vendredi 15 juillet 2011

Excellent week-end !

Valentine Cameron Prinsep (1838-1904), Sweet Repose
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Je vous souhaite un excellent week-end !

Le Musée du Louvre, Théophile Gautier

Louis Antoine Léon Riesener (1808-1878), Portrait de Théophile Gautier 1850
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"Il n'y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid."
Théophile Gautier

Le Musée du Louvre, Théophile Gautier
  On connaît Théophile Gautier (1811-1872), grand romancier et poète romantique, auteur de Mademoiselle Maupin, du Capitaine Fracasse, du Roman de la Momie et des célèbres vers du recueil Émaux et camées. Ses travaux de critique d'art et de fervent défenseur des beaux-arts méritent amplement d'être redécouverts. C'est ce que propose cette réédition illustrée et annotée du guide du musée du Louvre, rédigée par Gautier en 1867, alors que la seconde Exposition universelle de Paris ouvrait ses portes. À travers une prose chatoyante, l'auteur nous invite à parcourir les salles et galeries de ce « sanctuaire de l'art » pour découvrir sous son oeil d'esthète avisé les collections telles qu'elles s'offraient au public sous le Second Empire. Des différentes écoles de peinture (française, italienne, hollandaise et flamande mais aussi espagnole), selon un choix que seule guide la délectation visuelle, il donne une lecture qui loin de s'encombrer d'érudition favorise une approche directe de la forme et du coloris. Authentique entreprise de vulgarisation, ses descriptions vivantes, relevées d'anecdotes et de détails inattendus, constituent une initiation réjouissante à l'histoire de la peinture de la Renaissance au XIXe siècle. Par ses partis pris esthétiques, ce texte nous dévoile le musée imaginaire de Théophile Gautier : son goût des grands maîtres italiens de la Renaissance, son admiration pour le réalisme hollandais et particulièrement pour Rembrandt, son inclinaison pour les artistes de son siècle (Gros, Girodet, Géricault...).

Points forts
L'un des plus grands textes d'auteur consacré à un musée
Coédition avec le musée du Louvre à l'occasion du bicentenaire de la naissance de T. Gautier
Une lecture réjouissante des grandes oeuvres du Louvre mais aussi la redécouverte de tableaux moins célèbres.
19 x 25,5 cm, relié semi-toilé. 304 pages, 150 illustrations couleur.

jeudi 14 juillet 2011

La Collection Clark à Giverny, de Manet à Renoir

 Pierre-Auguste Renoir, Une loge au théâtre (Au concert), 1880, huile sur toile, 99,4 x 80,7 cm
© Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA/M. Agee.
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La Collection Clark à Giverny, de Manet à Renoir
du 13 juillet au 31 octobre 2011

Le Sterling et Francine Clark Art Institute organise à travers l’Europe une grande exposition itinérante. Celle-ci rassemble près de 70 œuvres parmi les plus belles pièces de sa collection de peintures européennes du XIXe siècle.

 Issus de la prestigieuse collection du Sterling and Francine Clark Art Institute, plus de 70 chefs-d’œuvre seront présentés, dont des tableaux de Manet, Monet, Pissarro, Sisley, et un ensemble exceptionnel de peintures de Renoir. Une section sera consacrée à la longue relation de l’institut avec la culture française, commençant avec l’histoire de ses fondateurs, l’expatrié américain Sterling Clark, et sa femme, l’actrice française Francine Clary.

 Seule étape française, le musée des impressionnismes Giverny accueille des chefs-d’œuvre, peints par Claude Monet, Camille Pissarro, Alfred Sisley, Berthe Morisot, Édouard Manet, tous réunis autour de plus de vingt peintures réalisées par Auguste Renoir. En outre, l’exposition présente des œuvres pré-impressionnistes de Camille Corot et de Jean-François Millet, ainsi que les peintures de style académique d’artistes tels que Jean-Léon Gérôme.

William-Adolphe Bouguereau (1825-1905), Nu assis, 1884. Huile sur toile, 116.5 x 89.8 cm.
© Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA/M. Agee.
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Claude Monet (1840-1926), Les Oies dans le ruisseau, 1874. Oil on canvas, 73.7 x 60 cm.
© Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA/M. Agee.
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Paul Gauguin (1848-1903), Jeune Chrétienne, 1894. Huile sur toile, 65.3 x 46.7 cm.
© Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA/M. Agee.
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Pierre-Auguste Renoir (1841-1919), Autoportrait, c. 1875. Oil on canvas, 39.1 x 31.6 cm.
© Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA/M. Agee.
Claude Monet (1840-1926) Les Falaises d’Étretat, 1885
© Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA/M. Agee.
Edgar Degas (1834-1917), Danseuses au foyer, c. 1880. Huile sur toile, 39.4 x 88.4 cm.
© Sterling and Francine Clark Art Institute, Williamstown, Massachusetts, USA/M. Agee.
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Voir les 72 tableaux: Collection Clark
Voir la vidéo: France 3

On ne peut me connaître, Paul Eluard

Berthe Morisot (1841-1895), Young Woman
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On ne peut me connaître
Mieux que tu me connais

Tes yeux dans lesquels nous dormons
Tous les deux
Ont fait à mes lumières d'homme
Un sort meilleur qu'aux nuits du monde

Tes yeux dans lesquels je voyage
Ont donné aux gestes des routes
Un sens détaché de la terre

Dans tes yeux ceux qui nous révèlent
Notre solitude infinie
Ne sont plus ce qu' ils croyaient être

On ne peut te connaître
Mieux que je te connais.

Paul Eluard, Les yeux fertiles 1936

mercredi 13 juillet 2011

Odilon Redon, Collection Gustave Fayet

Odilon Redon (1840-1916), Portrait de Mademoiselle Yseult Fayet 1908.
Pastel - 55 x 80. Collection particulière © Frédéric Jaulmes
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   Après le Grand Palais à Paris, le musée Fabre de Montpellier Agglomération accueille l’exposition Odilon Redon, Prince du rêve 1840-1916, du 7 juillet au 16 octobre 2011. L’étape montpelliéraine s’attarde sur les liens que le peintre entretenait avec son mécène, Gustave Fayet, propriétaire de l’abbaye cistercienne de Fontfroide près de Narbonne qui lui confia le décor de la bibliothèque à partir de 1910. Ses décors jusqu’alors interdits au public, seront exceptionnellement ouverts pour l’occasion.

Odilon Redon (1840-1916), Portrait de Simone Fayet à la poupée, 1906
Pastel - 75 x 40 cm. Collection particulière © Frédéric Jaulmes
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Odilon Redon (1840-1916) , Portrait de madame Gustave Fayet, 1907
Pastel. Collection particulière © Frédéric Jaulmes
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mardi 12 juillet 2011

Une blonde à Manhattan

© Ed Feingersh / Michael Ochs Archives / Getty Images
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 Ed Feingersh,
Une blonde à Manhattan
du 31 mai au 7 octobre 2011

A l’occasion de la parution du livre d’Adrien Gombeaud , Une blonde à Manhattan, aux éditions Serpent à Plumes, présentation en grand format des images du reporter Ed Feingersh rarement montrées en public. Prises à New York , une semaine de mars 1955, elles témoignent du quotidien de la star en pleine transition. Elles appartiennent aux archives Michael Ochs, conservées et restaurées par Getty Images. En partenariat avec Le Serpent à Plumes, Getty Images et l’Office du Tourisme de New York City.

© Ed Feingersh / Michael Ochs Archives / Getty Images

© Ed Feingersh / Michael Ochs Archives / Getty Images



© Ed Feingersh / Michael Ochs Archives / Getty Images
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Ed Feingersh et Marilyn Monroe
La semaine la plus glamour de l’histoire de New York

Mars 1955.
Marilyn s’exile à New York pour échapper à la pression de la Twentieth Century Fox. La star veut se débarrasser de son image de blonde écervelée et rejoint Lee Strasberg à l’Actor Studios. Ed Feingersh, photographe pour Redbook, va la suivre pendant une semaine qui entrera dans la légende. Durant sept jours, il l’immortalise dans les lieux les plus ordinaires, le métro, sa chambre d’hôtel… Ensemble, Ed et Marilyn inventent un type de reportage diabolique et efficace, une illusion d’intimité entre le lecteur et la star. Après 1955, le photographe perdra tout goût pour la création. Les fameuses photos, gardées secrètement, ne seront retrouvées que trente ans après sa mort. Que s’est-il passé pendant cette semaine ? Quelle relation est née entre le photographe et son modèle ?

Adrien Gombeaud a réuni les témoignages de Robert Stein, de photographes et d’amis d’Ed Feingersh, pour comprendre l’enjeu de cette collaboration mythique. Avec Une blonde à Manhattan, il revient sur une page importante de la photographie à travers deux destins tragiques : l’un glorieux, l’autre anonyme.

Adrien Gombeaud, journaliste et critique de cinéma, collabore au quotidien Les Échos et est membre du comité de rédaction de Positif. Il a notamment publié Séoul Cinéma (2006), et L’Homme de la place Tiananmen (Seuil 2009).
Editions, Le Serpent à Plumes

lundi 11 juillet 2011

La Faunesse à genoux, Auguste Rodin

Auguste Rodin (1840-1917), Faunesse à genoux, vers 1890. Marbre
Donnée par Rodin à Puvis de Chavannes probablement en août 1890.
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La Faunesse à genoux, un marbre de 55 cm réalisé par Auguste Rodin en 1887, a été acquis pour 724 000 euros mercredi 6 juillet 2011, lors de la vente d’Art Moderne et Impressionniste de la maison Cornette de Saint Cyr.

Figure emblématique dans l'oeuvre de Rodin, la Faunesse à genoux, traduit magistralement la place que tient la femme dans l'imaginaire du sculpteur, à la fois inspiratrice et pécheresse, où au-delà des apparences de la femme s'étirant dans sa nudité et offrant un corps délicat se cache une créature aux traits carnassiers guettant les faiblesses de ses proies masculines.

Conçue pour la Porte de l'Enfer où elle apparaît dans la partie droite du Tympan, cette pièce extraordinaire exprime tout le génie de Rodin, l'un des plus grands sculpteurs et artistes de l'histoire moderne et nous laisse pénétrer dans son univers le plus intime.

La Porte de l'Enfer est l' oeuvre majeure de Rodin, son obsession, « le journal de sa vie sculptée » comme il le disait lui-même.
En 1880 Rodin reçut de la direction des Beaux-Arts la commande d'une porte monumentale destinée au Musée des Arts Décoratifs dont l'emplacement retenu à l'époque correspond à celui de l'actuel Musée d'Orsay.
A partir de cette date, il travailla jusqu'à la fin de sa vie, sur cette commande, acte fort de reconnaissance pour Rodin alors encore peu connu du grand public.

Le thème choisi pour la Porte s'inspire de la Divine Comédie de Dante dont Rodin était un grand admirateur ayant toujours un volume de ses œuvres avec lui.
Rodin s'attèle à cette tâche avec un enthousiasme et une énergie sans limite et se focalisera sur la partie sombre de l' oeuvre, l'Enfer.

Après plusieurs projets, le plâtre de l'ensemble de la Porte est moulé et monté en 1884.
En 1885, Rodin fait faire des devis pour la fonte, mais la Porte ne cesse d'évoluer sans programme défini.
De façon spontanée, des figures s'y ajoutent.
A tel point qu'en 1888, Rodin n'en expose que des fragments à L'Exposition Universelle.
En 1900, elle semble promise au nouveau Palais des Beaux-Arts, aujourd'hui Grand Palais, mais le projet n'aboutit pas non plus.
Dans l'esprit de Rodin, sa Porte n'est toujours pas achevée.
La même année, « cette œuvre dont on parle chaque jour mais qu'on ne voit jamais » (Gustave Larroumet Le Figaro 12 janvier 1895) est présentée enfin au public à l'occasion de l'exposition personnelle de Rodin, place de l'Alma, en marge de l'Exposition Universelle.

A la surprise général, et notamment de ceux qui avaient eu la chance de voir l' oeuvre dans l'atelier de Rodin, le modèle présenté est incomplet, épuré de ses principales figures.
Elle apparaît comme une œuvre symboliste, presque abstraite. (Choix très vraisemblablement volontaire de la part de Rodin)
Elle passe ainsi pratiquement inaperçue aux yeux du public.
Peu après le projet du Musée des Arts Décoratifs est définitivement abandonné et en 1904 la commande de la fonte est annulée. Suite de l'article: Cornette de Saint Cyr

Poussin et Moïse, du dessin à la tapisserie

Moïse exposé aux eaux d'après un dessin de Nicolas Poussin
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Poussin et Moïse, du dessin à la tapisserie
du 30 juin au 26 septembre 2011
Bordeaux

"Exposition d'intéret national" organisée en collaboration avec le Mobilier national, Paris et la Villa Médicis, Rome.
Elle présente pour la première fois en France la tenture complète, restaurée par les ateliers du Mobilier national, de L’Histoire de Moïse d’après Nicolas Poussin (1594-1665) et Charles Le Brun (1619-1690).
A la mort de Jean-Baptiste Colbert en septembre 1683, le nouveau surintendant des Bâtiments du Roi, François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois, imposa une orientation stylistique et iconographique différente à la manufacture des Gobelins en abandonnant le tissage des célèbres tentures de Charles Le Brun (Alexandre, Histoire du Roi).
Mais, dès 1683, les ateliers royaux entreprenaient une nouvelle tapisserie sur l’histoire de Moïse à partir de huit tableaux de Nicolas Poussin, alors considéré comme le plus grand peintre français, et de deux de Le Brun, Premier peintre du Roi.
Cette tenture magnifiait certes l’oeuvre du maître, mort à Rome en 1665, mais elle témoignait aussi de la richesse du Cabinet du Roi, qui avait acquis deux peintures au cardinal Massimo en 1683, de la suprématie des Anciens et des Modernes, et de celle de l’école française sur sa consoeur italienne.

Grâce au généreux prêt du Mobilier national, le musée des Beaux-Arts de Bordeaux réunira la totalité des dix tapisseries de cette prestigieuse commande royale et permettra ainsi au public de redécouvrir un cycle essentiel de l’histoire du goût ainsi que de l’histoire de l’art français du17e siècle. Les tapisseries, en laine et soie rehaussées d’or, sont de grandes tailles, 4 mètres par 6 environ.
L’exposition présentera aussi plusieurs tableaux de Poussin, un carton de tapisserie, des dessins et des gravures prêtés par de grandes institutions nationales et qui favoriseront la compréhension de la genèse, de la réception et de la diffusion de cette commande ainsi que de l’oeuvre de Poussin considéré par les artistes français comme l’égal de Raphaël.

dimanche 10 juillet 2011

Je vais te dire un grand secret, Louis Aragon

James Jabusa Shannon (1862–1923), Springtime
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Je vais te dire un grand secret Le temps c'est toi
Le temps est femme Il a
Besoin qu'on le courtise et qu'on s'asseye
A ses pieds le temps comme une robe à défaire
Le temps comme une chevelure sans fin
Peignée
Un miroir que le souffle embue et désembue
Le temps c'est toi qui dors à l'aube où je m'éveille

C'est toi comme un couteau traversant mon gosier
Oh que ne puis-je dire ce tourment du temps qui ne passe point
Ce tourment du temps arrêté comme le sang dans les vaisseaux bleus
Et c'est bien pire que le désir interminablement non satisfait
Que cette soif de l'oeil quand tu marches dans la pièce
Et je sais qu'il ne faut pas rompre l'enchantement
Bien pire que de te sentir étrangère
Fuyante
La tête ailleurs et le coeur dans un autre siècle déjà
Mon Dieu que les mots sont lourds Il s'agit bien de cela
Mon amour au-delà du plaisir mon amour hors de portée aujourd'hui de l'atteinte
Toi qui bats à ma tempe horloge
Et si tu ne respires pas j'étouffe
Et sur ma chair hésite et se pose ton pas

Je vais te dire un grand secret Toute parole
A ma lèvre est une pauvresse qui mendie
Une misère pour tes mains une chose qui noircit sous ton regard
Et c'est pourquoi je dis si souvent que je t'aime
Faute d'un cristal assez clair d'une phrase que tu mettrais à ton cou
Ne t'offense pas de mon parler vulgaire Il est
L'eau simple qui fait ce bruit désagréable dans le feu

Je vais te dire un grand secret Je ne sais pas
Parler du temps qui te ressemble
Je ne sais parler de toi je fais semblant
Comme ceux très longtemps sur le quai d'une gare
Qui agitent la main après que les trains sont partis
Et le poignet s'éteint du poids nouveau des larmes

Je vais te dire un grand secret J'ai peur de toi
Peur de ce qui t'accompagne au soir vers les fenêtres
Des gestes que tu fais des mots qu'on ne dit pas
J'ai peur du temps rapide et lent j'ai peur de toi
Je vais te dire un grand secret Ferme les portes
Il est plus facile de mourir que d'aimer
C'est pourquoi je me donne le mal de vivre
Mon amour.

Louis Aragon, Elsa

samedi 2 juillet 2011

Excellent week-end !

Maurice Walter Edmond De Lambert (Paris 1873 - ), Blissful
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Je vous souhaite un excellent week-end!

Je remercie tous mes amis et toutes les personnes qui m'écrivent et
qui se soucient de mon absence ces jours derniers.
Rien de bien grave, une petite baisse de régime passagère
que j'espère surmonter au plus vite!
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Lunatique, Jean Lorrain

Eugen Ansen Hoffmann (19th/20th), Dancing odalisque
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Pierre Bonnard (1867-1947), The White Cat
À Edgar Poe.

Dans l'herbe folle et l'ortie,
La paupière appesantie,
Rôde un chat maigre au poil roux.

Le mur dans l'ombre blafarde,
Où s'entrechoquent des houx,
Se crevasse et par les trous
La lune errante regarde.

Le chat maigre en s'étirant
De sa voix traînante et rauque
Miaule, et dans son oeil glauque
S'allume un feu transparent,

Mirage, où, spectre enivrant,
On voit danser toute nue
Hécate, au ciel inconnue.

Jean Lorrain

mercredi 29 juin 2011

Musée Rodin, Le retour Diane

François Le Moyne (1688-1757), Diane revenant de la Chasse ou Le Soir, 1729 Huile sur toile - 114 x 162,5 cm Musée Rodin
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 Le Retour de chasse de Diane, commandé en 1729 à François Lemoyne par Abraham Peyrenc de Moras, est l’un des quatre-dessus-de-porte du grand salon central de cet hôtel particulier, construit par Jean Aubert, rue de Varenne devenu l’hôtel Biron et actuel musée Rodin.

 Vers 1890, il avait été vendu par les Soeurs du Sacré-coeur, qui occupaient alors les lieux, en même temps que les 18 autres tableaux et éléments de décors aussi bien pour des raisons morales que financières. Dans ce tableau, Diane, assise sur la droite fait face à trois compagnes de chasse qui lui présentent une biche morte. Diane pointe la scène de sa main droite.

 Cette acquisition majeure dans l’histoire de cet hôtel particulier, réalisée en juin 2011, s’inscrit dans une longue et complexe opération de reconstitution de ses décors d’origine. Les boiseries ont ainsi été rachetées et remontées dans les cabinets ovales, le musée avait déjà acquis sur le marché de l’art en 1985 l’un des quatre dessus-de-porte du grand salon, Le Midi ou Vénus montrant à l’Amour l’ardeur de ses flèches. En 1989, le tableau Les Ouvrages de Pénélope rejoint le cabinet ovale de Madame Peyrenc de Moras. Un échange de dépôts avec la ville de Nancy permet depuis 1998 de présenter Hercule délivrant Hésione dans la chambre de parade de la duchesse, actuelle salle Camille Claudel.

 Les travaux de rénovation, menés à partir de janvier 2012 dans l’hôtel, permettront la remise en place de cet exceptionnel dessus-de-porte pour la réouverture de cette salle au public. Source: ICI

mardi 28 juin 2011

Château de Versailles, Les Fêtes Vénitiennes sur le Grand Canal

Les Fêtes Vénitiennes sur le Grand Canal
Spectacle Nautique et Pyrotechnique
Tout le programme: Château de Versailles
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  Les Vendredis 24 juin, 1er, 8 et 15 juillet 2011, à partir de 22h, le château de Versailles accueille le festival Venise Vivaldi Versailles qui mettra en lien trois splendeurs du baroque européen.

  Chefs d’œuvre vivaldiens, gondoles parées, feux d’artifices et jeux d’eau s’adresseront à 7500 spectateurs chaque vendredi soir. Sur les rives du Grand Canal, le public pourra profiter des derniers rayons du soleil se reflétant dans les miroirs d’eau jusqu’à la Galerie des Glaces… On retrouvera ainsi le faste des grandes fêtes nautiques organisées par Louis XIV sur les pièces d’eau de Versailles, au cœur des jardins théâtralisés qu’il avait fait réaliser par Le Nôtre.

  Sur la musique des Quatre Saisons, Christophe Berthonneau a composé une fête nautique et pyrotechnique s’étendant sur le vaste espace du Grand Canal. Collant à l’esthétique baroque du chef d’œuvre de Vivaldi, le spectacle se veut une évocation moderne des fééries nautiques très prisées par la Cour. Une parade de gondoles venues de toute l’Europe, conduites par les collectionneurs qui font revivre les traditions nautiques vénitiennes, trouvera sur le Grand Canal un lieu de présentation unique au Monde, avec la parure du Château et de ses jardins. L’Opéra-Ballet de Campra « Les Fêtes Vénitiennes » (1710) a inspiré le titre de ce spectacle, qui s’inscrit véritablement dans la fascination de Versailles pour Venise.

Amin Maalouf entre à l'Académie française

Veste d'académicien
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 Dans sa séance du jeudi 23 juin, l’Académie Française a procédé à l’élection de Monsieur Amin Maalouf, d’origine libanaise, au fauteuil de M. Lévi-Strauss, déclaré vacant depuis le 24 mars 2011. L’écrivain libanais a été désigné par les « Immortels », dès le premier tour de scrutin, avec 17 voix sur un total de 24 votants.
 
  Issu de la minorité chrétienne melkite du Liban, Amin Maalouf, rédacteur au quotidien An-Nahar, est contraint de s'exiler en France en 1976, alors que son pays est ravagé par la guerre civile. Journaliste puis rédacteur en chef de la revue Jeune Afrique, le reporter parcourt alors de nombreux pays afin de couvrir l'actualité. Sa première publication, 'Les Croisades vues par les Arabes', est un ouvrage historique, mais c'est son roman 'Léon l'Africain' qui le révèle au grand public en 1986. Lauréat du prix Goncourt en 1993 pour 'Le Rocher de Tanios', sorte de conte à l'oriental, Maalouf rédige le livret de l'opéra 'Adriana Mater', dont la première a lieu en mars 2006. Il réitère l'exercice avec le livret d''Émilie' de Kaija Saariaho, créé à l'Opéra de Luon en 2010. L'auteur y explore les thèmes du pardon, de la guerre, de l'avenir. L'ensemble de son oeuvre interroge les rapports politiques et religieux qu'entretiennent l'Orient et l'Occident, mais aussi les thèmes de l'exil et de l'identité, des sujets traités dans ses différents essais parmi lesquels 'Les Identités meurtrières' paru en 1989 ou 'Le Dérèglement du monde', publié en 2009. Observateur et interprète de l'histoire et de son temps, Amin Maalouf parvient, par le biais de sa littérature érudite, à bâtir des ponts entre les hommes et les cultures. Il est élu au premier tour en juin 2011 pour succéder à l'anthropologue Claude Lévi-Strauss à l'Académie Française. Evene

Frontispice pour
Le Dictionnaire de l'Académie Françoise

  L’Académie française, fondée en 1635, sous le règne de Louis XIII, par le cardinal de Richelieu, est une institution de France dont la fonction est de normaliser et de perfectionner la langue française. Elle se compose de quarante membres élus par leurs pairs. Intégrée à l'Institut de France lors de sa création, elle est la première de ses cinq académies.
  La mission qui lui est assignée dès l’origine est de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la rendre pure et compréhensible par tous. Elle doit dans cet esprit commencer par composer un dictionnaire : la première édition du Dictionnaire de l'Académie française est publiée en 1694 et la neuvième est en cours d'élaboration.

  L'Académie française rassemble des personnalités marquantes de la vie littéraire (poètes, romanciers, hommes de théâtre, critiques) mais aussi des philosophes, des historiens et des hommes de science qui ont illustré la langue française, et, par tradition, des militaires de haut rang, des hommes d’État et des dignitaires religieux. Wikipédia

lundi 27 juin 2011

Émail, José-Maria de Heredia

Giulio Aristide Sartorio (1860-1932), Studio per la testa della Gorgone
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Le four rougit ; la plaque est prête. Prends ta lampe.
Modèle le paillon qui s'irise ardemment,
Et fixe avec le feu dans le sombre pigment
La poudre étincelante où ton pinceau se trempe.

Dis, ceindras-tu de myrte ou de laurier la tempe
Du penseur, du héros, du prince ou de l'amant ?
Par quel Dieu feras-tu, sur un noir firmament,
Cabrer l'hydre écaillée ou le glauque hippocampe ?

Non. Plutôt, en un orbe éclatant de saphir
Inscris un fier profil de guerrière d'Ophir,
Thalestris, Bradamante, Aude ou Penthésilée.

Et pour que sa beauté soit plus terrible encor,
Casque ses blonds cheveux de quelque bête ailée
Et fais bomber son sein sous la gorgone d'or.

José-Maria de Heredia

Dior Ready-to-Wear Fall 2011

© Dior Ready-to-Wear Fall 2011









dimanche 26 juin 2011

23ème Vente Garden Party, Château de Cheverny

Lot 80 - François-Xavier WINTERHALTER, Portrait de Louise Marie Boquet de Saint Simon
***
Sous le marteau de
Maître Rouillac
23e Vente Garden Party
Orangerie du Château de Cheverny
dimanche 26 juin et lundi 27 juin 2011
 
 Dimanche 26 juin 2011
Bijoux 1 - 22
Tableaux & Dessins anciens 50 - 88
Archéologie 100 - 108
Argenterie 120 - 130
Mobilier & Objets d'Art 150 - 239


Lot 53 - École ALLEMANDE du XXe siècle, dans le goût de Lucas CRANACH.
Femme au chapeau devant sa fenêtre
*
Lot 58 - d'après LE CORRÈGE (Correggio, c.1489 - 1534)
Nymphe guettée par deux satyres

Lot 64 - École FRANÇAISE du XVIIe siècle, atelier de Sébastien BOURDON.
Le Mariage mystique de sainte Catherine 
*
Lot 66 - École FRANÇAISE vers 1660, entourage des frères BEAUBRUN.
Portrait de la duchesse de Chevreuse.

Lot 70 - École ITALIENNE du XVIIIe siècle, entourage de Giovan Domenico OSNAGO.
Corbeille de fleurs et fruits.

Lot 82 - Entourage de FANTIN-LATOUR (Grenoble, 1836 - Buré, 1904)
Femme dans un sous-bois

Lot 84 - Guillaume DUBUFE (Paris, 1853 - Buenos Aires, 1909)
Mademoiselle Françoise dans le costume de Diane.

Lot 188 - Rare Pendule cage à oiseaux chanteurs et automates 
 ***

Lundi 27 juin 2011
Art Islamique 250 - 261
Extrême-Orient 270 - 307
Art Nouveau 310 - 318
Alberto Giacometti 320 - 340
Tableaux et Dessins modernes 350 - 382
Livres & Cartes 390 - 403

Lot 352 - Marie VASSILIEFF (Smolensk, 1884 - Nogent-sur-Marne, 1957)
Amour à l'arc, en bord de mer
*
 
Lot 361 - Max JACOB (Quimper, 1876 - Drancy, 1944)
Le Pardon, procession
*

Lot 363 - Henri MATISSE (Le Cateau-Cambrésis, 1869 - Nice, 1954)
Tête de femme entourée de fleurs
*
Lot 383 - Louis ICART (1888-1950).
Femme aux hirondelles.
*
Lot 369 - Georges JEANNIN (Paris, 1841 - 1925)
Bouquet de cerises aux pivoines.
***
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard