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samedi 5 avril 2014

Paris 1900, la Ville spectacle, Exposition au Petit Palais

Henri de Toulouse-Lautrec, Marcelle Lender dansant le boléro dans Chilpéric, 1895-1896. Washington,
National Gallery of Art, collection of Mr and Mrs John Hay Whitney© Courtesy National Gallery of Art,Washington
Paris 1900, la Ville spectacle
du 2 avril au 17 août 2014

  L’exposition « Paris 1900, la Ville spectacle » invite le public à revivre les heures fastes de la capitale française au moment où elle accueille l’Exposition Universelle qui inaugure en fanfare le 20e siècle. Plus que jamais la ville rayonne aux yeux du monde entier comme la cité du luxe et de l’art de vivre. Plus de 600 œuvres – peintures, objets d’art, costumes, affiches, photographies, films, meubles, bijoux, sculptures… - plongeront les visiteurs du Petit Palais dans le Paris de la Belle Epoque. Les innovations techniques, l’effervescence culturelle, l’élégance de la Parisienne seront mis en scène comme autant de mythologies de ce Paris dont la littérature et le cinéma n’ont cessé depuis de véhiculer l’image dans le monde entier. 
  Dans une scénographie inventive intégrant le tout nouveau cinématographe au fil du parcours, le visiteur est convié à un voyage semblable à celui des 51 millions de touristes qui affluèrent à Paris en 1900. Le parcours organisé autour de six « pavillons » débute par une section intitulée « Paris, vitrine du monde » évoquant l’Exposition Universelle. A cette occasion, les nouvelles gares de Lyon, d’Orsay et des Invalides sont construites tout comme la première ligne du « métropolitain ». Des projets architecturaux, des peintures, des films mais aussi de pittoresques objets souvenirs et des éléments de décors sauvegardés, rappelleront cette manifestation inouïe.
Mais Paris 1900 ne saurait se résumer à l’Exposition Universelle : la Ville lumière proposait bien d’autres occasions d’émerveillement et de dépenses. Dans les magasins de luxe et les galeries d’art, les amateurs pouvaient découvrir les créations des inventeurs de l’Art Nouveau, présenté ici au sein d’un second pavillon dédié aux chefs-d’oeuvre de Gallé, Guimard, Majorelle, Mucha, Lalique… Suite


Affiche de l’Exposition Universelle Palais de l’optique, 1900.
  
© Paris, Musée Carnavalet/ Roger-Viollet 

Mucha La Nature, 1899-1900. Bronze doré et argenté,
70,7 x 30 x 32 cm © Karlsruhe, Badisches Landsmuseum

Jean Béraud Parisienne, place de la Concorde, vers 1890.
 Huile sur bois, 35 x 26,5 cm © Paris, Musée Carnavalet / Roger-Viollet 

Henri Gervex "Une soirée au Pré-Catelan", 1909. Huile sur toile,
 217 x 318 cm © Paris, Musée Carnavalet/ Roger-Viollet  

René François Xavier Prinet Le Balcon, 1905-1906. Huile sur toile, 161,2 x 191,7 cm
 © Musée des Beaux-arts de Caen. Martine Seyve photographe © ADAGP, Paris 2014

mardi 8 janvier 2013

Félix Ziem « J’ai rêvé le beau » Peintures et aquarelles

Constantinople, le caïque de la sultane / Crédit : Crédit : © ZIEM Petit Palais / Roger-Viollet
Félix Ziem « J’ai rêvé le beau » Peintures et aquarelles
du 14 février au 4 août 2013

« Beau ciel, lagunes polies et silencieuses où j'ai rêvé le beau »
Ziem, Journal, 18 novembre 1879

  Cet ami des peintres de Barbizon, admirateur du Lorrain et de Turner, occupe une place originale dans l’art du XIXe siècle. Ziem a su séduire une large clientèle qui aimait rêver de Venise ou de Constantinople devant ses toiles. Mort il y a un siècle, il débute sa longue carrière dans l’ombre de Delacroix et l’achève sur la butte Montmartre près de l’atelier du jeune Picasso.

  L’eau et le ciel occupent une place prédominante dans ces paysages lumineux qui ont fait sa renommée. Ziem a su séduire une large clientèle qui aimait rêver de Venise ou de Constantinople devant ses toiles. le Petit Palais retrace l'itinéraire artistique de ce grand voyageur en exposant  une centaine d’œuvres (peintures, aquarelles et dessins) entrées au musée en  1905. 

Tobolsk / Crédit : Crédit : © ZIEM Petit Palais / Roger-Viollet

Martigues / Crédit : Crédit : © ZIEM Petit Palais / Roger-Viollet

Champs Elysées / Crédit : Crédit : © ZIEM Petit Palais / Roger-Viollet

Envol de flamants roses / Crédit : Crédit : © ZIEM Petit Palais / Roger-Viollet

Venise, inondation / Crédit : Crédit : © ZIEM Petit Palais / Roger-Viollet

Venise / Crédit : Crédit : © ZIEM Petit Palais / Roger-Viollet

Coup de canon / Crédit : Crédit : © ZIEM Petit Palais / Roger-Viollet

Coup de vent / Crédit : Crédit : © ZIEM Petit Palais / Roger-Viollet

vendredi 11 novembre 2011

La Comédie-Française s’expose au Petit Palais

Georges Clairin (1843-1919), Sarah Bernhardt dans le rôle de la Reine (Ruy Blas, Victor Hugo)
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La Comédie-Française s’expose au Petit Palais
du 13 octobre 2011 au 15 janvier 2012

  Ce n’est pas un hasard si « La Comédie-Française s’expose » au Petit Palais : chacun connaît la scène, mais il y a aussi tout un patrimoine artistique, presque totalement inédit, qui témoigne de l’histoire d’une famille, celle de la troupe de Molière du XVIIe siècle à nos jours : les portraits et les bustes, qui dévoilent les comédiens dans leurs emplois ou qui rappellent les grands auteurs, les séances du Comité de lecture, le travail de la scène, les accessoires les plus prestigieux…

 Grâce à sa bibliothèque-musée, deux-cents œuvres (peintures, sculptures, documents d’archives, objets personnels, accessoires et maquettes) sont présentées, afin de découvrir les coulisses du théâtre et pénétrer cet univers mystérieux.

  Le musée s’associe à cette institution de trois siècles, pour proposer une exposition sur la Maison, sa troupe, ses auteurs, particulièrement Molière. Figure majeure du répertoire de théâtre classique français, il est chez lui à la Comédie Française. Fondée par Louis XIV, la Maison défend les textes des siècles passés, mais aussi l’avant-garde artistique actuelle.

  Le Petit Palais invite Molière, qui sera le fil conducteur de la visite…un passage derrière le rideau, derrière le décor…une révélation !

  A découvrir aussi au Centre national du costume de scène à Moulins, une exposition sur "L'art du costume à la Comédie-Française", plus de 200 costumes des plus grands comédiens du XVIIIème siècle à nos jours

Nicolas Mignard (1606-1668), Molière dans le rôle de César (La Mort de Pompée, Corneille)
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Louis Eustache Lorsay, Régnier en Scapin (Les Fourberies de Scapin, Molière)
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Jean-Georges Vibert (1840-1902) Coquelin aîné en Mascarille (Les Précieuses ridicules, Molière)
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Édouard Joseph Dantan (1848-1897), Un entracte à la Comédie-Française. Un soir de première en 1885
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Henri Adolphe Laissement (1854-1921), Une lecture au comité en 1886
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Anonyme, Les Farceurs français et italiens depuis 60 ans et plus peints en 1670
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Louis Béroud (1852-1930), Les Sociétaires en 1894

dimanche 13 février 2011

Jean Louis Forain (1852-1931), «La Comédie parisienne» au Petit Palais

Jean Louis Forain (1852-1931) 
«La Comédie parisienne»
 du 10 mars au 5 juin 2011 
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 Jean-Louis Forain (1852-1931) acquiert auprès du public une immense renommée en publiant pendant un demi-siècle des dessins pleins d’ironie qui dénoncent les travers du bourgeois dans des journaux aussi variés que Le Figaro, Le Courrier français, The New York Herald ou Le Rire. Au-delà de la satire, Forain est avant tout un peintre de mœurs qui met en relief les dessous de la société parisienne de La Belle Epoque aux Années Folles. Avec plus de deux cents huiles, aquarelles, pastels, gravures et dessins, le Petit Palais dévoile une aventure artistique des plus fécondes depuis la jeunesse du plus incisif des impressionnistes jusqu’à l’expressionnisme des dernières années. Menant à ses débuts une vie de bohème en compagnie de Rimbaud et de Verlaine, il se lie avec de nombreux écrivains, notamment Huysmans. Il est le plus jeune artiste à assister aux discussions enfiévrées menées par Manet et Degas au Café Guerbois, puis à La Nouvelle- Athènes. Imprégné des théories impressionnistes sur la lumière et la couleur, il privilégie les scènes de la vie quotidienne - spectacles, coulisses, cafés, courses, lieux d’élégance et de plaisirs, soirées mondaines - dans quatre expositions impressionnistes entre 1879 et 1886. Ses dessins sont rassemblés en volumes dont le premier, La Comédie parisienne, est publié en 1892.

Après 1900, en peintre moraliste, il proteste contre les injustices dans de pathétiques scènes de tribunaux où la lumière se répand en souvenir de Rembrandt et de Daumier. Les orages qui bouleversent la troisième République - Panama, la crise anarchique, les Fiches, les Inventaires - l’orientent vers l’actualité politique qu’il commente avec férocité. Il n’évite pas sur certains sujets les pires errements, comme sur celui de l’Affaire Dreyfus.
Pendant la guerre de 14-18, tandis que ses illustrations de presse exaltent le patriotisme de ses contemporains, il s’engage dans la section de camouflage. Enfin, septuagénaire, le peintre ne recule devant aucune audace et retranscrit l’atmosphère endiablée des années vingt avec un pinceau toujours plus rapide et puissant.

Passant par toutes les hardiesses d’un trait puissamment synthétique, son art est admiré de Toulouse-Lautrec aux caricaturistes d’aujourd’hui, tel Plantu qui préface le catalogue de l’exposition. Cette rétrospective sera ensuite présentée à l’été 2011 aux Etats-Unis, au musée de Memphis :The Dixon Gallery & Gardens.
Illustrations:
n° 1- J-L Forain/ Jeanne Forain au chapeau noir. © collection particulière
n° 2- J.L Forain, Jeune femme coiffée d'un chapeau. Paris © Les Arts Décoratifs, Paris / Jean Tholance


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J-L Forain, Couple en conversation ou Le souper.
Paris © Les Arts Décoratifs, Paris / Jean Tholance
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J-L Forain, Scène de prétoire. © collection particulière
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J-L Forain , Dans les coulisses. © Petit Palais / Roger-Viollet
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J.L Forain , Evening At The Opera, The Dixon Gallery and Gardens, Memphis TN
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J.L Forain , Le Buffet. © collection particulière
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«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard