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vendredi 29 août 2014

Émile Bernard (1868-1941), La peinture en colère

Emile Bernard, Après-midi à Saint-Briac, 1887 Huile sur toile, 46 x 55 cm Aarau, Aargauer Kunsthaus. © Jörg Müller, Aarau
Émile Bernard (1868-1941), La peinture en colère
Du 17 septembre 2014 au 5 janvier 2015

Peintre, graveur, mais aussi critique d'art, écrivain et poète, Emile Bernard est une personnalité majeure dans l'élaboration de l'art moderne. A la fin des années 1880, il inaugure le style cloisonniste, dont on sait l'importance qu'il revêtira chez Gauguin et Van Gogh, dont Bernard fut proche, mais aussi chez les Nabis.
Après la controverse sur l'invention du symbolisme en peinture, qui l'oppose violemment à Gauguin, Bernard s'installe au Caire où il reconsidère la stylisation schématique et la recherche de primitivisme symboliste. La découverte des maîtres anciens l'incitera cependant à renouer avec la tradition.

De retour en France, il publie des témoignages fondamentaux sur Cézanne et des écrits esthétiques remettant en cause les avant-gardes au nom de la tradition picturale. Mais, loin de se définir par un traditionalisme suranné, son art porte toujours la marque d'une personnalité curieuse et tourmentée, à la recherche de l'absolu artistique.

Cette exposition sera la première à présenter la longue carrière de cet artiste protéiforme, dont les mutations successives participent à chaque fois d'une redéfinition de la personnalité et remettent en cause la notion même de style.

Emile Bernard, Autoportrait, 1890 Huile sur toile, 55,5 x 46 cm Brest, Musée des beaux-arts.
© Collection : Musée des beaux-arts de Brest Métropole Océane

Emile Bernard, La Moisson d’un champ de blé́, 1888 Huile sur toile, 56,4 × 45,1 cm Paris, Musée d’Orsay. 
© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Jean-Gilles Berizzi

Emile Bernard, Bretonnes aux ombrelles, 1892 Huile sur toile, 81,3 × 100,3 cm Paris, Musée d’Orsay.
© RMN-Grand Palais (Musée d'Orsay) / Hervé Lewandowski

Emile Bernard, Le repos du berger, Huile sur toile, 120 x 150 cm Paris, Musée d’Orsay.
© Musée d'Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt

Emile Bernard, Chiffonnières – Clichy, 1887 Huile sur toile, 38 × 46 cm Brest, Musée des beaux-arts. 
© Collection : Musée des beaux-arts de Brest Métropole Océane

vendredi 11 octobre 2013

Frida Kahlo / Diego Rivera. L'art en fusion

Frida Kahlo (1907-1954)
Frida Kahlo / Diego Rivera. L'art en fusion
du 9 octobre 2013  au 13 janvier 2014

Le musée de l’Orangerie présente, en collaboration avec le musée Dolorès Olmedo de Mexico, une exposition consacrée au couple mythique incarné par Diego Rivera (1886-1957) et Frida Kahlo (1907-1954). L’originalité de la manifestation consiste à présenter leurs œuvres ensemble, comme pour confirmer leur divorce impossible, effectif dans les faits mais aussitôt remis en question après une seule année de séparation.
Elle permettra aussi de mieux  entrevoir leurs univers artistiques, si différents et si complémentaires, par cet attachement commun et viscéral à leur terre mexicaine : cycle de la vie et de la mort, révolution et religion, réalisme et mysticisme, ouvriers et paysans.



Frida Kahlo  et Diego Rivera

jeudi 13 octobre 2011

L'Espagne entre deux siècles, de Zuloaga à Picasso - 1890-1920

Hermen Anglada Camarasa, Granadina © MNAC – Museu Nacional 
d'Art de Catalunya, Barcelona. Photo : Calveras/Mérida/Sagristà © ADAGP, Paris 2011
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L'Espagne entre deux siècles, de Zuloaga à Picasso - 1890-1920
7 octobre 2011 au  9 janvier 2012
°*°*°
Si les peintres du Siècle d'or espagnol sont bien connus du public français, c'est sans doute moins le cas des artistes de la période charnière entre les XIXe et XXe siècles, à l'exception, peut-être, de Sorolla. Ils furent nombreux pourtant, comme Zuloaga, Casas, Camarassa ou Rusiñol, à séjourner longuement à Paris et à exposer régulièrement aux Salons. Cette génération a ouvert la voie à ceux qui allaient devenir des géants de l'Histoire de l'art : Dalí, Miró et Picasso.
Le parcours exalte deux visions de l'Espagne. Une Espagne noire, dont Zuloaga et Solana sont les meilleurs représentants, et une Espagne blanche magnifiée par la palette lumineuse et chatoyante de Sorolla. Entre ces deux sensibilités et dans le foisonnement des mouvements artistiques qui se superposent à l'orée du XXe siècle, l'exposition montre qu'en constante relation avec Paris, capitale de la peinture nouvelle, la plupart de ces artistes adoptent de nouveaux langages, mais restent aussi les héritiers de Greco, Ribera, Goya en préservant leur part d'hispanité.

Pablo Picasso, Au Moulin rouge Huile sur toile
Collection particulière © Succession Picasso 2011
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Ignacio Zuloaga y Zabaleta, Barrès devant Tolède 1913. Huile sur toile, 203 x 240 cm
 Nancy, Musée lorrain (dépôt de musée d’Orsay)© Collection Centre Pompidou, 
dist. RMN / Philippe Migeat, ADAGP, Paris 2011
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Santiago Rusiñol, La Cour des orangers 1904. Huile sur toile, 86,5 x 107 cm
cliché P. Bru, ADAGP, Paris 2011Castres, musée Goya 
(dépôt du musée d’Orsay) © Castres – musée Goya, 
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«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard