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lundi 17 mars 2014

Splendeurs de Volubilis, Bronzes antiques du Maroc et de Méditerranée

Buste d’athlète dit « Tête de Bénévent » - © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) /  Daniel Arnaudet /  Gérard Blot
Splendeurs de Volubilis
Bronzes antiques du Maroc et de Méditerranée
du 12 mars au 25 août 2014
Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée

  Grâce au prêt exceptionnel d’une partie des trésors nationaux de la collection de bronzes antiques du Maroc découverts à Volubilis, le MuCEM présente l’un des aspects majeurs du bassin antique méditerranéen. Fruit d’une convention signée entre le royaume du Maroc et le gouvernement français, l’exposition témoigne d’une collaboration étroite entre la Fondation nationale des musées du Maroc et le MucEM.

  Les collections de bronzes du musée de Rabat figurent parmi les plus exceptionnelles du monde antique méditerranéen. Bien que découverts, pour la plupart, à Volubilis, ils n’ont pas été produits dans cette région de l’Empire romain. Ils témoignent cependant d’une mode -ou de modes- en vogue dans l’Empire romain  entre le II è siècle avant J.-C. et le II è siècle après J.-C. Pour autant, nous ne connaissons pas leurs lieux de production, qui peuvent être localisés aussi bien en Italie, en Grèce, qu’en Méditerranée orientale - Turquie, Jordanie - où des ateliers  de fabrication ont été découverts à ce jour. Outre leur qualité technique intrinsèque, les bronzes de Volubilis se signalent par une esthétique particulièrement représentative des modèles en cours dans la Méditerranée gréco-romaine.

  L’ensemble des bronzes en provenance de Volubilis est mis en espace en regard d’œuvres issues d’autres régions méditerranéennes. Parmi celles-ci, nous avons pu bénéficier des précieuses collections du Louvre, du cabinet des Monnaies, Médailles et Antiques de la Bibliothèque nationale de France, du musée de l’Ephèbe d’Agde et du musée départemental Arles antique. Elles illustrent magistralement le langage commun des élites méditerranéennes de l’Antiquité.

  Il s’agit bien là d’un témoignage de ce bassin de civilisation qu’est la Méditerranée à l’époque antique : un vaste espace ouvert où les hommes circulent depuis le premier millénaire avant J.-C. de Tyr à Carthage, de l’Asie Mineure aux confins atlantiques en passant par la Mer Noire, de Phocée à Marseille, de Milet à Olbia, de Théra à Cyrène…

Statue équestre de Néron - © RMN-Grand Palais (musée du Louvre) / Konstantinos Ignatiadis

Buste de Juba II - © Direction du patrimoine culturel, 
Ministère de la culture du Royaume du Maroc. Photo : MuCEM  / Yves Inchierman

Théséeterrassantleminotaure - © Direction du patrimoine culturel, 
Ministère de la culture du Royaume du Maroc. Photo : MuCEM  / Yves Inchierman

Anse de cratère avec deux têtes figurant Dionysos - © Direction du patrimoine culturel, 
Ministère de la culture du Royaume du Maroc. Photo : MuCEM / Yves Inchierman

Chien prêt à bondir - © Direction du patrimoine culturel, 
Ministère de la culture du Royaume du Maroc. Photo : MuCEM  / Yves Inchierman

Cheval - © Direction du patrimoine culturel, 
Ministère de la culture du Royaume du Maroc. Photo : MuCEM / Yves Inchierman


jeudi 6 février 2014

Vente de Bijoux Marocains, Pierre Bergé & Associés

Estimation : 500 - 700 €
46 - Collier aux boules émaillées tamgout et ornement de natte, Tzinit. Collier formé d'enfilades multiples de perles de corail, ambre et coquillages autour de grosses boules tagmout émaillées vertes et jaunes, et pendeloques en argent. Ornement de natte achevé de trois grelots en argent, formé de rangs de coquillages, corail et perles d'ambre et de turquoise

Bijoux Ethniques – Art Primitif

Vente mercredi 12 février 2014 à 14h00
Paris - Drouot Richelieu Salle 15


Expositions publiques
Mardi 11 février de 11 heures à 18 heures
Mercredi 12 février de 11 heures à 12 heures


 Gabrielle "Gaby BONAN" est née en 1917 à Meknes d’un père officier dans l’armée Française, entré au Maroc dans l’état major du Maréchal Lyautey.
 Après des études brillantes, elle a enseigné l’histoire  et la géographie au lycée de jeunes filles de Casablanca et épousé Fred BONAN, industriel, avec qui elle a partagé le goût des voyages et des arts.
 Historienne, femme de culture et amoureuse du Maroc, pratiquant couramment la langue arabe, Gaby BONAN a initié leurs trois enfants, Michel, Jean-Jacques et Dominique, à la culture de ce pays.
 Ils ont sillonné le pays et pris l’habitude, sous la houlette de cette mère complice, d’acquérir des bijoux au gré des souks et des médinas pour constituer, sur plusieurs décennies, cette remarquable collection raisonnée de bijoux Marocains qu’ils ont décidé aujourd'hui de mettre en vente. 


Estimation : 500 - 700 €
 15 - Parure pectorale, taseddit, Moyen Atlas Aït Sehrouchen en argent, formée de trois rangs de médaillons en losanges et en amandes à décor ciselé et niellé, rattachés par des chaînettes et montés sur un cordon de laine. PB: 298 g

Estimation : 400 - 600 €
22 - Paire de fibules, Haut Atlas en argent montées sur de larges pièces de monnaies datées 1331 H. / 1912 et 1336 H. / 1917, rehaussées d'émail jaune et vert et cabochons de verre rouge. PB: 334 g

Estimation : 500 - 700 €
47 - Diadème de femme juive, vallée du Dadès. Bandeau en cotonnade polychrome cousue de pièces de monnaie, à pendeloques en corail achevées de pièces formant pampilles. PB: 534 g

Estimation : 150 - 200 €
58 - Porte-amulette, herz, Tiznit en argent émaillé en polychromie, de forme quadrangulaire et à pendeloques de corail et petites monnaies datées 1321 H. / 1903 formant pampilles. PB: 50 g

Estimation : 550 - 750 €
66 - Deux porte-corans en argent et cuivre jaune, l'un à cabochons de pierres de couleur avec cordon, l'autre à décor de carrés magiques. PB: 890 g

Estimation : 400 - 600 €
118 - Collier, Tiznit alternant d'importantes perles d'ambre à des rondelles de feutrine, et perles plus importantes tagmout en argent rehaussé d'émail vert et jaune

Estimation : 550 - 750 €
131 - Parure pectorale zaïane, Moyen Atlas en argent partiellement doré, formée de deux fibules bermil en forme de goutte, à décor ciselé et émaillé à cabochons de corail, et longues pendeloques de corail et monnaies, reliées par une double chaînette à perles de corail. PB: 572 g

Estimation : 600 - 800 €
137 - Quatre porte-corans, Nord du Maroc en argent ciselé, de forme rectangulaire, dont deux couvercles en forme de fronton. (Manque une chaînette). P: 648 g

Estimation : 2 200 - 3 200 €
138 - Diadème, région de Tiznit, XIXe siècle, constitué de trois grandes plaques articulées en argent filigrané et émaillé turquoise et jaune, à cabochons d'agate et pampilles de corail. Attaches de trois crochets reliés par des chaînettes. PB: 312 g

Estimation : 1 700 - 2 200 €
139 - Diadème, Ida ou Nadif, constitué de trois plaques rectangulaires articulées en argent niellé et émaillé vert et jaune cousues sur bande de cuir, à cabochons d'agathe et deux rangées de pendeloques. PB: 232 g

Estimation : 400 - 600 €
158 - Boucle de ceinture, Nord du Maroc en argent partiellement doré en forme de quadrilobe ajouré de fleurons et rehaussé de cabochons de verre coloré. PB: 152 g

mardi 28 janvier 2014

Femmes berbères du Maroc, Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent

Parures de la région du Souss, Sud-ouest du Maroc © Musée Berbère photo Nicolas Mathéus

Femmes berbères du Maroc
 du 21 mars au 20 juillet 2014

   Pour sa 21ème exposition, la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent accueille l’exposition « Femmes berbères du Maroc ». Une occasion de partager la richesse du patrimoine amazigh (berbère), mais aussi de mettre à l’honneur les femmes berbères à qui il doit en grande partie sa survivance. Cette dernière s’explique par la transmission de la langue, mais aussi des savoir-faire – dont certains, essentiellement féminins – comme le tissage, ou encore la poterie dans le Nord du Royaume. C’est enfin l’opportunité de montrer la beauté des parures berbères, diverses selon les régions, mais toujours extraordinaires.

  À travers les plus beaux objets conservés au musée berbère du Jardin Majorelle à Marrakech mais aussi au musée du quai Branly ou dans des collections particulières, l’exposition explore la place centrale des femmes dans la culture berbère.

Parures Aït Seghrouchen et Maroc septentrional Nord et centre-est du Maroc © Musée berbère photo Nicolas Mathéus

Musiciennes danseuses de Tiznit Région du Souss, 1934-1939 © Jean Besancenot, Institut du monde arabe, Paris

mercredi 9 octobre 2013

Le marcheur de Fès, Eric Fottorino

« Quand ton fils a grandi, fais-en ton frère. »

Quatrième de couverture
  « Nous aurions filé vers les Pyrénées. On aurait coupé l’Espagne de haut en bas. Une manière de césarienne pour exhumer ton histoire. Nous serions remontés au début, jusqu'à Fès, ta ville natale. Serions-nous jamais arrivés ? »
À l’automne 2012, j’ai voulu emmener mon père marocain dans les rues de sa jeunesse, le quartier juif de Fès, la médina, l’entrelacs de ses souvenirs campés entre l’université de la Karaouine et la façade de l’Empire qui fut jadis le plus grand cinéma d’Afrique du Nord.
J’ai fait le voyage sans lui. La maladie en a décidé ainsi, je suis devenu à sa place le marcheur de Fès. J’ai compris à quoi tient une existence. Un kilomètre à peine sépare le mellah de la ville moderne, le monde juif de l’ancien secteur européen. Dans ce mouchoir de poche, Moshé Maman est devenu Maurice Maman. Comme tous les siens, le Juif marocain a rêvé de s’intégrer à la France, de parler sa langue, d’y construire sa maison, sa famille, son avenir.
J’ai traversé les ruelles et les cimetières, poussé la porte des rares synagogues, parlé aux derniers Juifs fassis dont la flamme s’éteindra bientôt. À chaque pas, je suis tombé sur ce père longtemps inconnu. Jusqu’à tomber sur moi, à l’improviste.

  Eric Fottorino est l’auteur de nombreux romans et récits qui traduisent sa quête des origines, comme Korsakov, L’homme qui aimait tout bas et Questions à mon père, parus chez Gallimard. Avec Le marcheur de Fès, il continue d’interroger le thème de la filiation à travers les racines marocaines de son père naturel.

Jacques Moreau (1903-1994), Fez, Bab el Mellah
Extrait
  Je sais que là, quelque part, dorment Yahia, ton grand-père le Berbère, et son épouse Zohra. Eux aussi je les chercherai. Pour l’instant Albert-Abraham tente de m’instruire sur votre communauté en voie de disparition. Moins de cinquante personnes à présent. Rien que des vieux. « Nous n’avons plus d’enfants », dit-il sans insister. Il sort des feuilles dactylographiées qui tremblent dans le vent. Devant nous l’horizon à perte de vue, les mamelons du Moyens Atlas. La nécropole est le seul lieu du mellah où le jour entre à pleine lumière, ou rien n’entrave la perspective. D'une voix un peu scolaire, le rabbin à barbe blanche laisse tomber des chiffres d’autrefois, quand les Juifs vivants se comptaient plus de vingt mille à Fès. C’était au début du protectorat. Depuis le XVe siècle, le sultan avait voulu le mellah collé à l’enceinte de son palais afin d’assurer la protection des Juifs. S’il tenait à leur proximité, c’était aussi pour solliciter à tout moment leurs médecins réputés infaillibles. Et pour s’assurer la fidélité des artisans de Sion, si habiles pour ciseler l’or, l’argent, le diamant. En transformant les métaux précieux en bijoux rares, ils accomplissaient des prodiges interdits aux Musulmans par le Coran.
  En ce temps là, les Juifs étaient des dhimmi, des protégés, libres de leur culte, placés sous le regard bienveillant du palais, à condition qu’ils acceptent de porter la calotte noire, d’être assujettis à l’Islam et à l’impôt. Calmann-Lévy

samedi 9 mars 2013

Suzanne Drouet-Réveillaud (1885-1970), Voyage au Maroc

Suzanne Drouet-Reveillaud (1885-1970),  Fillette à sa fenêtre

Au balcon, Mellah de Fez

La cueillette des oranges dans l'orangeraie du Riad Ben Sliman à Fez

Patio marocain

Moussem de Molay Driss

Souk sur la place du Mellah Fez

Petite porte
Née à Paris en 1885 et élevée dans un milieu d'artistes (petite fille du sculpteur Charles Cordier), Suzanne Drouet-Réveillaud fait partie des premières générations de jeunes filles autorisées à suivre l'enseignement de l'école des Beaux-Arts de Paris, dans l'atelier de Ferdinand Humbert (1908-1913).

Admise au concours du professorat de dessin de la ville de Paris, elle se consacre pendant la Grande Guerre au soin des blessés, tout en consignant par ses dessins cette expérience. Les œuvres qu'elle expose au Salon national de 1919 lui valent d'obtenir une bourse de voyage en Tunisie. Une nouvelle bourse de la Société coloniale des artistes français lui permet de partir pour le Maroc, où l'accueille son ancienne camarade d'atelier, le peintre et écrivain Aline de Lens (1881-1925), installée à Fez avec son mari, l'avocat André Réveillaud (1887-1926). Aline, minée par un cancer, s'éteint doucement tandis qu'André et Suzanne reconnaissent l'amour mutuel qu'ils éprouvent. Leur mariage à la mort d'Aline de Lens ne durera que quelques mois, André mourant brutalement des suites d'un accident automobile.

Malgré de nouveaux voyages, le Maroc reste pour elle la principale source d'inspiration de son art. Elle y séjourne régulièrement et rend visite à sa cousine Denis Masson, installée à Marrakech depuis 1930, et depuis 1938 propriétaire d'un riad dans le Derb Zemrane. Biographie

jeudi 4 octobre 2012

Édouard-Léon-Louis Edy-Legrand

Edouard-Léon-Louis Edy-Legrand (1892-1970) Femme assise

Mère et enfant dans un intérieur à Fez

Les deux musiciennes

Femme assise

Le Petit Harem, Fez

Sortie De La Mosquée, Fez

Femmes berbères

Biographie
  Edy-Legrand, de son vrai nom Édouard Léon Louis Warschawsky, né à Bordeaux en 1892, décédé à Bonnieux en 1970, est un illustrateur et peintre français. Il a réalisé la première partie de son parcours dans l'illustration publicitaire et littéraire. Plus tard, son œuvre a consacré sa réputation de peintre. L'une de ses huiles, L'Ahouache (98 cm x 128 cm) a été vendue plus de deux cent mille euros en 2008 chez Christie's.

  Il est né à Bordeaux de mère française et de père juif russe. En 1919, ce jeune peintre réalise le premier livre pour enfants de la NRF, Macao et Cosmage ou l'expérience du bonheur. Les compositions en sont coloriées à la main par Jean Saudé. Cet album aux dimensions exceptionnelles est salué depuis les années 1980 comme un des jalons de l'histoire de l'album illustré pour enfants. 
Il a été découvert par Marie Steiner, directrice de la galerie newyorkaise Knoedler, les présentations ont été faites par Pierre Bonnard en 1928.
Il participé à la première exposition universelle d'œuvres gravées de l'Art Institute of Chicago en 1932 où il représente la France. Exposé avec Picasso, Matisse et Derain, il a été le seul à recevoir la mention honorable.
Par la suite, il s'installe à Rabat, au Maroc. Il y vit environ vingt ans où il est très lié à Jacques Majorelle.
Il a été marié à la chorégraphe Myriam Edy-Legrand, née le 4 juin 1926. Source
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard