jeudi 16 septembre 2010

Marcel Proust en verve

Jacques-Emile Blanche (1861-1942), Portrait de Marcel Proust
(C) RMN (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
***
Marcel Proust
Mots, propos, aphorismes

«Nous sommes tous obligés, pour rendre la réalité supportable,
d'entretenir en nous quelques petites folies.»
A l'ombre des jeunes filles en fleurs

Qu'est-ce que la "verve" ? Pour la définir, les dictionnaires, comme le Grand Littré et le Petit Larousse, ont recours à une métaphore : "chaleur d'imagination" disent-ils... Bonheur d'expression qui surprend le lecteur, arrêté soudain par un "mot", une réflexion, une répartie, dont la justesse et la cocasserie inattendue le laissent ravi devant la page ouverte. Depuis que la langue existe, la verve n'appartient qu'à ceux qui sont pris parla rage des mots et du verbe. Bref, tous les grands créateurs et les virtuoses du langage. Mais elle n'apparaît pas seulement dans les oeuvres imprimées ; certains la confient à leur journal intime, ou la sèment en formules heureuses dans la conversation. Les plus brillantes (qui ne sont pas toujours les plus connues) sont rassemblées dans cette collection. Editons: Horay

[...] «je m'apercevais que, pour exprimer ces impressions, pour écrire ce livre essentiel, le seul livre vrai, un grand écrivain n'a pas, dans le sens courant, à inventer puisqu'il existe déjà en chacun de nous, mais à le traduire.»
Le temps retrouvé

« Un milieu élégant est celui où l’opinion de chacun est faite de l’opinion des autres. »
Les plaisirs des jours

Parcours des amants, Jean-Pierre Vallotton

Emile Friant (1863–1932), Les Amoureux
***
Ils se font de l'oeil, puis du genou. Ils se serrent entre leurs bras, se donnent corps et âme, se mettent la corde au cou. Ils se tiennent les pouces, se font du mauvais sang, se poussent du coude. Ils se connaissent sur le bout des ongles, s'en mordent les doigts, se montent la tête. Ils se cassent les pieds, s'échauffent les oreilles, se parlent à lèvres pincées. Ils se tirent dans les jambes, se montrent les dents, se prennent à la gorge. Et quand se sont brisé le coeur, ils se tournent le dos.

mercredi 15 septembre 2010

L’art hollandais au Musée Condé

Jacob van Loo (1614-1670), Young woman giving pearls to children (Détail)
Domaine de Chantilly
***
L’art hollandais au musée Condé
du 15 septembre 2010  au 2 janvier 2011

Van de Velde Willem II, le Jeune, La mer par un temps calme
 Le musée Condé propose une exposition d’une sélection de ses plus beaux dessins hollandais (Rembrandt, Ruisdael, Van de Velde), ainsi que de quelques très beaux tableaux de Jacob Van Loo, Jacob Van Ruisdael, Van de Velde le Jeune…
La collection du duc d’Aumale conserve en effet plus de quatre-vingts dessins et quinze tableaux, tous du XVIIe siècle, le Siècle d’Or hollandais, d’une très grande qualité. Un certain nombre de ces œuvres ont été acquis en Hollande au XVIIe siècle par le Grand Condé lui-même, cousin du roi Louis XIV et propriétaire de Chantilly au XVIIe siècle.


Jazz en Touraine, Robin McKelle


C'était hier soir, mardi 14 septembre à Montlouis sur Loire. Le 24 ème Festival Jazz en Touraine accueillait Robin McKelle. Deux heures d'un spectacle inoubliable! Un pianiste endiablé et des musiciens de talent accompagnaient la diva du jazz qui, après avoir subjugué les spectateurs de la salle de l'Espace Ligéria comble, à conclue avec élégance son spectacle par une séance dédicace.


***

mardi 14 septembre 2010

Les papillons

Sophie Gengembre Anderson (1823-1903),
Take the Fair Face of Woman
Les papillons
viennent de s'envoler.
Je me sens perdue.

Haïku, Ayako Hosomi (1907-1987)

lundi 13 septembre 2010

Abbott Handerson Thayer, Angels

Abbott Handerson Thayer (1849–1921), A winged figure
*
*
Abbott Handerson Thayer, The Virgin Enthroned
*
Abbott Handerson Thayer, Caritas
*
Abbott Handerson Thayer, My Children
*
Abbott Handerson Thayer, Seated Angel
*
Abbott Handerson Thayer, Stevenson Memorial
*
Abbott Handerson Thayer, Angel
*
Abbott Handerson Thayer, Winged Figure
*
Abbott Handerson Thayer, Noon
*
Abbott Handerson Thayer,
 Head of a Boy (Recto) and Head of a Girl (Verso)

Les curieux, les curieuses...

Jean-Honoré Fragonard (1732-1806), Les Curieuses
Paris, musée du Louvre
*
« Les curieux sont toujours dupes de leur curiosité.
Ils expliquent tout et ne comprennent rien.»
Georges Bernanos

Eliza Doolittle, Pack Up

Pack up

samedi 11 septembre 2010

Musée d'Orsay, Jean-Léon Gérôme (1824-1904), L'Histoire en spectacle

Jean-Léon Gérôme (1824–1904), Pollice Verso. © Phoenix Art Museum

Jean-Léon Gérôme (1824-1904)
L'Histoire en spectacle
du 19 octobre 2010 au 23 janvier 2011

  Gérôme fut longtemps stigmatisé comme l'emblème d'un académisme stérile, avant que la perception de l'artiste n'évolue profondément au cours des dernières décennies. Il est aujourd'hui compris comme l'un des grands créateurs d'images du XIXe siècle.

  L'exposition permet d'aborder tous les enjeux de son oeuvre, de ses sources à son influence : la place de Gerôme dans la peinture française de son temps, sa conception théâtralisée de la peinture d'histoire, son rapport complexe à l'exotisme, son usage de la polychromie en sculpture, son rôle d'enseignant, son rapport au modèle antique. Elle offre également l'occasion de s'interroger sur la façon dont sa personnalité cristallise le combat anti-académique de la fin du XIXe siècle, et enfin, l'engouement qu'il suscite auprès du public et des collectionneurs américains.

  Au-delà de sa séduction immédiate et de son accessibilité, c'est donc la double identité de cette oeuvre, à la fois savante et populaire, poussant l'obsession illusionniste jusqu'à l'étrange, qui la rend aujourd'hui si précieuse aux yeux des historiens d'art et du grand public.

  Cette exposition a été présentée à Los Angeles au Getty Museum du 15 juin au 12 septembre 2010. Et sera visible à Madrid au Museo Thyssen-Bornemisza du 1er mars au 22 mai 2011.

 
Jean-Léon Gérôme (1824–1904), Corinth. J.Nicholson, Beverly Hills, California

vendredi 10 septembre 2010

Une année chez les Français, Fouad Laroui

Entre Le Petit Chose et Le Petit Nicolas, l’histoire émouvante et cocasse d'un
enfant marocain propulsé dans l’univers sophistiqué d’un lycée international.
 
Mot de l'Editeur C’est en 1970 que le ciel tombe sur la tête de Medhi Khatib. Ébloui par l’intelligence et la boulimie de lecture de son jeune élève, son instituteur s’est battu comme un lion pour lui obtenir une bourse d’interne dans le prestigieux lycée Lyautey de Casablanca, réservé aux enfants des hauts fonctionnaires français et des familles les plus influentes du régime marocain. Medhi a passé ses dix premières années au pied de l’Atlas. Pauvre, libre, heureux, choyé par une mère imprégnée de culture ancestrale et par un père qui rêve pour son pays d’un avenir démocratique et moderne, il n’envisageait rien d’autre que de continuer à jouir de l’existence et de se repaître de ces livres merveilleux dont l’abreuvait son instituteur. Du jour où l'un de ses oncles l’abandonne à l’entrée du lycée Lyautey, en lui fourrant dans les bras une paire de dindons qu’il est censé offrir au responsable de l’établissement, la vie de Medhi change de dimension. Editions Julliard


Biographie Fouad Laroui né en 1958 à Oujda, est un économiste et écrivain marocain. Après des études au Lycée Lyautey à Casablanca, il passe par l' Ecole Nationale des Ponts et Chaussées en France, dont il sort ingénieur. Après avoir travaillé dans une usine de phosphates à Khouribga (Maroc), il part pour le Royaume-Uni, où il passe quelques années à Cambridge et à York. Il obtient un doctorat en sciences économiques et part vivre à Amsterdam où il enseigne l'économétrie puis les sciences de l'environnement à l'Université. Parallèlement, il se consacre à l'écriture.Ses romans écrits en français connaissent un grand succès au Maroc pour sa façon de se moquer des blocages et aussi des pesanteurs de la société marocaine. Il le fait avec humour et sans discours politique trop explicite. Lire la suite ICI


Monet Claude (1840-1926), Les dindons
(C) RMN (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski
Extrait Mehdi posa son bol de chocolat et fixa d'un regard incrédule Morel qui admirait son reflet dans une vitre du réfectoire, quelques mètres plus loin. Morel se retourna et vit qu'on le regardait avec insistance. Trois bonds souples et il était au-dessus de Mehdi, comme une tour humaine se penchant, menaçante, sur le petit Sarrasin.
 -Y a un problème, Fatima ? T'as perdu tes dindons?
 Mehdi, transi, ne bougeait plus. Morel insista :
  - Eh ben quoi, parle, fils, quoi, quoi, qu'est-ce qu'il y a?
  Les sept commensaux de Mehdi s'étaient arrêtés de manger et le regardaient, ravis de le voir sur le point d'être dévoré tout cru par le surveillant. Mehdi espéra une grande explosion, qui ne vint pas, un raz de marée, qui ne vint pas non plus, puis s'entendit dire d'une voix mal assurée et trop aiguë :
  - C'est que... vous dites « la fille à Chamayrac », m'sieur, mais il faut dire « la fille de Chamayrac ».
  Les sept internes ouvrirent grand leurs yeux. On n'avait jamais vu ça. C'était trop beau! Ce bizuth osait corriger Morel ! Il y avait de la gifle dans l'air, du coup de poing dans les gencives, peut-être un meurtre. Ledit Morel resta là, sidéré, la bouche ouverte, pendant quelques secondes ; puis, ayant enfin compris ce qu'on lui disait, il se redressa, passa la paume de sa main sur ses cheveux, hagard, et se mit à vagir...

***
  J'ai pris plaisir à suivre le jeune Mehdi dans cet établissement mythique qu'est encore aujourd'hui le lycée Lyautey de Casablanca. Une année scolaire riche en situations drôles et émouvantes à la fois. Un roman admirable! Avec Une année chez les Français, Fouad Laroui dont les talents ne sont plus à prouver, vient d'être nominé pour le Prix Goncourt 2010

Lycée Lyautey Batiment H, Casablanca

jeudi 9 septembre 2010

Tu t'étoiles, amoureuse...

Herbert James Draper (1863-1920), Day and the Dawnstar
Tu t'étoiles, amoureuse.
Le vent est le sophiste capable de te perdre,
capable de prouver le nord et le sud
en brillant sur tes cheveux.

André Ughetto
Extrait de Promenade

mercredi 8 septembre 2010

La danse des sept voiles

Paul Antoine de La Boulaye (1849 – 1926), Salomé

 Mais il arriva du fond de la salle un bourdonnement de surprise et d'admiration. Une jeune fille venait d'entrer.
  Sous un voile bleuâtre lui cachant la poitrine et la tête, on distinguait les arcs de ses yeux, les calcédoines de ses oreilles, la blancheur de sa peau. Un carré de soie gorge-pigeon, en couvrant les épaules, tenait aux reins par une ceinture d'orfèvrerie. Ses caleçons noirs étaient semés de mandragores, et d'une manière indolente elle faisait claquer de petites pantoufles en duvet de colibri.
  Sur le haut de l'estrade, elle retira son voile. C'était Hérodias, comme autrefois dans sa jeunesse. Puis, elle se mit à danser.
  Ses pieds passaient l'un devant l'autre, au rythme de la flûte et d'une paire de crotales. Ses bras arrondis appelaient quelqu'un, qui s'enfuyait toujours. Elle le poursuivait, plus légère qu'un papillon, comme une Psyché curieuse, comme une âme vagabonde, et semblait prête à s'envoler.
  Les sons funèbres de la gingras* remplacèrent les crotales. L'accablement avait suivi l'espoir. Ses attitudes exprimaient des soupirs, et toute sa personne une telle langueur qu'on ne savait pas si elle pleurait un dieu, ou se mourait dans sa caresse. Les paupières entre-closes, elle se tordait la taille, balançait son ventre avec des ondulations de houle, faisait trembler ses deux seins, et son visage demeurait immobile, et ses pieds n'arrêtaient pas.
* Flûte phénicienne.
Gustave Flaubert, Trois contes, Hérodias

Rita Hayworth dans
Salomé, un film de William Dieterle de 1953

mardi 7 septembre 2010

Lydia Delectorskaya, Muse et modèle de Matisse


Lydia D., muse et modèle de Matisse
jusqu'au 27 septembre 2010

Cette exposition regroupe 105 œuvres dont Lydia est le modèle, parmi lesquelles 16 peintures et 77 dessins, et rassemble de nombreuses photographies. Les prêts obtenus - 89 œuvres –, en partie inédits et tous exceptionnels, proviennent de la famille du peintre, de nombreuses collections privées américaines et françaises, ainsi que des plus grands musées internationaux, tels le musée d'art contemporain de Montréal, le Statens Museum for Kunst de Copenhague, le Baltimore Museum of Art, l’Allen Memorial Art Museum de Oberlin, Ohio, la Tate, le Centre Georges Pompidou / Musée national d’art moderne / Cci de Paris et de la Bibliothèque nationale de France de Paris.

Née à Tomsk en Russie en 1910, Lydia arrive à Nice en 1930. Après avoir cumulé des petits emplois, elle rencontre Matisse en octobre 1932, et restera auprès de lui 22 ans. Dès 1935, date à laquelle le peintre remarque son expressivité, elle est tout à la fois dame de compagnie de son épouse, secrétaire et modèle. Matisse qualifiera la beauté de Lydia comme étant celle d’« une princesse de glace » et en fera son modèle privilégié. En 1938, congédiée par Madame Matisse, Lydia n’en demeure pas moins indispensable à l’artiste, pour le secrétariat, l’intendance, la manutention et l’assistance en atelier. Elle veille au calme nécessaire à la créativité de l’artiste, à la logistique, tout en posant pour des tableaux et dessins. Elle participe aux accrochages des expositions consacrées à l’artiste, elle assure le suivi de la réalisation des carreaux de céramique et des vitraux de la chapelle du Rosaire de Vence, elle suit la préparation du musée Matisse du Cateau-Cambrésis en 1952. Après la mort de Matisse en 1954, Lydia publie deux ouvrages, en témoignage de sa collaboration avec l’artiste : L’apparente facilité, Henri Matisse : peintures de 1935-1939, édité en 1986 chez Adrien Maeght, puis dix ans plus tard, Henri Matisse, contre vents et marées : peintures et livres illustrés de 1939 à 1943, aux éditions Hansma, Paris.
.


Henri Matisse, Le Rêve
*
Henri Matisse, La Blouse verte
*
Henri Matisse, Deux jeunes filles
*
Henri Matisse, Robe violette et anémones
*
Henri Matisse, Corselet sur fond de « Tahiti »
*

lundi 6 septembre 2010

L'art nouveau, Jean-Michel Leniaud


L'art nouveau ou le désir de changement
Jean-Michel Leniaud

L’art nouveau répond à des termes et des réalités multiples. « Art nouveau » en France, « nieuwe Kunst » aux Pays-Bas et en Belgique, « Jugendstil », « Secession » en Europe centrale, « Modernismo » à Barcelone et son équivalent à Moscou, « Modern style » font référence au projet de changement ; « art floral » et « arte floreale », à certains des motifs qui l’ont inspiré ; « style Guimard » ou « Liberty », à quelques unes des personnalités qui l’ont marqué ; « style coup de fouet » ou « Peitschenhieb », « style nouille » aux émois agressifs qu’il a suscités ; « style 1900 », au millésime qui, avec l’Exposition universelle présentée à Paris la même année, a symbolisé un moment d’apogée qui se confond, à tort ou raison, avec la « Belle époque ».

Pour se cantonner à cette liste en dépit de son caractère incomplet, il faut observer que chacune des qualifications proposées soulève un problème : l’Art nouveau caractérise-t-il la Belle époque ? privilégie-t-il les lignes végétales et courbes ? désigne-t-il un « style » ?

Force est de reconnaître, quel que soit le pays dans lequel il s’est illustré, qu’il n’a pas obtenu un consensus suffisamment large pour l’identifier à une société tout entière ; que la tendance à l’abstraction et à la géométrie des perpendiculaires l’ont autant absorbé que le floral et la courbe ; et qu’en définitive, les formes, les motifs et les couleurs qu’il a exprimés offrent une diversité multiple, sinon contradictoire. On retrouve, alors, le point de rassemblement de cet art aux aspects et aux dates si variés selon le pays, qui a duré de 1870 environ à 1914 environ.

Les plus grands artistes de Lalique à Gallé, de Daum à Tiffany, de Horta à Guimard ou de Van de Velde à Gaudi sont les pivots de cette synthèse remarquable sur un moment incontournable de l’art moderne.

samedi 4 septembre 2010

Joyeux Anniversaire Myriam!

Joyeux anniversaire ma Myriam chérie,
 et que cette année soit pour toi l'année de tous les succès!

vendredi 3 septembre 2010

Ceux qui rêvent éveillés

Simeon Solomon (1840-1905), The sleepers and One who watches

"Ceux qui rêvent éveillés ont connaissance de mille choses
qui échappent à ceux qui ne rêvent qu'endormis."

Edgar Allan Poe
Histoires grotesques et sérieuses

jeudi 2 septembre 2010

Allégorie, Charles Baudelaire

James Sant (1820-1916), The moonlit beauty
***
C'est une femme belle et de riche encolure,
Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
Les griffes de l'amour, les poisons du tripot,
Tout glisse et tout s'émousse au granit de sa peau.
Elle rit à la mort et nargue la Débauche,
Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
De ce corps ferme et droit la rude majesté.
Elle marche en déesse et repose en sultane ;
Elle a dans le plaisir la foi mahométane,
Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
Elle appelle des yeux la race des humains.
Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
Que la beauté du corps est un sublime don
Qui de toute infamie arrache le pardon.
Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire,
Et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire,
Elle regardera la face de la Mort,
Ainsi qu'un nouveau-né, - sans haine et sans remord.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal

mercredi 1 septembre 2010

Après les vacances...

William Stephen Coleman (1829-1904)
Nymph with Conch Shell
*
William Stephen Coleman, Hooked
*
William Stephen Coleman
 I'm Forever Blowing Bubbles
*
William Stephen Coleman
The Butterly Catcher
*
 William Stephen Coleman, Love birds
*
 The goldfish bowl
***

Après des vacances méritées en bord de mer,
des matinées détente de pêche à la ligne,
des parties interminables de bulles de savon,
des après-midi découverte et chasse aux papillons...
Il serait temps de penser à la rentrée des classes...
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard