jeudi 20 octobre 2011

Les femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses, Laure Adler & Stefan Bollmann

 Sir John Lavery (1856-1941), Miss Auras (Le Livre rouge) Collection particulière

« Quiconque sait lire voit deux fois mieux. »
Méandre (IV siècle avant Jésus-Christ)
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Mot de l'Editeur
C'est une lectrice encore plus redoutable et avisée que Stefan Bollmann et Laure Adler introduisent dans ce volume les Femmes qui lisent sont de plus en plus dangereuses, tout en poursuivant l'exploration du thème de la lecture féminine et de sa représentation. La lecture de romans, méprisée par les hommes et considérée par eux comme une perte de temps, commence à porter ses fruits pour les femmes. Des siècles durant, leur addiction à la lecture a été blâmée parce qu'elle était considérée comme une activité désordonnée, manquant de discernement, les incitant à négliger d'abord leurs tâches domestiques, puis leurs devoirs publics: en d'autres termes, c'était une activité immorale, impudique et dépravée. Les femmes qui lisaient non seulement se mettaient en danger, mais elles étaient dangereuses.
En réalité, par leur désir effréné de lecture, elles ont acquis une grande connaissance des hommes et une subtile intelligence de la vie.
Paisible, dans un intérieur bourgeois, sous le pinceau de Gustave Caillebotte, solitaire, dans l'entrée d'un hôtel, chez Edward Hopper, dénudée chez Félix Valloton, la femme, un livre à la main, se pose en militante. De courtes notices incisives accompagnent une très belle sélection de peintures, dessins et photographies présentant des lectrices de toutes les conditions et de toutes les époques.

Laure Adler, née en 1950, est journaliste, historienne et écrivain, spécialiste de l'histoire des femmes  et des féministes aux XIXe et XXe siècles. On lui doit de nombreux ouvrages, notamment une biographie de Marguerite Duras (Gallimard, 1998), Dans les pas de Hannah Arendt (Gallimard, 2005), L'Insoumise, Simone Weil (Actes Sud, 2008), Françoise (Biographie de Françoise Giroud, Grasset, 2011). Elle vient de publier chez Autrement un Manifeste pour les hommes qui aiment les femmes.

Stefan Bollmann, né en 1958, a étudié la philolophie, le théâtre, l'histoire et la philosophie; c'est un spécialiste de Thomas Mann. Auteur et éditeur, il vit actuellement à Munich. Flammarion

Gwen John (1876-1939), L'Etudiante 1903. Manchester Art Gallery
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Tamara de Lempicka (1898-1982), Kizette en rose 1926
Musée des Beaux-Arts, Nantes
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Diego Velázquez (1599-1660), Sibylle 1644-1648. Meadow Museum, Dallas
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Sofonisba Anguissola (Vers 1530-1625), La Soeur de l'artiste en habit de religieuse 1551 
City Art Gallery, Southampton
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Emile Lévy (1826-1890),  La Lettre d'amour 1872. Collection particulière
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Alfred Stevens (1817-1875), Le Bain vers 1867. Musée d'Orsay, Paris
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Julius LeBlanc Stewart (1855-1919), Sarah Bernhardt et Christine Nilsson 1883 
Collection particulière
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Jacques-Joseph James Tissot (1836-1902), Octobre 1877 
The Montreal Museum of Fine Arts, Montréal
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Leonard Tsuguharu Foujita (1886-1968), Café 1949. 
Musée d'Art moderne de la ville de Paris, Paris
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16 commentaires:

ELFI a dit…

après avoir vu la première fois les tableaux de fujita, en juin.. c'est un coup de coeur..!
bises elfi

Veronica a dit…

Oh lala j'adore Kenza ! sourire

ton billet est une merveille, je repasserai tout bien admirer ...

et celles qui écrivent alors ? :)

Je t'embrasse en grande dangerosité ! rires

JEA a dit…

non seulement les femmes lisent
mais
elles élisent !!!

Elisabethbaysset a dit…

Quel ravissement ces femmes a la lecture , superbe billet .EB

Michel dit Tonton Mitch' a dit…

Tout comme la femme , joli livre , dont on ne se lassera jamais de tourner les pages .
Bise

Enitram a dit…

Je n'ai pas encore lu le premier et tu me donnes déjà envie du deuxième ! Ah la, la, la!!!!!
Beau choix de tableaux de ces dames lectrices !

Martine a dit…

Un vrai bonheur que de passer chez toi ce soir, cela m'a redonné un peu d'optimisme, les livres et surtout les livres et les femmes! Un livre à lire, des tableaux à regarder, j'aime, je t'embrasse, Martine

Le Journal de Chrys a dit…

Merci pour ce billet....

Un livre qui paraît passionnant et instructif!

Belle soirée Kenza

norma c a dit…

Merci pour ce billet, Kenza, je vais demander ce livre comme cadeau de Noël !

FRANKIE PAIN a dit…

notre fouineuse ailée , quelle joie que ce billet , oui, les femmes aiment lire ou je ne comprenais pas pourquoi je m'en suis toujours cachée
"qu'est-ce que tu fous encore le nez dans ton livre ?" ""ah, c'est çà ton travail?",
t'a pas autre chose à faire , ma pauvre fille incapable même pas bonne à tout faire"
ce sont mes lectures qui me font vivre et encore lundi je serai lectrice à FRANCE CULTURE, pas beaucoup mais ce lien avec ce que j'ai toujours aimé la voix , les mots; merci de la nouvelle de ce livre
à bientôt

ROSE CAPUCINE a dit…

Superbes billets et illustrations merveilleuses !! ça donne envie de le lire... Le sujet est passionnant ! Vive les femmes !!

Dominique a dit…

j'ai des regrets car je n'ai pas lu le premier mais à te lire je dirai qu'il faut que je rattrape ça de toute urgence

Dsata a dit…

Merci pour l'information. Je n'avais pas encore eu vent de cette suite.

solene a dit…

J'adore la toile de Foujita !
J'avais lu le 1er livre et je vais me procurer ce nouveau car il y a surement des choses à apprendre ...
Es-tu dangereuse, toi Kenza ?
Je n'ai pas assez bien contemplé tous ces superbes tableaux de femmes et je vais revenir ...c'est vraiment trop beau ...
J'espère que tu vas bien et je te fais de doux bisous non dangereux..
Solène

karine a dit…

Le danger est dans l'ignorance;)Superbe galerie de portraits de lectrices si différentes, friponnes, pieuses, sophistiquées... Toutes ont un charme envoûtant c'est sans doute ce qui dérange les sots;)
belle soirée chère Kenza

Eimelle a dit…

Très joli artcile! J'hésitais à acheter ce livre et je suis arrivée sur ce blog en cherchant des avis, et bien voilà, je n'hésite plus merci!

«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard