatre ans, Clara aimait dominer son petit frère. Elle était très câline et affectueuse avec lui, mais ne lui faisait aucune concession: il fallait toujours qu'elle choisisse le premier rôle. Alors bien sûr, comme elle connaissait tout l'alphabet, qu'elle savait écrire son prénom et qu'elle arrivait à déchiffrer quelques mots, il allait de soi, qu'elle seule pouvait assumer le rôle de la maîtresse! Devant de tels arguments, le petit frère s'asseyait très vite sur sa chaise avec les doudous et les poupées et la leçon de lecture pouvait commencer...
Illustration: James Wells Champney 1843-1908, The lesson

L'école coranique

En ce début de mois de ramadan, comment ne pas penser à cette petite école coranique de Fès-Jedid devant laquelle je passais pour me rendre chez mon grand-père paternel. En fait d'école, c'était plutôt une toute petite pièce sombre et sale, grande ouverte sur la rue, dans laquelle étaient entassés de jeunes enfants assis à même le sol, qui récitaient sous le regard sévère du maître, des sourates du coran. Ce maître, me terrorisait! Il ne tolérait aucune hésitation et encore moins une erreur qu'il corrigeait immédiatement d'un coup de bâton! Il était muni d'une baguette extrêmement souple, d'une longueur telle, qu'il pouvait atteindre sans bouger de sa place, un élève assis au dernier rang. Très impressionnant...
Illustration: Jules Henri Jean Geoffroy 1853-1924, La leçon coranique

mardi 2 septembre 2008

Sortie des classes

Le premier jour d'école, il y a comme tous les ans, les enfants contents de revoir la maîtresse et les copains et ceux pas contents du tout de quitter leurs parents. Il y a les grandes retrouvailles suivies de joyeuses accolades, et il y a aussi les pleurs et les cris de ceux qui s'agrippent fortement aux jupes des mamans. Il est bientôt dix-sept heure et pour ce moment tant attendu qu'est la sortie des classes, ma pensée accompagne celles qui ont versé une petite larme discrète et qui ont attendu toute la journée, tournant en rond comme des lions en cage...
Illustration: Henry Jules Jean Geoffroy 1853-1924, Sortie de l'école

Fini les vacances !

Que dire de plus? Sinon que je n'ai pas choisi ce panneau par hasard, Paul Doumer était le nom de mon école primaire...
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard