jeudi 13 octobre 2011

L'Espagne entre deux siècles, de Zuloaga à Picasso - 1890-1920

Hermen Anglada Camarasa, Granadina © MNAC – Museu Nacional 
d'Art de Catalunya, Barcelona. Photo : Calveras/Mérida/Sagristà © ADAGP, Paris 2011
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L'Espagne entre deux siècles, de Zuloaga à Picasso - 1890-1920
7 octobre 2011 au  9 janvier 2012
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Si les peintres du Siècle d'or espagnol sont bien connus du public français, c'est sans doute moins le cas des artistes de la période charnière entre les XIXe et XXe siècles, à l'exception, peut-être, de Sorolla. Ils furent nombreux pourtant, comme Zuloaga, Casas, Camarassa ou Rusiñol, à séjourner longuement à Paris et à exposer régulièrement aux Salons. Cette génération a ouvert la voie à ceux qui allaient devenir des géants de l'Histoire de l'art : Dalí, Miró et Picasso.
Le parcours exalte deux visions de l'Espagne. Une Espagne noire, dont Zuloaga et Solana sont les meilleurs représentants, et une Espagne blanche magnifiée par la palette lumineuse et chatoyante de Sorolla. Entre ces deux sensibilités et dans le foisonnement des mouvements artistiques qui se superposent à l'orée du XXe siècle, l'exposition montre qu'en constante relation avec Paris, capitale de la peinture nouvelle, la plupart de ces artistes adoptent de nouveaux langages, mais restent aussi les héritiers de Greco, Ribera, Goya en préservant leur part d'hispanité.

Pablo Picasso, Au Moulin rouge Huile sur toile
Collection particulière © Succession Picasso 2011
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Ignacio Zuloaga y Zabaleta, Barrès devant Tolède 1913. Huile sur toile, 203 x 240 cm
 Nancy, Musée lorrain (dépôt de musée d’Orsay)© Collection Centre Pompidou, 
dist. RMN / Philippe Migeat, ADAGP, Paris 2011
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Santiago Rusiñol, La Cour des orangers 1904. Huile sur toile, 86,5 x 107 cm
cliché P. Bru, ADAGP, Paris 2011Castres, musée Goya 
(dépôt du musée d’Orsay) © Castres – musée Goya, 
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Adele, Someone Like You

Someone Like You
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lundi 10 octobre 2011

Petit Papillon

Ses yeux pétillaient de malice et de ruse,
il était la gentillesse, la drôlerie et la fourberie personnifiées.
Notre petit Papillon  nous a quitté hier matin,
il s'est envolé pour rejoindre le paradis des petits chiens...

samedi 8 octobre 2011

vendredi 7 octobre 2011

L'heure exquise, Paul Verlaine

Albert Besnard (1849-1934), Etude de femme, ou l'Eclipse,
ou Femme au croissant. (C) RMN (Musée d'Orsay) / Hervé 
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La lune blanche
Luit dans les bois ;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée ...

Ô bien-aimée.

L'étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure ...

Rêvons, c'est l'heure.

Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l'astre irise ...

C'est l'heure exquise

Paul Verlaine

jeudi 6 octobre 2011

Tomas Tranströmer, Prix Nobel de Littérature 2011


Le Prix Nobel de Littérature 2011 est décerné au suédois
Tomas Tranströmer

Tomas Tranströmer est né en 1931 à Stockholm. Il vit aujourd’hui sur une île, à l’écart du monde et des médias. Il est psychologue de profession jusqu'en 1990. Il a rédigé une quinzaine de recueils en cinquante ans d’écriture. C'est le poète contemporain suédois le plus renommé et le plus traduit. Il a reçu de très nombreux prix dans différents pays parmi lesquels le Prix Nobel de Littérature en 2011.
Il a été victime en 1990 d’une attaque cérébrale qui le laissa en partie aphasique et hémiplégique. Il a néanmoins publié encore trois recueils depuis lors dont les 45 haïkus de La Grande Énigme (Le Castor Astral, 2004). En France, le Castor Astral et Jacques Outin, son traducteur, s’attachent depuis de nombreuses années déjà à faire connaître son œuvre poétique qui est de toute première importance.
En 2011, il reçoit de la main de ses compatriotes le Prix Nobel de Littérature.
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Derniers Lauréats du Prix Nobel de Littérature depuis 2000

  2010  Mario Vargas Llosa
  2009  Herta Müller
  2008  Jean-Marie Gustave Le Clézio
  2007  Doris Lessing
  2006  Orhan Pamuk
  2005  Harold Pinter
  2004  Elfriede Jelinek
  2003  John Maxwell (J.M.) Coetzee
  2002  Imre Kertész
  2001  V.S. Naipaul
  2000  Gao Xingjian

mercredi 5 octobre 2011

La beauté, Charles Baudelaire

Pierre Auguste Cot (1837-1883), Portrait of a young women
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Je suis belle, ô mortels ! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Éternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris ;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.

Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études ;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles :
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles !

Charles Baudelaire

Mardochée, Kebir-Mustapha Ammi

James Kerr-Lawson (1865-1939), The Dream of Morocco c. 1930
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Mot de l'Editeur
  En juin 1883, Charles de Foucauld, futur saint de l’Église, se rend au Maroc, déguisé en rabbin, sous le nom de Joseph Aleman, pour se livrer pendant un an à une minutieuse exploration de ce pays. Cette exploration servira avantageusement la France pour entreprendre la conquête du Maroc. À la veille de sa mort, Mardochée, celui qui fut le guide du père de Foucauld, se livre à une troublante confession.

  Romancier, essayiste et dramaturge, Kebir Mustapha Ammi est né au Maroc en 1952. Après avoir obtenu son baccalauréat, il part en France, puis en Angleterre avant un séjour de plusieurs années aux États-Unis. De retour en France, il devient professeur d’anglais et enseigne aujourd’hui en région parisienne, où il vit. Il est notamment l’auteur d’une importante biographie d’Abd el-Kader, de romans pour la jeunesse, Le partage du monde et Feuille de verre (Gallimard Jeunesse) et de deux romans, Le ciel sans détours (collection blanche, 2007) et Les vertus immorales (collection blanche, 2009).
 
 
Le Rabbin Mardochée Aby Serour (1826-1886)
Extrait
  Fès est une ville qui ne laisse pas d'être plaisante, si ses femmes sont exquises: un fleuve et des rivières ont choisi de creuser là leur lit pour le plus grand bonheur de ses gens. Des vergers de surcroît enserrent, un tel écrin, la cité.
  Les hommes qui l'ont fondée ont bien compris que dans ce lieu, où la nature ne manque pas d'être généreuse, une ville incomparable pouvait naître et gouverner les autres villes.
  Le vicomte se hâte de prendre note de tout ce qui concerne cette cité qui ne ressemble à aucune autre que les hommes de ce pays ont décidé de bâtir. Il fait des croquis. Des dizaines. Avec une fébrilité d'adolescent. Il ne se cache même pas. Fès l'éblouit. Elle a sur lui un effet qu'il ne peut dissimuler. Elle le magnétise.
  - J'étais loin, me dit-il, de me douter qu'une telle ville existait dans cette partie septentrionale de l'Afrique.
  Il fait référence aux écrits que Tocqueville a réunis en un livre, il le cite souvent, pour regretter que le France ait rasé l'architecture musulmane de l'Algérie.
  - Il ne faudrait pas, dit-il, qu'elle renouvelle ici la même expérience, si d'aventure, ce que je souhaite, elle annexait ce pays.
  Il parle à haute voix, il a oublié que j'étais là et que de tels propos pouvaient n'être pas forcément à mon goût. Mais il a relâché son attention depuis peu. Il est persuadé que cette nation, que les sultans ont toujours su défendre, va finir par tomber comme un fruit mûr dans l'escarcelle de la France. Cela m'emplit d'effroi, même si je ne dis rien. Je doutais que son entreprise pût mener à quelque chose de probant. Mais je commence à craindre qu'elle ne soit pas aussi inutile que j'ai pu le croire et que ses efforts puissent bien n'être pas vains.

  Ici, les habitants sont souvent instruits. les livres ne sont pas une denrée rare. Celui qui en cherche la compagnie peut aisément trouver ce qu'il veut. Des échoppes de diverses tailles en proposent de tous les genres à même de divertir le lecteur, quelles que soient ses attentes.
  Le Sultan a fait construire de nombreuses écoles où ses sujets s'instruisent sans bourse délier. Spirituels et cultivés, les gens de Fès, que le sort a, sans conteste, choyés, semblent avoir plaisir à vivre dans un tel lieu, ils remercient en permanence le ciel de les avoir fait naître là, mais il y a dans le même temps, suprême paradoxe, une peur palpable entre  les murs de cette ville que je n'ai pas éprouvée ailleurs. On se sent surveillé en permanence. C'est peut-être le lot des grandes villes en général et de la capitale en particulier. Qui sait? Mais je n'ai souvenir de rien qui pût ressembler à cela à Mogador, notre bonne vieille cité.

mardi 4 octobre 2011

Paris Tableau, Salon international de la peinture ancienne

Fragonard (1732-1806), Jeune fille aux petits chiens
Paris Tableau
Salon international de la peinture ancienne
du 4 au 8 novembre 2011
Palais de la bourse, Paris 2e
Liste des exposants
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La première foire internationale consacrée à la peinture ancienne. En marge de la première édition du salon Paris Tableau au Palais Brongniart, s’ouvre cette année une exposition d’un genre inédit. Une de ses originalités est d’exposer « de dos », sur chevalet, quelques tableaux provenant de collections privées et publiques, à côté de panneaux didactiques et de vitrines explorant deux thématiques principales : les matériaux originaux constituant le support des peintures, et les divers éléments extérieurs à cette matière, ayant trait à l’itinéraire des œuvres, leurs modifications au cours du temps, accidents, restaurations, expositions, changements de propriétaire, de destination, de format. 
l’heure du triomphe de l’image numérique et des enchères en ligne, il s’agit, pendant un instant, de replacer au centre des regards la matérialité du tableau, de désacraliser celui-ci en en montrant la « mécanique », de démystifier la peinture, et de susciter curiosité et désir de mieux connaître les processus de fabrication, de commercialisation, de restauration.
Les inscriptions, signes et traces qui sont au fondement de l’expertise des connaisseurs, des marchands, des conservateurs et des chercheurs du domaine, sont ici évoqués.
Les commissaires de l’exposition ont réuni quelques témoins d’une « matériauthèque » idéale – carnets d’échantillons de toile de fabricants du XIXe siècle, ainsi que des fragments de toiles originales de tableaux, souvent prestigieux, du XVIe au XIXe siècle, véritable « reliquaire » constitué au fil du temps dans les musées nationaux.
Ces fragments côtoient des imprimés et manuscrits originaux provenant de fabricants et marchands de matériel pour artistes, tels que brevets d’invention, dépôts de marques de fabrique, factures, tarifs et catalogues.
Ces trois fascinants tableaux seront un des temps forts de Paris Tableau, le nouvel événement artistique qui promet d’être un moment incontournable du calendrier de l’automne.

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Jeff Koons prête des oeuvres majeures à Paris Tableau
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Nicolas Poussin (1594-1665), Jupiter and Antiope
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Gustave Courbet (1819-1877), la Femme au perroquet
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lundi 3 octobre 2011

Air vif, Paul Eluard

John Everett Millais (1829-1896),The Nest
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J’ai regardé devant moi
Dans la foule je t’ai vue
Parmi les blés je t’ai vue
Sous un arbre je t’ai vue

Au bout de tous mes voyages
Au fond de tous mes tourments
Au tournant de tous les rires
Sortant de l’eau et du feu

L’été l’hiver je t’ai vue
Dans ma maison je t’ai vue
Entre mes bras je t’ai vue
Dans mes rêves je t’ai vue

Je ne te quitterai plus.

Paul Eluard
Dédié à ma fille Myriam

samedi 1 octobre 2011

vendredi 30 septembre 2011

La Belle Princesse, Léonard de Vinci

Léonard de Vinci (attribué à), Profil de la Belle Princesse, vers 1496
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En 2007, un dessin aux trois craies sur vélin représentant une jeune femme de profil a été attribué à Léonard de Vinci grâce au travail photographique du laboratoire parisien Lumière Technology piloté par Pascal Cotte et Jean Pénicaut, mais cette attribution déchirait la communauté scientifique.
Une nouvelle pierre vient de s'ajouter à l'édifice avec la découverte de la probable provenance de ce dessin, resserrant encore l'attribution au maître du Sfumato. A l'origine de cette découverte : trois trous minuscules à gauche, dans la bordure, laissant penser qu'il s'agit d'un feuillet de manuscrit.
Sur indication de l'historien de l'art David Wright, les recherches se sont orientées vers les « Sforziades », des codex imprimés sur parchemin et réalisés à la demande des Sforza de Milan pour la noblesse milanaise. L'un des exemplaires conservé à Varsovie présente de parfaites similitudes avec le feuillet : même espacement des trous de reliure et même vélin. Autre élément : cet exemplaire aurait été produit pour le mariage de Bianca, fille illégitime du duc Ludovico Forza. Bianca que l'on soupçonnait déjà d'être le modèle du dessin de Léonard ! Lire la suite: Connaissance des arts.

Théo Van Rysselberghe, Baigneuses

Théo Van Rysselberghe (1862-1926), The Model
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The Scarlet Ribbon
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Seated Nude
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Woman at Her Toilette
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Bather
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La sieste du modèle
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Bathers
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L'heure embrasée
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Hour bath
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Under the Pines
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In the shade of the pines
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Baigneuses au Cap Benat
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Four Bathers
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mercredi 28 septembre 2011

Il est vrai, jeune Iris... Antoine de La Sablière

Charles Allan Winter, My Bohemian Aesthetic
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Il est vrai, jeune Iris, que vous savez aimer,
Et vos regrets en sont d'illustres témoignages ;
D'un exemple si beau l'on se sent animer,
Et mille amants depuis vous offrent leurs hommages.
De vos chagrins, de vos rigueurs,
De vos soupirs, de vos langueurs,
Chacun se fait de nouveaux charmes ;
Puisqu'elle aimait, dit-on, peut-être elle aimera ;
Heureux qui fit couler ses larmes !
Plus heureux qui les essuyera !

Antoine de La Sablière

lundi 26 septembre 2011

Jacques Gruber et l'Art Nouveau, Un parcours décoratif

Jacques Gruber (1870-1936) Vase Tristan et Yseult, 1897
Manufacture de Daum. Nancy, Musée des Beaux-Arts
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Jacques Gruber et l'Art nouveau. Un parcours décoratif 
Musée de l'Ecole de Nancy
Galeries Poirel
du 16 septembre 2011 au 22 janvier 2012

La manifestation consacrée à Jacques Gruber aux Galeries Poirel, rappellera l'étendue et la diversité de son œuvre, depuis les débuts de sa carrière jusqu'à la première guerre mondiale,. Au coeur de cette présentation : la période Art nouveau qui fut marquée par des recherches de formes et de décors inédits puisées dans le vaste répertoire naturaliste.
Les différentes facettes de l'artiste seront évoquées, à commencer par son activité d'artiste-décorateur. Les oeuvres issues de ses collaborations avec les manufactures Daum et, plus tard, avec celle de Rambervillers montrent un artiste aussi à l'aise dans la représentation de la figure humaine que dans celle du monde floral et végétal.
Des meubles isolés ainsi qu'un ensemble reconstitué évoqueront son rôle de créateur de mobilier. L'exposition présentera également des œuvres plus inédites, notamment dans le domaine de la peinture, des arts graphiques et de la reliure.
Mais ce seront ses inépuisables recherches dans le domaine du vitrail qui seront au cœur de la manifestation. Pour cette dernière, le musée de l'Ecole de Nancy a mené une campagne de restauration de plusieurs verrières, pour la plupart inédites et conservées dans ses réserves. Ces vitraux illustrent la prédilection de Gruber pour le répertoire végétal ainsi que la recherche de composition et la maîtrise technique auxquelles il était arrivé, par la superposition de verre et l'utilisation d'une grande variété de verres : à relief, colorés, gravés, iridescents....
Au total, plus de 150 œuvres, exposées aux Galeries Poirel, permettront de retracer les vingt premières années de la carrière de Jacques Gruber et son rôle dans la rénovation des arts décoratifs.
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Jacques Gruber Vase Incantation crépusculaire, 1895. Manufacture Daum
Musées Royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles
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Jacques Gruber, Coffret à souvenirs, vers 1898
Musée de l’Ecole de Nancy
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Jacques Gruber, Vitrail Coloquintes et nymphéas, vers 1906
Musée de l’Ecole de Nancy
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Jacques Gruber, vitrail Luffas et nymphéas, 1906
Nancy, musée de l’École de Nancy
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Jacques Gruber, Vitrail Paysage des Vosges
Musée d’Art et d’Industrie André Diligent de Roubaix
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Jacques Gruber, Vitrail Roses et Mouettes, 1904 Villa Bergeret
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Jacques Gruber, Affiche pour le Bal des étudiants
Musée de l'Ecole de Nancy
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Chanson d'automne, Paul Verlaine

Margaret Tarrant (1888-1959), Autumn Sprite
~~~
Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Paul Verlaine

samedi 24 septembre 2011

Klimt 2012, A kiss changes the world

Gustav Klimt (1862–1918). Judith I 1901

« Si quelqu’un veut savoir quelque chose sur moi (…), qu’il se penche de près sur mes tableaux. » Gustav Klimt
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L’année 2012 marque le 150e anniversaire de la naissance de Gustav Klimt, l’un des plus grands noms de la peinture autrichienne et le chef de file de la Sécession de Vienne. Le monde de l’art lui rendra hommage à travers une série d’expositions de haut vol.

Le Belvedere détient la plus grande collection de toiles de Gustav Klimt au monde.
Cofondateur de la Sécession et organisateur des expositions artistiques de 1908 et 1909, Klimt a joué un rôle déterminant dans la percée de l’Avant-garde internationale à Vienne. Le Belvédère présente son évolution depuis ses premières confrontations avec l’Impressionnisme, puis l’art de la Sécession (Le Baiser, 1908) jusqu’à son œuvre tardive qui a diffusé les influences des Nabis et de la jeune génération d’artistes autrichiens tels que Egon Schiele.

Wasserschlangen I (Freundinnen I)
1904 - 1907
Adam und Eva
1917-1918

Der Hofschauspieler Josef Lewinsky (1835-1907) als Carlos in "Clavigo"1895
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Johanna Staude 1917/18 unvollendet
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Die Braut 1918 unvollendet
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Der Kuss 1907/08
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Fritza Riedler (1860-1927), geb. Friederike Langer 1906
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Sonja Knips (1873-1959), geb. Sophie Amalia Maria Freifrau Potier des Echelles 1898
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Allee im Park vor Schloß Kammer um 1912
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Bauerngarten mit Sonnenblumen um 1906
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Beethovenfries "Die Sehnsucht nach dem Glück" nach Richard Wagners Interpretation der IX.
Sinfonie von Ludwig van Beethoven (Detail). 1901-1902
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«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard