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mardi 29 juillet 2014

Henri Matisse : Nice, le rêve des odalisques

Henri Matisse,  Odalisque au coffret rouge, 1927 Huile sur toile Musée Matisse, Nice Legs de Madame Henri Matisse, 
1960 Mentions obligatoires : © Succession H. Matisse Photo : Archives Henri Matisse / D.R.

Henri Matisse : Nice, le rêve des odalisques
du  21 juin au 29 septembre 2014

A la suite de la célébration de ses cinquante ans en 2013 avec l’exposition Matisse, la musique à l’œuvre, le musée Matisse apporte un nouvel éclairage sur le lien de Matisse avec Nice, à travers le thème des odalisques, ensemble d’œuvres connues sous le terme générique de « période niçoise » (1917 - 1929), dont des échos ponctuels se retrouvent tout au long de son œuvre, et cela par une nouvelle exposition intitulée Henri Matisse : Nice, le rêve des odalisques.

Au-delà de leur production abondante, les odalisques permettent de s’interroger sur le retour surprenant de Matisse à la figuration, après les avancées du fauvisme de 1905.

En 1921, quand il s’installe à Nice au 1 place Charles Félix sur le cours Saleya, le peintre fait évoluer son interprétation du thème des odalisques depuis une série surprenante de lithographies pour rejoindre ses préoccupations profondes, liées à la forme et à la ligne. D’une représentation traditionnelle d’un modèle alangui, émanant des atmosphères rencontrées par Matisse en Algérie et au Maroc, émerge un personnage féminin, dont la plasticité du corps et la pose transforment la composition. Le tableau prend une nouvelle unité : la structure du personnage rejoint la sculpture.

L’exposition décline cette évolution picturale en accompagnant peintures, dessins, lithographies et sculptures, d’objets personnels, de mobiliers et de tissus, dont la plupart appartiennent aux collections du musée, et que le peintre utilisait pour créer le décor qui entourait les modèles devenus odalisques.

Henri Matisse et son modèle - Place Charles-Félix, Nice, 1928
© Succession H. Matisse - Photo : Archives Henri Matisse / D.R.

Henri Matisse, Grande Odalisque à la culotte bayadère, 1925 Lithographie sur papier
Collection particulière Photo : Archives Henri Matisse / D.R.

Henri Matisse, Odalisque à la culotte rouge, automne 1921 huile sur toile, 65 x 90 cm coll. 
Musée national d’art moderne, CCI/ Centre G. Pompidou, Paris

mardi 7 septembre 2010

Lydia Delectorskaya, Muse et modèle de Matisse


Lydia D., muse et modèle de Matisse
jusqu'au 27 septembre 2010

Cette exposition regroupe 105 œuvres dont Lydia est le modèle, parmi lesquelles 16 peintures et 77 dessins, et rassemble de nombreuses photographies. Les prêts obtenus - 89 œuvres –, en partie inédits et tous exceptionnels, proviennent de la famille du peintre, de nombreuses collections privées américaines et françaises, ainsi que des plus grands musées internationaux, tels le musée d'art contemporain de Montréal, le Statens Museum for Kunst de Copenhague, le Baltimore Museum of Art, l’Allen Memorial Art Museum de Oberlin, Ohio, la Tate, le Centre Georges Pompidou / Musée national d’art moderne / Cci de Paris et de la Bibliothèque nationale de France de Paris.

Née à Tomsk en Russie en 1910, Lydia arrive à Nice en 1930. Après avoir cumulé des petits emplois, elle rencontre Matisse en octobre 1932, et restera auprès de lui 22 ans. Dès 1935, date à laquelle le peintre remarque son expressivité, elle est tout à la fois dame de compagnie de son épouse, secrétaire et modèle. Matisse qualifiera la beauté de Lydia comme étant celle d’« une princesse de glace » et en fera son modèle privilégié. En 1938, congédiée par Madame Matisse, Lydia n’en demeure pas moins indispensable à l’artiste, pour le secrétariat, l’intendance, la manutention et l’assistance en atelier. Elle veille au calme nécessaire à la créativité de l’artiste, à la logistique, tout en posant pour des tableaux et dessins. Elle participe aux accrochages des expositions consacrées à l’artiste, elle assure le suivi de la réalisation des carreaux de céramique et des vitraux de la chapelle du Rosaire de Vence, elle suit la préparation du musée Matisse du Cateau-Cambrésis en 1952. Après la mort de Matisse en 1954, Lydia publie deux ouvrages, en témoignage de sa collaboration avec l’artiste : L’apparente facilité, Henri Matisse : peintures de 1935-1939, édité en 1986 chez Adrien Maeght, puis dix ans plus tard, Henri Matisse, contre vents et marées : peintures et livres illustrés de 1939 à 1943, aux éditions Hansma, Paris.
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Henri Matisse, Le Rêve
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Henri Matisse, La Blouse verte
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Henri Matisse, Deux jeunes filles
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Henri Matisse, Robe violette et anémones
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Henri Matisse, Corselet sur fond de « Tahiti »
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«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard