vendredi 21 février 2014

Félix Marcilhac Collection Privée, Vente Sotheby's

47- Ossip Zadkine Jeune fille à la colombe, vers 1928
Estimation   150,000 — 200,000 €
Félix Marcilhac Collection Privée
Vente chez Sotheby’s à Paris en
association avec Artcurial
les 11 et 12 mars 2014

 Le parcours de Félix Marcilhac dans l’univers des grands marchands est exceptionnel. Parmi les plus importants antiquaires au monde dans le domaine des Arts Décoratifs du XXe siècle, Félix Marcilhac se distingue par sa formation et son approche d’historien de l’art, ayant consacré une part majeure de son activité à la recherche et à l’écriture. Ses monographies ont contribué à faire redécouvrir un très grand nombre d’artistes. 

Exceptionnel aussi est son approche instinctive des œuvres d’art et la sensibilité artistique qui a présidé à la constitution de sa collection privée. Un ensemble unique façonné pendant plus de quarante ans qui réunit un nombre impressionnant de chefs-d’œuvre des grands créateurs de la période Art Déco, dont la plupart n’a pas été vue depuis des décennies. Félix Marcilhac vivait entouré de tous ses objets devenus son cadre de vie quotidien et familial, ouvert uniquement à ses proches. Les provenances de ces pièces sont souvent extrêmement prestigieuses, au premier rang desquelles les noms de Jacques Doucet, Marie-Laure de Noailles, Elsa Schiaparelli, Jeanne Lanvin, Paul Cocteau, ou d’autres, comme Jacques André, moins connus du grand public mais si importants à leur époque.

Toutes les techniques sont représentées dans cet ensemble qui compte plus de 300 lots: la verrerie, qu’elle soit d’Emile Gallé, Maurice Marinot, François Décrochement ou Henri Navarre, les céramiques de Dalpayrat ou Henri Simmen, la sculpture des artistes venus d’Europe de l’Est, Josef Csaky et Gustav Miklos, ou Ossip Zadkine, l’attrait pour l’Orient de Jacques Majorelle et François-Louis Schmied, le goût pour les nuances chaudes de la laque de Jean Dunand et pour le grain du galuchat soulignant les formes les plus pures de Jean-Michel Frank, le luxe du cristal de roche, le modernisme de la console de Pierre Legrain et des pièces de Pierre Chareau, le cubisme du fauteuil de Marcel Coard et de beaucoup de sculptures, la modernité de Jean Goulden, la fraîcheur de Jean Lambert-Rucki, la figure humaine encore et toujours, autant d’axes juxtaposés qui donnent à la collection le statut d’une œuvre à part entière, construite avec passion et personnalité. 

Le catalogue de cette vente exceptionnelle sera accompagné d’un livre d’art écrit par Jean-Louis Gaillemin (éditions Le Passage) retraçant le parcours et le goût de Félix Marcilhac. Ce livre sera rythmé d’entretiens avec Félix Marcilhac mais aussi avec de grandes personnalités du monde de l’art, de la décoration et de la mode, tous clients et amis de Félix Marcilhac.

1-Travail français Paire de portes, vers 1930
Estimation   20,000 — 25,000 €

4- Pierre-Adrien Dalpayrat & Maison Keller Vase Serpent, 1900
Estimation   30,000 — 40,000 €

5- Elizabeth Eyre de Lanux Console, vers 1930
Estimation   60,000 — 80,000 €

7- François-Louis Schmied Le Vanneur, 1936
Estimation   60,000 — 80,000 €

9- Gustave Miklos Figures et Chien, n. 1, 1921
Estimation   100,000 — 120,000 €

10- Joseph Csaky Tête de Femme, 1924
Estimation   60,000 — 80,000 €

13- Jean Dunand & Jean Goulden Commode à l'anglaise, Pièce unique, 1921
Estimation   300,000 — 400,000 €

14- Maurice Marinot Petit flacon, 1925
Estimation   10,000 — 12,000 €

16- Maurice Marinot Grand vase 'Les trois danseuses', 1922
Estimation   15,000 — 20,000 €

23- Gustave Miklos Profil de Femme, 1922
Estimation   10,000 — 15,000 €

31- François-Louis Schmied Chaouch endormi, 1937
Estimation   50,000 — 60,000 €

38- Pierre Legrain Console, vers 1924
Estimation   100,000 — 120,000 €

53- Jacques Majorelle Les deux amies, 1941
Estimation   250,000 — 300,000 €

57- Marcelle Ackein Joueur de balafon
Estimation   60,000 — 80,000 €

105- Taxile Doat & L'Escalier de Cristal Coloquinte, vers 1890
Estimation   4,000 — 5,000 €

111- Jean-Léon Gérôme La joueuse de cerceau, 1891
Estimation   4,000 — 5,000 €

122- Émile Gallé La passiflore, Vase parlant, 1900
Estimation   60,000 — 80,000 €

127- Alphonse Mucha Esquisse pour L'Épopée Slave, vers 1912
Estimation   15,000 — 20,000 €

193- Raphael Delorme Lumière et ombre, vers 1930
Estimation   15,000 — 20,000 €
Cliquez sur les photos pour les voir dans leur taille originale.

mardi 18 février 2014

Jeux d'enfants, Etienne Dinet

Etienne Dinet (1861-1929), Jeune fille nouant le turban de son amie

Fillettes allant à  la fête

Costume de fête

Jeune coiffeuse

Jeu de la Krouta

Fillettes jouant avec une poupée

Fillette jouant avec son frère

Farandole de jeunes filles

Enfants jouant accroupis, (Les bavards)

Jeux d'enfants

La Dispute

Jeu d'enfants imitant une charge de baudet

Jeu d'enfants dans la palmeraie El Kourkba

Jeux de fillettes, l'Alilou

Fillettes sautant à la corde

La Balançoire

Petites voisines causant sur les terrasses

Adolescentes dans un arbre

Jeunes baigneuses au bord de l'oued

Fillettes jouant
Biographie 
 Alphonse-Etienne Dinet est né en 1861 à Paris dans un milieu bourgeois originaire du Loiret.
Son père était avoué près du Tribunal de la Seine, son grand-père, ingénieur, fils d'un procureur du roi à Fontainebleau. Sa mère, Louise Marie Adèle Boucher était elle-même fille d'avoué.
Son passage à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris fut couronné de succès.
Médaille du Salon des Arts plastiques du Palais de l'Industrie (1884) qui lui accorde une bourse pour l'Algérie, pays qu'il avait déjà visité en 1883, il fait alors un grand périple jusqu'à Ouargla et Laghouat.
C'est la découverte décisive et émerveillée du Sud qui va profondément marquer la vie de Dinet. Parmi les œuvres lumineuses rapportées de ce voyage, figure l'admirable vue des«Terrasses de Laghouat» (exposée au Musée National des Beaux-Arts d'Alger). Et où il resta cette fois cinq ans.
A son retour à Paris en 1889, il présente à l'Exposition Universelle une série de toiles réalisées à Bou-Saâda, ce qui lui vaut une médaille d'argent.
Subjugué par la magnificence du Sud algérien, il entreprend, en 1905, un autre voyage, et s'installera à Bou-Saâda, sa seconde patrie, pour vivre définitivement auprès de ses hôtes et de ses frères.
Jusqu'alors, Dinet avait partagé chacun de ses étés entre cette localité, Biskra et Laghouat. Parlant couramment l'arabe, qu'il avait appris à Paris avec son ami l'orientaliste Paul Leroy, Dinet pénétra plus en avant dans la vie locale grâce à Sliman Ben Ibrahim. Les hommes se rencontrèrent en 1889, et une amitié indéfectible naquit entre eux.
Il participa aux Expositions coloniales de 1906 et 1922, et prit une part active aux Salons d'Alger. Il quitta les Artistes Français mais contribua régulièrement aux Salons de la Société de Peintures Orientalistes dont il était un membre important.
Avec l'aide de son ami Sliman, il parcourt le désert et se familiarise avec les tribus nomades et bédouines, découvrant la tradition arabo-berbère. Ce qui le poussera à aimer puis à se convertir à l'Islam en 1913 en devenant Nasr-Ed-Dine Dini et en 1929 après le pèlerinage à la Mecque: Hadj-Nasr-Ed-Dine Dini.
Après le pèlerinage à La Mecque accomplit le 2 avril 1929, il meurt Le 24 décembre de la même année à Paris sans avoir pu rentrer à Alger où il avait une villa depuis 1924. Un service fut célébré à la Mosquée de Paris, avant l'inhumation à Bou-Saâda, dans la kouba funéraire qu'il s'était fait construire.
Durant les années trente, la création d'un musée Dinet à Alger fut envisagée, malgré quelques differends entre Sliman, dont Dinet avait fait son fils adoptif, et Jeanne, sa sœur dévouée mais un peu envahissante.
Un musée serait actuellement à l'étude à Bou-Saâda.
Etienne Dinet figure parmi les Orientalistes les plus recherchés des collectionneurs. Source

jeudi 13 février 2014

Automobile Club d'Égypte, Alaa El Aswany

Kees van Dongen (1877-1968), Ba-rah, Persian Dancer
***
Quatrième de couverture
 En cette fin des années 1940, sous les pales des ventilateurs de l’Automobile Club du Caire, l’Égypte des pachas et des monarques flirte avec aristocrates et diplomates de tout poil, pour peu qu’ils soient européens. Régulièrement, Sa Majesté le roi honore de son éminente présence la table de poker. Extravagance, magnificence et décadence qui s’arrêtent aux portes des salons lambrissés. Dans les communs, une armada de serveurs et d’employés venus de Haute-Égypte et de Nubie s’escriment à satisfaire les exigences de l’inflexible El-Kwo, le chambellan du roi. L’esclave du monarque est aussi le chef suprême des employés de tous les palais royaux, qui régente dans ses moindres détails leur misérable existence et se délecte à professer l’art de la soumission.
 Parmi ses “sujets” : Abdelaziz Hamam, descendant d’une puissante famille ruinée, venu au Caire dans l’espoir d’assurer l’éducation de sa progéniture. À suivre les chemins contrastés qu’empruntent ses enfants, on découvre les derniers soubresauts de l’Égypte pré-nassérienne : morgue des classes dominantes, dénuement extrême des laissés-pour-compte, éveil du sentiment nationaliste. De toute part l’édifice se lézarde, et dans le microcosme de l’Automobile Club, où le visage noir charbon d’un domestique ajoute une touche d’élégance au décorum, frémissent les temps futurs et l’explosion révolutionnaire qui va embraser le pays.
 Engagé et humaniste comme jamais, Alaa El Aswany renoue ici avec les récits populaires et hauts en couleur de l’irrésistible Immeuble Yacoubian et désigne inlassablement la seule voie juste pour son pays : une démocratie égyptienne à construire.

Né en 1957 dans la vallée du Nil, Alaa El Aswany exerce le métier de dentiste au Caire,en parallèle d'une carrière de chroniqueur et de romancier traduit dans le monde entier. Après le célèbre Immeuble Yacoubian, porté à l'écran par Marwan Hamed, paru en 2006, Actes Sud a publié Chicago (2007), J'aurais voulu être égyptien (2009) et Chroniques de la révolution égyptienne (2011).

Kees van Dongen (1877-1968), Café with two women and one man
Extrait
  L’affaire avait commencé deux ans plus tôt, au cours de la soirée que l’Automobile Club organisait tous les ans à l’occasion de la nouvelle année. Assistaient à la réception le haut-commissaire britannique, les ambassadeurs étrangers, les ministres ainsi que de hautes personnalités et des princes de la famille royale. Tout à coup, vers une heure du matin, Sa Majesté le roi fit aux invités l’honneur de la surprise de son éminente présence. Il souhaita une bonne année à l’assistance puis prit sa place autour du tapis vert et se mit à jouer aux cartes jusqu'au matin. Comme d’habitude, tant pour les hommes que pour les femmes, la fête reflétait les dernières tendances de la mode : fourrures, robes de soirée, smokings, c’était un vrai concours d’élégance. Une invitée attira l’attention de Mr Wright. C’était une femme dans la quarantaine, mince, claire de peau, les cheveux fins d’un brun  anthracite coiffés à la garçonne. Elle fumait sans arrêt et portait une simple robe bleue qui n’était pas du tout à la hauteur de l’événement. Wright se mit à l’observer avec étonnement. Il se demandait comment cette femme osait venir  à une soirée de ce niveau avec une robe qui, au plus, aurait pu convenir pour aller prendre le thé. Le plus étonnant était qu’elle parlait et riait  avec les invités d’une manière, comme si elle ne se rendait pas compte de l’anomalie de son apparence. La curiosité de Mr Wright redoublait et finalement il interrogea Chaker, le maître d’hôtel :
- Qui peut bien être cette femme avec sa robe bleue ?
Le maître d’hôtel s’inclina :
- C’est Mme Odette Fattal, Monsieur.
- Est-elle une parente de M. Henri Fattal ?
- C’est sa fille, Monsieur.
  Cela rendait la chose encore plus incompréhensible. Le millionnaire Henri Fattal était un des plus grands marchands de coton d'Égypte. Pourquoi sa fille apparaissait-elle sous cet aspect misérable ? N’importe quelle secrétaire de son père portait à n’en pas douter de plus beaux vêtements. Qu’est-ce que cela voulait dire, et pourquoi les personnes présentes semblaient accepter sans problème la présence parmi elles de ce lapin sauvage ? Wright ne fut pas capable de dominer plus longtemps sa curiosité. Il demanda un verre qu’il avala d’une seule traite, puis, mettant fin à son hésitation, s’avança  vers la femme.
Traduit de l'arabe (Égypte) par Gilles Gauthier

Kees van Dongen (1877-1968), Nil

jeudi 6 février 2014

Vente de Bijoux Marocains, Pierre Bergé & Associés

Estimation : 500 - 700 €
46 - Collier aux boules émaillées tamgout et ornement de natte, Tzinit. Collier formé d'enfilades multiples de perles de corail, ambre et coquillages autour de grosses boules tagmout émaillées vertes et jaunes, et pendeloques en argent. Ornement de natte achevé de trois grelots en argent, formé de rangs de coquillages, corail et perles d'ambre et de turquoise

Bijoux Ethniques – Art Primitif

Vente mercredi 12 février 2014 à 14h00
Paris - Drouot Richelieu Salle 15


Expositions publiques
Mardi 11 février de 11 heures à 18 heures
Mercredi 12 février de 11 heures à 12 heures


 Gabrielle "Gaby BONAN" est née en 1917 à Meknes d’un père officier dans l’armée Française, entré au Maroc dans l’état major du Maréchal Lyautey.
 Après des études brillantes, elle a enseigné l’histoire  et la géographie au lycée de jeunes filles de Casablanca et épousé Fred BONAN, industriel, avec qui elle a partagé le goût des voyages et des arts.
 Historienne, femme de culture et amoureuse du Maroc, pratiquant couramment la langue arabe, Gaby BONAN a initié leurs trois enfants, Michel, Jean-Jacques et Dominique, à la culture de ce pays.
 Ils ont sillonné le pays et pris l’habitude, sous la houlette de cette mère complice, d’acquérir des bijoux au gré des souks et des médinas pour constituer, sur plusieurs décennies, cette remarquable collection raisonnée de bijoux Marocains qu’ils ont décidé aujourd'hui de mettre en vente. 


Estimation : 500 - 700 €
 15 - Parure pectorale, taseddit, Moyen Atlas Aït Sehrouchen en argent, formée de trois rangs de médaillons en losanges et en amandes à décor ciselé et niellé, rattachés par des chaînettes et montés sur un cordon de laine. PB: 298 g

Estimation : 400 - 600 €
22 - Paire de fibules, Haut Atlas en argent montées sur de larges pièces de monnaies datées 1331 H. / 1912 et 1336 H. / 1917, rehaussées d'émail jaune et vert et cabochons de verre rouge. PB: 334 g

Estimation : 500 - 700 €
47 - Diadème de femme juive, vallée du Dadès. Bandeau en cotonnade polychrome cousue de pièces de monnaie, à pendeloques en corail achevées de pièces formant pampilles. PB: 534 g

Estimation : 150 - 200 €
58 - Porte-amulette, herz, Tiznit en argent émaillé en polychromie, de forme quadrangulaire et à pendeloques de corail et petites monnaies datées 1321 H. / 1903 formant pampilles. PB: 50 g

Estimation : 550 - 750 €
66 - Deux porte-corans en argent et cuivre jaune, l'un à cabochons de pierres de couleur avec cordon, l'autre à décor de carrés magiques. PB: 890 g

Estimation : 400 - 600 €
118 - Collier, Tiznit alternant d'importantes perles d'ambre à des rondelles de feutrine, et perles plus importantes tagmout en argent rehaussé d'émail vert et jaune

Estimation : 550 - 750 €
131 - Parure pectorale zaïane, Moyen Atlas en argent partiellement doré, formée de deux fibules bermil en forme de goutte, à décor ciselé et émaillé à cabochons de corail, et longues pendeloques de corail et monnaies, reliées par une double chaînette à perles de corail. PB: 572 g

Estimation : 600 - 800 €
137 - Quatre porte-corans, Nord du Maroc en argent ciselé, de forme rectangulaire, dont deux couvercles en forme de fronton. (Manque une chaînette). P: 648 g

Estimation : 2 200 - 3 200 €
138 - Diadème, région de Tiznit, XIXe siècle, constitué de trois grandes plaques articulées en argent filigrané et émaillé turquoise et jaune, à cabochons d'agate et pampilles de corail. Attaches de trois crochets reliés par des chaînettes. PB: 312 g

Estimation : 1 700 - 2 200 €
139 - Diadème, Ida ou Nadif, constitué de trois plaques rectangulaires articulées en argent niellé et émaillé vert et jaune cousues sur bande de cuir, à cabochons d'agathe et deux rangées de pendeloques. PB: 232 g

Estimation : 400 - 600 €
158 - Boucle de ceinture, Nord du Maroc en argent partiellement doré en forme de quadrilobe ajouré de fleurons et rehaussé de cabochons de verre coloré. PB: 152 g
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard