samedi 24 septembre 2011

Klimt 2012, A kiss changes the world

Gustav Klimt (1862–1918). Judith I 1901

« Si quelqu’un veut savoir quelque chose sur moi (…), qu’il se penche de près sur mes tableaux. » Gustav Klimt
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L’année 2012 marque le 150e anniversaire de la naissance de Gustav Klimt, l’un des plus grands noms de la peinture autrichienne et le chef de file de la Sécession de Vienne. Le monde de l’art lui rendra hommage à travers une série d’expositions de haut vol.

Le Belvedere détient la plus grande collection de toiles de Gustav Klimt au monde.
Cofondateur de la Sécession et organisateur des expositions artistiques de 1908 et 1909, Klimt a joué un rôle déterminant dans la percée de l’Avant-garde internationale à Vienne. Le Belvédère présente son évolution depuis ses premières confrontations avec l’Impressionnisme, puis l’art de la Sécession (Le Baiser, 1908) jusqu’à son œuvre tardive qui a diffusé les influences des Nabis et de la jeune génération d’artistes autrichiens tels que Egon Schiele.

Wasserschlangen I (Freundinnen I)
1904 - 1907
Adam und Eva
1917-1918

Der Hofschauspieler Josef Lewinsky (1835-1907) als Carlos in "Clavigo"1895
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Johanna Staude 1917/18 unvollendet
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Die Braut 1918 unvollendet
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Der Kuss 1907/08
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Fritza Riedler (1860-1927), geb. Friederike Langer 1906
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Sonja Knips (1873-1959), geb. Sophie Amalia Maria Freifrau Potier des Echelles 1898
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Allee im Park vor Schloß Kammer um 1912
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Bauerngarten mit Sonnenblumen um 1906
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Beethovenfries "Die Sehnsucht nach dem Glück" nach Richard Wagners Interpretation der IX.
Sinfonie von Ludwig van Beethoven (Detail). 1901-1902
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jeudi 22 septembre 2011

Orgueil et désir, Myriam Thibault

Après son recueil de nouvelles Paris, je t'aime publié en septembre 2010,
Myriam Thibault signe son premier roman Orgueil et désir sorti le 21 septembre 2011.

Un jeune chroniqueur télé, qui porte avec arrogance un regard ironique sur la vie parisienne, a un coup de foudre pour une femme croisée dans la rue. Il la suit jusqu’à ce qu’elle le remarque. Après quoi, il la fuit. Attirée à son tour par lui, c’est elle qui décide de le suivre. La rencontre se concrétise alors mais aucun ne fait un pas décisif vers l’autre, car chacun préfère rester sur son quant-à-soi.
Avec une acuité particulière, Myriam Thibault décrit l’incapacité, si commune aujourd’hui, à exprimer ses sentiments, l’orgueil étant plus fort que le désir. Léo Scheer

vendredi 16 septembre 2011

Gazel au fond de la nuit, Louis Argon


Paul François Quinsac (1858-1932), Le Jeune Oriental

Je suis rentré dans la maison comme un voleur
Déjà tu partageais le lourd repos des fleurs    au fond de la nuit

J’ai retiré mes vêtements tombés à terre
J’ai dit pour un moment à mon coeur de se taire    au fond de la nuit

Je ne me voyais plus j’avais perdu mon âge
Nu dans ce monde noir sans regard sans image    au fond de la nuit

Dépouillé de moi-même allégé de mes jours
N’ayant plus souvenir que de toi mon amour    au fond de la nuit

Mon secret frémissant qu’aveuglément je touche
Mémoire de mes mains mémoire de ma bouche    au fond de la nuit

Long parfum retrouvé de cette vie ensemble
Et comme aux premiers temps qu’à respirer je tremble    au fond de la nuit

Te voilà ma jacinthe entre mes bras captive
Qui bouge doucement dans le lit quand j’arrive    au fond de la nuit

Comme si tu faisais dans ton rêve ma place
Dans ce paysage où Dieu sait ce qui se passe    au fond de la nuit

Ou c’est par passe-droit qu’à tes côtés je veille
Et j’ai peur de tomber de toi dans le sommeil    au fond de la nuit

Comme la preuve d’être embrumant le miroir
Si fragile bonheur qu’à peine on peut y croire    au fond de la nuit

J’ai peur de ton silence et pourtant tu respires
Contre moi je te tiens imaginaire empire    au fond de la nuit

Je suis auprès de toi le guetteur qui se trouble
A chaque pas qu’il fait de l’écho qui le double    au fond de la nuit

Je suis auprès de toi le guetteur sur les murs
Qui souffre d’une feuille et se meurt d’un murmure    au fond de la nuit

Je vis pour cette plainte à l’heure ou tu reposes
Je vis pour cette crainte en moi de toute chose    au fond de la nuit

Commentaire de Zaïd: Comme je faisais remarquer à mon Maître que son gazel* se dérobait à la tradition persane qui veut au dernier vers qu'apparaisse le nom du poète, en termes par quoi celui-ci se vante, il me répondit que Djâmî était Persan, mais que Kéïs l'Amirite appartenait à une tribu bédouine, et que c'était l'amour de Kéïs pour Leïlâ qui était son modèle, non point la poésie raffinée de Hérât. Et, pour lui, qu'étant Espagnol il n'avait à se vanter de rien, car dans ce pays sien les fruits sont générosité de la nature et non point de la ruse des hommes. Puis, subitement, il improvisa:

Va dire ô mon gazel à ceux du jour futur
Qu’ici le nom d’Elsa seul est ma signature    au fond de la nuit

Louis Argon, Le Fou d'Elsa

*Définition: Gazel

jeudi 15 septembre 2011

La Maison natale de Colette, sauvée de l’oubli...

Jacques Humbert (1842-1934), Portrait de Colette
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  Le ministre de la Culture vient d’annoncer que la maison natale de l’écrivain Colette est désormais « rachetée et sauvée ». Cette demeure était en vente depuis plusieurs années. La Société des amis de Colette, les collectivités et l’Etat sont parvenus à en faire l’acquisition, afin que ce « lieu de mémoire littéraire » puisse être ouvert au public.  
  A Saint Sauveur en Puisaye, dans l’Yonne, la maison d’enfance de la romancière Sidonie-Gabrielle Colette (1873-1954) est « sauvée de l’oubli ». C’est ce qu’a déclaré Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, le 13 septembre 2011. Grâce à la mobilisation de la Société des amis de Colette, grâce au soutien des collectivités territoriales et des pouvoirs publics, cette bâtisse a pu être rachetée. Artclair

mercredi 14 septembre 2011

Beauté, morale et volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde, Musée d'Orsay

Dante Gabriel Rossetti, Bocca Baciata, 1859, huile sur panneau,
32 x 27 cm ©Boston, Museum of Fine Arts
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Beauté, morale et volupté dans l'Angleterre d'Oscar Wilde
du 13 septembre 2011 au 15 janvier 2012

Cette exposition explore l'"aesthetic movement" qui, dans l'Angleterre de la seconde moitié du XIXe siècle, se donne pour vocation d'échapper à la laideur et au matérialisme de l'époque, par une nouvelle idéalisation de l'art et de la beauté. Peintres, poètes, décorateurs et créateurs définissent un art libéré des principes d'ordre et de la moralité victorienne, et non dénué de sensualité.

Des années 1860 à la dernière décennie décadente du règne de la reine Victoria, qui s'éteint en 1901, ce courant est étudié à partir des oeuvres emblématiques de Dante Gabriel Rossetti, Edward Burne-Jones et William Morris, James McNeill Whistler, Oscar Wilde et Aubrey Beardsley. Tous sont réunis dans une même quête associant la création artistique à l'art de vivre et qui trouve des terrains d'expression féconds dans les domaines de la photographie, des arts décoratifs, du vêtement et de la littérature.

Exposition également présentée à :
Londres, Victoria & Albert Museum, du 2 avril au 17 juillet 2011: Voir ICI
San Francisco, Fine Arts Museums, du 18 février au 17 juin 2012

mardi 13 septembre 2011

La vieille dame du riad, Fouad Laroui

José Tapiro Baro (1836-1913), Beauté de Tanger 1876. 66 x 47 cm Aquarelle
© Dahesh Museum of Art, New York, USA / The Bridgeman Art Library
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Quatrième de couverture 
Sur un coup de tête, François et Cécile lâchent tout à Paris pour aller s'installer à Marrakech. Quel choc quand ils découvrent, dans une petite pièce au fond du riad qu'ils viennent d'acquérir, une vieille femme qui y semble installée de toute éternité. Ni l'agence immobilière ni les anciens propriétaires ne sont en mesure de leur expliquer ce qu'elle fait là. La femme est très vieille, paisible, parlant quelques mots d'un dialecte que personne ne comprend et ne paraît absolument pas disposée à quitter les lieux. Cette présence dérangeante plonge le jeune couple dans le plus profond des embarras. Pétris de valeurs humanistes, ils ne savent comment gérer cette situation. Pas question de jeter à la rue une personne aussi fragile. Aucune institution n'est prête à l'accueillir. Impossible de retrouver sa famille. Comment aménager cette cohabitation ? La faire travailler contre le gîte et le couvert ?... mais pour faire quoi ?... La considérer comme une amie de la famille ? Mais ils n'ont absolument rien en commun. Lui trouver une chambre en ville ? Impossible de la faire partir manu militari. Accomplir un acte charitable et l'accueillir comme une SDF ? Se soumettre et accepter cette étrange situation ? Mais cette présence, aussi discrète soit-elle, reste une intrusion insupportable et un viol de l'intimité de ce couple plein de bonnes intentions.
Avec cette fable drôle et touchante, Fouad Laroui s'interroge de façon faussement naïve sur les différences culturelles et leur difficile cohabitation.
Professeur de littérature à l'université d'Amsterdam, romancier, poète, journaliste et critique littéraire, Fouad Laroui a publié, entre autres, aux Éditions Julliard : Les Dents du topographe, De quel amour blessé, Méfiez-vous des parachutistes, Tu n'as rien compris à Hassan II, Le Jour ou Malika ne s'est pas mariée (sélectionné pour le Goncourt de la nouvelle 2010), Une année chez les Français (sur la liste du prix Goncourt 2010) et, chez Robert Laffont, De l'islamisme, une réfutation personnelle du totalitarisme religieux. Editions Julliard

Alexandre Auguste Hirsch
(1833-1912), Marocaine au haïk
Extrait
Un jour, alors qu'il passait devant une petite échoppe, il en vit sortir une jeune fille enveloppée dans un haïk. Quelque chose en lui remua. Il entra dans la boutique et lia connaissance avec son propriétaire. L'ombre sous le haïk revint. Il s'avéra que c'était la fille du boutiquier, elle était nubile et ne disait mot, les yeux baissés. Fatmi revint plusieurs fois faire quelques emplettes, sans grande nécessité, chez le petit commerçant, qui n'était pas dupe. Les deux hommes prenaient le temps de parler du temps, des affaires de ce monde et de l'au-delà. Ils furent d'accord sur ce que le hadj ne pouvait décemment mener la vie d'un homme sans feu ni lieu. Il épousa donc la fille du petit commerçant - on se contenta de lire la fatiha, la première sourate du Coran, et tout fut dit. Il s'installa avec elle dans une petite maison.
Au bout de quelques mois, ayant dilapidé une bonne partie de son capital, le hadj s'aperçut que son aventure ne menait à rien. Agadir n'était pas l'endroit idéal pour installer un comptoir - bien que son nom signifiât quelque chose comme "entrepôt à grain" dans le dialecte local. Déçu par son entreprise, ayant décidé de rentrer définitivement à Marrakech, Fatmi se trouva confronté à un dilemme. Il pouvait, bien sûr, revenir avec sa jeune épouse berbère trottinant derrière lui. Après tout, comme les hommes d'ici le répètent souvent: "La chari'a nous en permet quatre!" Mais il ne voulait pas encourir les foudres de Lalla Ghita, qui était fille de grande famille et qu'il aimait beaucoup. Elle avait fermé les yeux sur ce mariage lointain, dont elle avait entendu la rumeur, mais il n'était pas question d'introduire une rivale sous son toit.
Que faire?
Il pouvait chasser la jeune femme, qui ne lui avait pas donné d'enfant, et s'en aller. Mais Fatmi, qui avait bon coeur, répugnait à une mesure si radicale. Il alla donc voir son beau-père, et lui offrit une certaine somme d'argent s'il consentait à reprendre sa fille sous son toit. Tout serait fait selon les règles. Le petit commerçant savait bien, lui aussi, que le hadj Fatmi pouvait d'un seul mot répudier sa femme et prendre le large. Il comprit sans peine que son gendre lui faisait une proposition qu'il n'avait pas les moyens de refuser et que, d'une certaine façon, il était l'obligé de cet homme qui semblait solliciter une faveur. Ravalant sa fierté naturelle de Soussi, il leva les yeux au ciel et soupira:
- Ma cha' Allah!

samedi 10 septembre 2011

George Spencer Watson, Portraits

George Spencer Watson (1869-1934), Portrait of Miss Beaton

Portrait of Betty McCann

 Portrait of Hilda Spencer Watson

The saddlers daughter

Mary

Mary Spencer Watson

 Portrait of Hilda Spencer Watson

A Lady in Black

Portrait of Monica Boyd

Nude

Marishka

The Fountain

 Hilda and Maggie

A picnic at Portofino

jeudi 8 septembre 2011

Rendez-vous

Raymundo Garreta (1841-1920), Woman In Love
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« Il n'y a pas de hasard, il n'y a que des rendez-vous. »
Paul Éluard

Leonardo da Vinci: Painter at the Court of Milan


Leonardo da Vinci, 'Portrait of Cecilia Gallerani (The Lady with an Ermine)', about 1489-90.
Property of the Czartoryski Foundation in Cracow on deposit at the National Museum in Cracow

© Princes Czartoryski Foundation
Leonardo da Vinci: Painter at the Court of Milan
du 9 novembre 2011 au 5 février 2012
Londres
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Cet automne, à travers cette exposition exceptionnelle, la National Gallery rend hommage à l’extraordinaire sens de l’observation de Léonard, à son imagination phénoménale et à sa technique prodigieuse. Axée sur sa carrière de peintre à la cour de Milan au service de Ludovic Maria Sforza, dit le More, dans les années 1480 et 1490, l’exposition figure le plus grand nombre de tableaux du peintre à avoir survécu jamais réunis à ce jour, ainsi que des prêts internationaux inédits au Royaume-Uni.
L'évènement orchestré par la National Gallery est le premier à être totalement dédié à ses desseins et ambitions de peintre. L’exposition rassemble plus de 60 peintures et dessins, ainsi que certaines œuvres de ses plus proches collaborateurs. Presque tous les tableaux datant de sa période milanaise à avoir survécu seront exposés : Le Musicien (Biblioteca Ambrosiana, Milan), Saint Jérôme (Vatican, Rome), La Dame à l’hermine (Fondation Czartoryski, Cracovie), La Belle Ferronnière (Musée du Louvre, Paris) et la version récemment restaurée de La Vierge aux rochers appartenant à la National Gallery. Ces œuvres montrent comment Léonard, profitant de son statut de salarié et de la liberté artistique ainsi conférée, a su explorer de nouvelles façons de percevoir et de décrire le monde naturel, notamment dans les domaines de l’anatomie, de l’âme et des émotions humaines.
C'est à Milan qu’il peint ses deux versions très différentes de l’énigmatique Vierge aux rochers ainsi que La Cène, fresque à la quasi-perfection troublante. Cette œuvre sera présente sous la forme d’une copie presque d’époque réalisée par son élève Giampietrino et prêtée par la Royal Academy. Léonard est aussi l’auteur de trois portraits qui ont révolutionné le genre et qui sont réunis pour la première fois à Londres. C’est de cette époque que date son unique portrait d’homme : Le Musicien. Pour La Belle Ferronnière, œuvre très idéalisée, il pourrait s’être inspiré de l’épouse de Ludovic le More ou d’une de ses maîtresses. Toutefois, de ces trois compositions, La Dame à l’hermine, ravissant portrait de Cecilia Gallerani, la jeune maîtresse du More, est le plus acclamé et, incontestablement, le chef-d’œuvre de ces années en Lombardie.
Plus de 50 dessins liés aux œuvres picturales seront exposés pour la première fois. Parmi les pièces phares, on trouve 33 croquis et études prêtées par la Royal Collection. Source


Leonardo da Vinci, 'Five character studies ('A man tricked by gypsies'),
about 1493.Lent by Her Majesty The Queen (RL 12495r).
The Royal Collection © 2011, Her Majesty Queen Elizabeth II
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Leonardo da Vinci, 'Virgin and Child ('The Madonna Litta')', about 1491-5.
The State Hermitage Museum, St Petersburg (GE-249) © The State Hermitage Museum,
St Petersburg. 2011. Photo by Vladimir Terebenin, Leonard Kheifets, Yuri Molodkovets
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Leonardo da Vinci, 'Portrait of a Young Man ('The Musician')',
about 1486-8. Veneranda Biblioteca Ambrosiana, Pinacoteca – Milan (99)
© Veneranda Biblioteca Ambrosiana - Milan/De Agostini Picture Library
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Leonardo da Vinci, 'The Virgin of the Rocks', about 1491-1508
© The National Gallery, London
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mardi 6 septembre 2011

Corteo, Le Cirque du Soleil à Paris du 4 novembre au 18 décembre 2011

Corteo, Le Cirque du Soleil
du 4 novembre au 18 décembre 2011
Grand Chapiteau Ile Seguin
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Corteo (qui signifie « cortège » en italien) est une joyeuse procession, une parade festive imaginée par un clown. Alliant prouesses acrobatiques, comédie et jeu d'acteurs, le spectacle Corteo plonge le spectateur dans un univers théâtral empreint de ludisme et de spontanéité, situé dans un espace étrange entre ciel et terre.

Dans une ambiance de fête foraine, le clown évoque ses propres funérailles, sous le regard attentionné d'une volée d'anges bienveillants. Opposant le grand et le petit, le ridicule et le tragique, la magie de la perfection et le charme de l'imperfection, le spectacle fait appel à la force et à la fragilité du clown, mais aussi à sa sagesse et à sa tendresse, pour illustrer la part d'humanité en chacun de nous. Porté par des sonorités tantôt lyriques, tantôt cocasses, Corteo est une fête intemporelle où l'illusion chatouille la réalité. Le Site: Le Cirque du Soleil 


lundi 5 septembre 2011

Omar Khayyâm, Quatrain LXXXII

Joseph, Douglas (fl.1921), An Odalisque
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On me dit: "Ne bois plus, Khayyâm !"
Je réponds: "Quand j'ai bu, j'entends ce que disent les roses,
Les tulipes et les jasmins.
J'entends, même, ce que ne peut me dire ma bien-aimée."

Omar Khayyâm, Quatrains LXXXII

Matisse, Cézanne, Picasso... L'aventure des Stein, Grand Palais

Paul Cézane, Cinq Baigneurs, 1875-77 © RMN (Musée d’Orsay) / René-Gabriel Ojéda
Matisse, Cézanne, Picasso... L’aventure des Stein
 Galeries nationales du Grand Palais
du 5 octobre 2011 au 16 janvier 2012
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L’exposition est organisée par la Rmn-Grand Palais, le Museum of Modern Art de San Francisco et le Metropolitan Museum of Art de New York. Elle est présentée du 21 mai au 6 septembre 2011 au San Francisco Museum of Modern Art, et du 1er février au 3 juin 2012 au Metropolitan Museum of Art de New York.
Leurs pieds nus sont chaussés de sandales delphiques, Ils lèvent vers le ciel des fronts scientifiques. Apollinaire [à propos des Stein], octobre 1907.
D’origine américaine, les Stein s’installent à Paris au début du XXe siècle : Gertrude, écrivain d’avant-garde, avec son frère Léo, rue de Fleurus ; Michael, l’aîné, avec son épouse Sarah, rue Madame. Premiers acheteurs de Matisse et de Picasso, ils accueillent chez eux toute l’avant-garde artistique et constituent ainsi une des plus étonnantes collections d’art moderne.
L’exposition revient sur l’histoire de cette famille hors norme. Elle éclaire l’importance de son patronage pour les artistes et montre comment elle a contribué à imposer une nouvelle norme en matière de goût dans l’art moderne, à travers : le regard de Léo sur les sources de la modernité, ainsi que ses échanges avec les intellectuels de l’époque ; l’amitié de Gertrude avec Picasso ; son écriture poétique et le cubisme ; les liens de Sarah avec Matisse ; les collaborations entre Gertrude et les artistes dans les années 20 et 30…
Cette importante manifestation réunit un ensemble exceptionnel d’œuvres des différentes collections des Stein : Renoir, Cézanne, Picasso, Matisse, Manguin, Bonnard, Vallotton, Laurencin, Gris, Masson, Picabia…. Le parcours articulé en huit sections permet d’apporter un éclairage sur chacun des membres de la famille : Leo, Sarah et Michael et enfin, Gertrude.  RMN

samedi 3 septembre 2011

Excellent week-end

Bartolomé Esteban Murillo (1617-1682), Virgin and Child (Détail)
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Je vous souhaite un excellent week-end!

La fête de la danse de Blanca Li, Grand Palais

© Pierre Attrait
La fête de la danse de Blanca Li
les 23, 24 et 25 septembre 2011
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La Nef métamorphosée en gigantesque studio de danse accueille la Fête de la danse de Blanca Li (vidéo), grand rassemblement festif et populaire, qui se propose de faire découvrir au grand public et de manière participative la danse sous toutes ses facettes.

Des chorégraphies d'initiation à la danse, en live ou en vidéo, et des démonstrations permettent une approche de la diversité dansée: de la danse classique à la danse bollywood en passant notamment par la danse contemporaine, l’africaine, le flamenco, la salsa, le hip-hop, l'electro ou la danse balinaise.

Amateur éclairé, professionnel ou simple curieux, chacun est invité à parcourir, de façon ludique et libre, les différentes pistes de danse, libre de se faire observateur ou participant, d’une façon spontanée et festive, pour que la danse ne soit pas qu'un spectacle!

vendredi 2 septembre 2011

Sir John Lavery, Portraits

Sir John Lavery (1856-1941), Miss Auras The Red Book
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Mrs Lavery
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The Gold Turban
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Mrs E Bowen-Davies
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Portrait of Miss Julia McGuire
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Lady Lavery 
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Fra Angelico et les Maîtres de la lumière, Musée Jacquemart-André

Fra Angelico (1387-1455), Le Couronnement de la Vierge, 1434-1435, tempera sur bois, 112 × 114 cm,
 Galerie des Offices, Florence © 2010. Photo Scala, Florence - courtesy of the Ministero Beni e Att. Culturali
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Fra Angelico et les Maîtres de la lumière
du 23 septembre 2011 au 16 janvier 2012

Le Musée Jacquemart-André est le premier musée français à rendre hommage à Fra Angelico et à revisiter la carrière de cet artiste exceptionnel. L’exposition présente près de 25 œuvres majeures de Fra Angelico et autant de panneaux réalisés par les peintres prestigieux qui l’ont côtoyé : Lorenzo Monaco, Masolino, Paolo Uccello, Filippo Lippi ou Zanobi Strozzi.

Pour la première fois, un musée français consacre une exposition à Fra Angelico
Alliant dans ses œuvres l’éclat des ors, hérité du style gothique, à la nouvelle maîtrise de la perspective, Fra Angelico (1387-1455) a pleinement participé à la révolution artistique et culturelle que connaît Florence au début du XVe siècle. Il a ainsi été l’initiateur d’un courant artistique que les spécialistes ont appelé les « peintres de la lumière ». 

Autour de lui, seront évoqués les peintres illustres qui ont eu une influence significative sur son art, comme son maître Lorenzo Monaco(1370-1424), Masolino (1383-v. 1440) et Paolo Uccello (1397-1475), ainsi que les artistes qu’il a inspiré à son tour, tels que Filippo Lippi (1406-1469) ou Zanobi Strozzi (1412-1468).

Paolo Uccello (1397-1475), Saint Georges terrassant le dragon, vers 1440, tempera sur bois, 62,6 x 102 cm,
Musée Jacquemart-André, Paris © Studio Sébert Photographes

Des œuvres majeures
Le génie de cet artiste est multiple et s’exprime avec une égale maîtrise sur des supports très variés. Fra Angelico, que l’on connaît surtout pour l’ample décor à la fresque qu’il a réalisé au monastère San Marco de Florence, excelle tout autant dans l’art raffiné de l’enluminure et de la peinture sur bois, comme l’exposition va permettre de le découvrir.

Ce sont en effet des panneaux et des ouvrages aussi richement ornés que le Triptyque du Jugement dernier (Galerie Corsini, Rome), la Madone aux Cèdres (Musée national de San Matteo, Pise) ou l’un des volets de l’Armoire des vases sacrés (Musée de San Marco, Florence) qui seront exposés au Musée Jacquemart-André. Ces œuvres témoignent du goût de Fra Angelico pour les couleurs élégantes et contrastées. La délicatesse des nuances qu’il choisit met en valeur la finesse des figures qu’il représente dans des épisodes bibliques et des scènes de la vie des saints.

Les visiteurs pourront également découvrir le chef-d’œuvre de l’artiste : les fresques des cellules du couvent San Marco à Florence grâce à une vidéo présentée à l’entrée de l’exposition.

Fra Angelico (1387-1455), Les Stigmates de saint François et le martyre de saint Pierre, XVe siècle, tempera sur bois, 24,3 x 43,8 cm,
Galerie Strosmayer, Zagreb © L’Académie croate des Sciences et des Arts, Galerie Strossmayer des Maîtres anciens, Zagreb, Croatie

L’originalité de Fra Angelico au cœur de la première Renaissance florentine
Élève de Lorenzo Monaco, moine comme lui, Fra Angelico apprend son art à Florence, dans un environnement imprégné par le gothique international. La délicatesse de ce style, qui mêle influences du Nord de l’Europe et de l’Italie, inspire à Fra Angelico des compositions d’une grande profondeur spirituelle.

Les sujets auxquels Fra Angelico s’attache relèvent de la tradition picturale religieuse, mais il se plaît à les réinterpréter tout au long de sa carrière. Ainsi, les nombreuses variations qu’il propose autour du thème de la Vierge d’humilité témoignent de sa grande facilité à intégrer les audaces stylistiques promues par les tenants d’une nouvelle peinture. Il n’ignore rien des innovations des grands Maîtres de son temps, comme Masolino et Uccello, qui proposent une représentation du monde plus réaliste, soutenue par l’importance de la figuration humaine et de la nouvelle maîtrise des règles de la perspective.

S’il adopte ces nouveaux préceptes picturaux, Fra Angelico reste cependant fidèle aux principes de la peinture religieuse médiévale : ses œuvres conservent en effet une fonction didactique, renforcée par la valeur mystique qu’il donne à la lumière. Au cœur de cette première Renaissance florentine qui marque un tournant dans l’art européen, Fra Angelico tient ainsi une place aussi significative qu’originale, due à son « talent rare et parfait » (Giorgio Vasari, Les Vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes).

L’exposition « Fra Angelico et les Maîtres de la lumière » est réalisée en partenariat avec les grands musées italiens — dont la Galerie des Offices de Florence — et des collections de renommée internationale.
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard