lundi 19 décembre 2011

L’Horlogerie à Genève, Musée Rath

Christ Moricand, Étui avec montre, vers 1790, serpentine, or repoussé et ciselé 
© Aeschiman Siza, Yersin, Sabato/MAH
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L’Horlogerie à Genève
Magie des métiers, trésors d’or et d’émail
du 15 décembre 2011 au 29 avril 2012
Faire (re)découvrir la richesse et la beauté des collections d’horlogerie, d’émaillerie et de bijouterie du Musée d’art et d’histoire, tel est l’objectif de cette exposition qui met en lumière plus de 1 000 œuvres du 16e siècle à nos jours. Elle présente notamment des pièces que le public peut admirer pour la première fois. Une occasion de pénétrer dans un monde de luxe où l’on découvre des trésors de perfection : montres, pendules, bijoux, mais aussi émaux et miniatures. Des œuvres monumentales comme des pièces minuscules. Ces chefs-d’œuvre où la beauté s’allie à la haute précision et à la technicité forcent l’admiration devant des savoir-faire uniques. La constitution des collections publiques genevoises étant intimement liée à l’activité industrielle et à la culture artistique genevoise, cette exposition entend également souligner le lien qui existe entre les œuvres et les métiers d’art.
La cage à oiseaux des frères Rochat, imaginée à Genève vers 1815 
© Aeschiman Siza, Yersin, Sabato/MAH

Montre croix créée par Zacharie Fonnereau à La Rochelle autour de 1620
© Aeschiman Siza, Yersin, Sabato/MAH

Obrigado Césaria...


jeudi 15 décembre 2011

Désir et peinture, Martine Lacas

Désir et peinture, Martine Lacas

 Qu'elles soient plaisantes, édifiantes, émouvantes, troublantes ou inquiétantes, qu'elles soient profanes ou religieuses, soixante-douze œuvres peintes entre le XVIe et le XIXe siècles sont ici observées de près pour tenter de découvrir comment et pourquoi la peinture à partir de la fin du XVe siècle, entretient manifestement un lien si étroit avec le désir, comment et pourquoi le désir devient un sujet, voire une structure, en peinture. Du désir et de son objet représentés au désir du spectateur sollicité et mis en scène par l’œuvre, du désir de l'artiste lui-même au désir de savoir ce qu'il en est du désir de peindre et du désir « tout simplement » : au gré de cette enquête qui puise également à des sources littéraires et philosophiques, c'est une histoire critique de l'art pictural qui progressivement se trace. Mais c'est aussi une histoire du spectateur, l'histoire possible d’un individu qui cherche à savoir pourquoi il est attiré par certaines œuvres et non par d’autres, pourquoi la mémoire plus exacte qu'il conserve de certaines d'entres elles se double du désir de les revoir, et cela même quand il les a déjà revues plusieurs fois. Une histoire d'amour et de désir pour la peinture. Seuil

Jean-Léon Gérôme, Pygmalion et Galatée, 1890

Le Titien, La Vénus d’Urbin, 1538

Le Caravage, Saint Jean-Baptiste Baptiste au bélier, vers 1600

Jean-Honoré Fragonard, Le verrou, vers 1784

La Belle époque de Massenet (1842-1912)

La Belle époque de Massenet (1842-1912)
du 14 décembre 2011 au 15 avril 2012
Bibliothèque-Musée de l'Opéra
Place de l’Opéra, Paris 9ème

À l’occasion du centenaire de la mort de Jules Massenet, de la nouvelle production à l’Opéra Bastille de Manon et de la reprise de L’Histoire de Manon au Palais Garnier, la Bibliothèque nationale de France et l’Opéra national de Paris consacrent une exposition dans les espaces de la Bibliothèque-musée de l’Opéra au compositeur phare de la Belle époque.

De la création du Roi de Lahore au Palais Garnier en 1877 jusqu’à sa mort en 1912, Massenet a dominé la vie lyrique française. Sa carrière de compositeur est marquée par de grands succès, comme Manon et Werther, ou Le Cid, Thaïs et Grisélidis, tous trois présentés à l’Opéra de Paris. Il convient d’y ajouter, entre autres merveilles, Cendrillon, Le Jongleur de Notre-Dame ou Chérubin. Massenet aimait les chanteuses. Il a fréquenté les plus talentueuses et les plus belles artistes de son temps : Sybil Sanderson, Rose Caron, Lucienne Bréval, Marie Heilbron, Lucy Arbell. En cette fin du XIXe siècle, sur les scènes lyriques du monde entier, il a incarné l’élégance et la sensualité françaises. Il fut également une autorité musicale et un professeur recherché et aimé : Gustave Charpentier, Reynaldo Hahn, George Enescu, Ernest Chausson ou Gabriel Pierné furent ses élèves. Même Claude Debussy, qui ne le fut pas, ne cachait pas son admiration pour le compositeur. À travers cette exposition, l’Opéra national de Paris et la Bibliothèque nationale de France s’associent pour célébrer le centenaire de la mort du grand maître.

mardi 13 décembre 2011

Cette lumière peut-elle, Rainer Maria Rilke

Howard Pyle (1853-1911) , Why Seek Ye the Living in the Place of the Dead
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Cette lumière peut-elle
tout un monde nous rendre ?
Est-ce plutôt la nouvelle
ombre, tremblante et tendre,
qui nous rattache à lui ?
Elle qui tant nous ressemble
et qui tourne et tremble
autour d'un étrange appui.
Ombres des feuilles frêles,
sur le chemin et le pré,
geste soudain familier
qui nous adopte et nous mêle
à la trop neuve clarté.

Rainer Maria Rilke

samedi 10 décembre 2011

jeudi 8 décembre 2011

Une poupée pour Noël

Friedrich von Amerling (1803-1887)  Portrait de la Princesse Marie
Franziska von Liechtenstein à l'âge de 2 ans
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Jean-Étienne Liotard (1702-1789), Girl with doll
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John Singer Sargent (1856-1925), Ruth Sears Bacon
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Emile Munier (1840-1895), Girl with Doll and Dog
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Lord Frederic Leighton (1830-1896), Lady Sybil Primrose
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John Everett Millais (1829-1896), Girl with a Dol
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Fritz Zuber-Buhler (1822-1896), Young Girl Holding a Doll
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Hébert Ernest Antoine Auguste (1817-1908), Catherine du Bouchage enfant
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Thomas Benjamin Kennington (1856-1916), Girl with doll
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John Singer Sargent (1856-1925), Marian Madge Roller
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Carl Larsson (1853-1919), Jeune fille à la poupée
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Berthe Morisot (1841-1895), Perite fille avec une poupée
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Lionel Noël Royer (1852–1926), Young Girl with a doll
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Etienne Dinet (1861-1930), Petite fille à la poupée
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Odilon Redon (1840-1916), Portrait de Simone Fayet à la poupée
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Emile Munier (1840-1895), Amies
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Fritz Zuber-Buhler (1822-1896),  Girl feeding her dolly
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Fülöp Elek László (1869-1937), Double Portrait of Erzsébet and Stefanie
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Alphonse Mucha (1860-1939), Jaroslava and Jiri - The Artist's Children
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Follower of William Larkin (1580-1619), Three Young Girls

Musée Berbère du Jardin Majorelle


« Depuis mon arrivée à Marrakech en 1966, je n’ai cessé d’être fasciné par la culture berbère. 
Au cours des années, j’ai collectionné, admiré cet art qui s’étend sur plusieurs pays à la fois.»
Pierre Bergé

 Pour la première fois au Maroc, un musée présentera exclusivement une collection d’objets berbère provenant de diverses régions du Maroc, du Rif jusqu’au Sahara.
 L’équipe scientifique qui a accompagné la conception du musée est composée de : Salima Naji, architecte et docteur en anthropologie à Rabat ; Romain Simenel, ethnologue, chercheur à l’Institut de recherche et de développement à Rabat ; Ahmed Skounti, anthropologue à l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine à Rabat.
 La rénovation du Musée ainsi que la scénographie ont été réalisées par Christophe Martin, architecte français, qui a aussi conçu la présentation de l’exposition Yves Saint Laurent et le Maroc, vue par plus de 65 000 visiteurs. À ses côtés, Björn Dahlström, muséologue français, a conçu le projet muséal.
 Au coeur du Jardin Majorelle, l’ancien musée d’art islamique a été entièrement rénové pour devenir le Musée Berbère et abriter cette collection d’art berbère dans des conditions de présentation et de conservation conformes aux normes muséographiques internationales.
 Sur une surface d’exposition de 200 m2, le Musée présente plus de 600 objets, en un panorama exigeant sur la culture berbère au Maroc.
 Cartes, textes explicatifs - en français, anglais et arabe -, photographies, films d’archives et documents audiovisuels spécifiquement conçus pour le musée accompagnent les visiteurs tout au long du parcours.

mardi 6 décembre 2011

Si j'étais... II

Merci Cécile de me permettre de participer pour la seconde fois au tag Si j'étais...
Grâce à toi, je peux poursuivre ce merveilleux voyage imaginaire!
Première partie du voyage ici

Jules Emile Saintin (1829-1894), A party table
Une épice
Gourmande depuis ma tendre enfance, toujours attirée par l'odeur des gâteaux,
je ne résiste pas au parfum délicat de la cannelle...
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Edgar Degas  (1834-1917), L'Absinthe
Un aromate
Si vous n'avez jamais goûté au thé à la menthe marocain parfumé à l’absinthe,
je vous invite à le tester, c'est un délice! (Rien à voir avec l'absinthe de Degas!)
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John Singer Sargent (1856-1925), Fumée d'Ambre Gris
Un végétal
Comment imaginer une cérémonie au Maroc sans brûler de bois de santal
Un bois rare et précieux aux senteurs célestes!
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Odette Bruneau (1891-1984), Enfant D'Imilchil
Un minéral
Après le bois de santal, l'ambre! Mais pas celui que l'on brûle pour parfumer...
L'ambre aux mille et une nuances qui ornait la poitrine de nos grands-mères!
(Je n'ai pas la certitude que ce soit un minéral, mais la matière me plait...)
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Sir John Lavery (1856-1941), The Spanish Coast from Tangier, Trafalgar Bay in the distance
Une couleur
Toutes les nuances de bleu contenues dans cette eau qui traverse le détroit de Gibraltar.
Un lieu unique où deux continents se font face et où l'océan Atlantique rencontre la mer
Méditerranée! De Tanger, cette jeune femme aperçoit au loin la côte espagnole... 
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Un film d'animation
Les dessins animés de Tex Avery n'ont rien perdu de leur fraîcheur,
ils sont toujours mes préférés et mon "hero" est incontestablement Droopy! 
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Ernst Rodolphe (1854-1932), La partie d'échecs
Un jeu de société
Je ne sais pas jouer aux échecs, mais j'ai toujours été admirative de mon grand-père 
lorsqu'il disputait une partie avec ses amis, les joutes étaient sans pitié!
(Est-ce que l'on peu considérer les échecs comme un jeu de société?...)
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Une station de Métro
Sans hésitation, je réponds la station Jasmin! Non pas pour la résonance avec mon thé...
Lorsque je suis à Paris, c'est à Jasmin que je m'arrête pour aller chez ma fille 
qui habite le quartier depuis peu. C'est tout de même original!
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Paul Alexandre Alfred Leroy (1860-1942), Martyr d’amour
Une maladie
La plus belle des maladies, la maladie d'amour!
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Chevalet, pinceaux, palette de couleurs et table à peinture de Delacroix
(C) RMN (Musée du Louvre) / Gérard Blot. Paris, musée Eugène Delacroix
Un meuble
L'été dernier, j'ai visité le musée Eugène Delacroix. Je me suis arrêtée un long moment
fascinée par cette petite table à peinture de Delacroix,
me demandant de combien de secrets elle avait été complice...
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Je passe le relais à 
sans oublier Myriam bien sûr!
Je vous propose, sur le thème de la peinture, de répondre aux dix questions suivantes :
Si j'étais... Une époque, un mouvement pictural, un musée, un peintre, une égérie, 
un tableau, un sujet, un support, une matière, une couleur.
A vous maintenant de soumettre 10 nouvelles questions aux personnes de votre choix.
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Le "Vieillard à la barbe" attribué à Rembrandt

Vieillard à la barbe, attribué à Rembrandt
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  Jusqu’ici, le tableau représentant un « Vieillard à la barbe » était attribué à l’entourage de Rembrandt. Il vient d’être authentifié comme étant de la main du maître lui-même par un spécialiste de l’artiste. 
  L’expert Ernst van de Wetering, spécialiste de Rembrandt, vient d’authentifier un nouveau tableau du maître néerlandais. L’œuvre, intitulée Vieillard à la barbe, est exposée au musée Rembrandthuis d’Amsterdam, où elle était jusqu’alors exposée comme étant de l’entourage de Rembrandt. C’est d’ailleurs le musée qui a annoncé le 2 décembre 2011 son changement d’attribution. Artclair

lundi 5 décembre 2011

Un Noël au musée Unterlinden de Colmar

Martin Schongauer, L'Annonciation, Retable d’Orlier, vers 1470, huile sur boisMusée Unterlinden, Colmar
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Un Noël au musée Unterlinden 
du 25 novembre au 31 décembre 2011

Un Noël au musée 
Au cœur de l’Alsace, de cette région sublimée encore par la magie de Noël, dans laquelle la richesse émotionnelle de cette fête chrétienne prend toute sa dimension, le musée Unterlinden, propose un évènement spécifique dans son écrin exceptionnel, illuminé pour l’occasion.
Petits et grands pourront profiter d’instants privilégiés au musée Unterlinden, autour des chefs d’œuvre que possède le musée qui font justement référence à Noël, de l'archéologie à l'art moderne.

Rhin supérieur, L’Adoration des mages, fin du XVe siècle, huile sur bois. Musée Unterlinden, Colmar

Un parcours pour vivre Noël à travers des œuvres
Un parcours est proposé grâce à une signalétique spécifique. Celui-ci débute, au sous-sol, dès la période romaine avec la célébration du retour de la lumière (jour du solstice d'hiver), origine du jour de la fête de Noël.

Au Moyen Âge, marqué par la christianisation de l'Occident, la création de retables représentant la vie du Christ et des saints est foisonnante. Au rez-de-chaussée, le musée Unterlinden conserve de nombreuses représentations peintes et sculptées de la nativité du Christ (la fête de Noël) et de l'adoration des mages (la fête de l’Épiphanie).
Au 1er étage, le parcours se poursuit avec des œuvres qui relatent la saison hivernale : un traineau rappelle les joies de l'hiver, les aquarelles d'Hansi représentent des vues de Colmar sous la neige...
Les fêtes traditionnelles en Alsace liées à la période de Noël (les fêtes de la saint Nicolas et des rois) sont à découvrir à travers une peinture sous verre réalisée en Alsace au XIXe siècle et un tableau de Gustave Brion.
Le parcours s'achève avec une Vierge à l'Enfant, réalisée au milieu du XXe siècle par Léon Zack, située entre la figuration et l'abstraction, exposée dans la collection d'art moderne au sous-sol. 

samedi 3 décembre 2011

Bon week-end !

Georg Pauli (1855-1935), Vid läslampan
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Je vous souhaite un excellent week-end!

Fantin-Latour, Manet, Baudelaire: L’hommage à Delacroix

Henri Fantin-Latour, Hommage à Delacroix. © RMN (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
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Fantin-Latour, Manet, Baudelaire: L’hommage à Delacroix 
du 7 décembre 2011 au 19 mars 2012

1863, année du scandale du Déjeuner sur l’herbe de Manet au Salon des Refusés, est aussi celle de la mort d’Eugène Delacroix dans son appartement de la place de Fürstenberg. Choqué par la tiédeur des hommages officiels rendus à l’artiste lors de sa disparition, Fantin-Latour se lança dans la réalisation de son fameux Hommage à Delacroix pour le Salon suivant : toile-manifeste qui rassemblait une nouvelle génération d’artistes novateurs, et de critiques comme Baudelaire et Champfleury, autour de l’austère effigie du maître disparu. Manet, Whistler, Legros, Bracquemond et les autres n’étaient pourtant pas des disciples fidèles, mais en se plaçant sous son égide, ils revendiquaient une même liberté artistique face aux conventions.

L’exposition du musée Delacroix retrace l’aventure de cette grande toile, sa conception, les variantes, les élus et les exclus. Elle relate cette fraternité artistique à travers les portraits croisés des artistes en présence et les œuvres qui les rattachent à l’héritage de Delacroix. Au-delà, elle évoque la question des portraits de groupes d’artistes et des vues d’atelier comme lieu de sociabilité, à commencer par celui de Frédéric Bazille situé dans l’immeuble mitoyen. Enfin, l’exposition se conclura sur l’hommage officiel confié finalement au sculpteur Jules Dalou, dont le monument à Delacroix fut érigé au Luxembourg, au moment où Paul Cézanne, brossait de son côté son Apothéose de Delacroix, éclatante reconnaissance de la place du maître comme porte drapeau de la modernité.

jeudi 1 décembre 2011

Le silence uni de l'hiver, Rainer Maria Rilke

Louis Icart (1888-1950), Les Frileux
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Le silence uni de l'hiver
est remplacé dans l'air
par un silence à ramage ;
chaque voix qui accourt
y ajoute un contour,
y parfait une image.

Et tout cela n'est que le fond
de ce qui serait l'action
de notre coeur qui surpasse
le multiple dessin
de ce silence plein
d'inexprimable audace.

Rainer Maria Rilke
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard