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samedi 2 février 2013

Fenêtres, De la Renaissance à nos jours, Dürer, Monet, Magritte... Fondation de l'Hermitage

Henri Matisse, Nice, cahier noir, 1918, huile sur toile, 33 x 40,7 cm, Hahnloser/Jaeggli-Stiftung, Villa Flora, Winterthur, photo Reto Pedrini, Zurich © 2013, Succession H. Matisse / Hahnloser/Jaeggli-Stiftung, Villa Flora, Winterthur / ProLitteris, Zurich
Fenêtres, De la Renaissance à nos jours, Dürer, Monet, Magritte ...
Du 25 Janvier au 20 mai 2013

 Depuis toujours, le thème de la fenêtre fascine les artistes. Avec l’exposition Fenêtres, de la Renaissance à nos jours. Dürer, Monet, Magritte..., la Fondation de l’Hermitage propose de découvrir le rôle primordial tenu par ce motif dans l’iconographie occidentale, du XVe siècle à nos jours. Organisée en partenariat avec le Museo Cantonale d’Arte et le Museo d’Arte de Lugano, cette manifestation réunit plus de 150 œuvres provenant de nombreuses institutions suisses et européennes, ainsi que de prestigieuses collections privées.

 Indissociable des recherches sur la perspective menées à la Renaissance, la fenêtre n’a cessé d’être réinterprétée au gré des époques et des courants artistiques. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les peintres utilisent son cadre pour guider le regard vers des paysages rêvés, des vues réalistes ou, à l’inverse, pour faire pénétrer la lumière au plus profond des intérieurs. Ensuite, de nombreux artistes se servent de la fenêtre et de ses reflets pour brouiller la limite entre le dedans et le dehors. D’un simple élément de décor, la fenêtre devient peu à peu un sujet à part entière. Son ouverture, son cadre, sa lumière, ses carreaux parfois, permettent aux plasticiens d’explorer des voies nouvelles, dont certaines ont abouti à la découverte d’un art abstrait et dépouillé.

 Ce parcours thématique à travers 500 ans d’histoire de l’art regroupe des artistes majeurs tels que Dürer, Dou, Constable, Monet, Hammershøi, Munch, Delaunay, de Chirico, Mondrian, Jawlensky, Matisse, Duchamp, Vallotton, Ernst, Bonnard, Vuillard, Klee, Delvaux, Picasso, Balthus, Rothko, Scully et bien d’autres encore. Peintures, gravures, photographies et vidéos proposent un panorama complet de ce thème fascinant, qui transcende les styles et les époques.

Lorenzo di Credi, Portrait d'une jeune femme ou La Dame aux jasmins, 1485-1490
© Musei San Domenico, Pinacoteca Civica, Forlì

Antoine Duclaux, La reine Hortense à Aix-les-Bains, 1813, huile sur toile, 35,3 x 25,2 cm,
Musée Napoléon Thurgovie, Salenstein, photo Musée Napoléon Thurgovie

Pierre Bonnard, Intérieur, vers 1905, Fondation Collection E.G. Bührle, 
Zurich photo SIK-ISEA, Zurich (J.-P. Kuhn) © 2013, ProLitteris Zurich

René Magritte, Éloge de la dialectique, 1936, Musée d'Ixelles, Bruxelles, 
photo Mixed Media © 2013, ProLitteris Zurich

Piet Mondrian, Composition No. Vl / Compositie 9, 1914, huile sur toile, 95,5 x 68 cm, 
Fondation Beyeler, Riehen (Basel) © 2012 Mondrian/ Holtzman Trust c/o HCR International USA

Cerith Wyn Evans – Think of this as a Window… – 2005 –
Städtische Galerie im Lenbachhaus und Kunstbau, Monaco di Baviera

jeudi 28 juillet 2011

Van Gogh, Bonnard, Vallotton… La collection Arthur et Hedy Hahnloser

Henri-Charles Manguin (1874-1949), La Sieste ou le Rocking Chaire
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Van Gogh, Bonnard, Vallotton…
La collection Arthur et Hedy Hahnloser
du 24 juin au 23 octobre 2011
Lausanne
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La plupart des œuvres composant la collection ont été acquises directement dans l’atelier des peintres, ou auprès des grands marchands parisiens tels Bernheim-Jeune, Ambroise Vollard ou Eugène Druet. Les liens étroits que les Hahnloser ont tissé avec les milieux de l’art se sont aussi traduits par de nombreux séjours des artistes chez les collectionneurs, qui les accueillirent régulièrement à la Villa Flora, leur maison de Winterthour, et dans leur résidence d’hiver, à Cannes. Plusieurs œuvres attestent aujourd’hui encore de ces moments d’amitié privilégiés, partagés avec Vallotton, Manguin, Vuillard ou Bonnard. Après la mort de Arthur (1936) puis de Hedy (1952), leurs descendants créèrent la Fondation Hahnloser/Jaeggli. Sous son impulsion, la Villa Flora, construite en 1858 et plusieurs fois remaniée et agrandie pour accueillir la collection, a été ouverte au public en 1995.

L’exposition montre, en exclusivité à Lausanne, les chefs-d’œuvre de la Villa Flora, associés à d’autres joyaux de la collection Hahnloser aujourd’hui dans des musées ou en mains privées. La manifestation regroupe ainsi près de 150 œuvres emblématiques de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. S’ouvrant par de beaux ensembles de Hodler et Giovanni Giacometti, premiers peintres collectionnés par les Hahnloser, et une magnifique sélection du symboliste Odilon Redon, l’exposition rend également hommage à la «nouvelle peinture» avec des tableaux importants de Cézanne, Manet, Renoir, Van Gogh ou encore Toulouse-Lautrec. A côté de Bonnard, ami cher des collectionneurs de Winterthour, Vallotton est l’artiste-phare de la collection, essentiellement centrée sur le groupe des Nabis, qui réunit aussi des œuvres de Vuillard, Denis et Roussel. Un choix pertinent de dessins et estampes évoque en outre l’extraordinaire créativité graphique de ces artistes, avec lesquels le couple Hahnloser a entretenu des relations privilégiées. Le fauvisme est également très bien représenté, avec des tableaux de Matisse, Marquet et Manguin, ainsi qu’un remarquable ensemble de Rouault.

Ferdinand Hodler (1853-1918), Le massif de la Jungfrau vu depuis Mürren
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Henri Matisse (1869-1954), Nice, cahier noir
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Félix Vallotton (1865-1925), L’Estérel et la baie de Canne
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Félix Vallotton (1865-1925), La Blanche et la Noire
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Pierre Bonnard  (1867-1947), La carafe provençale
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Vincent Van Gogh (1853-1890), Le semeur
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jeudi 28 avril 2011

Eugène Grasset, L'art et l'ornement

Eugène Grasset, L'art et l'ornement
du 18 mars au 13 juin 2011
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Eugène Grasset (1545-1917) Jalousie,© Ville de Genève
 
Consacré maître de la nouvelle génération après son exposition de 1894 au Salon des Cent, le Vaudois Eugène Grasset (1845-1917) exerce une influence majeure sur la renaissance des arts décoratifs en France au tournant du XIXe siècle. Son parcours traduit une volonté d’assigner à l’art ornemental, dont il fournit la théorie, un rôle fédérateur dans la réconciliation des beaux-arts et des arts mineurs. Installé à Montmartre en 1871, il fait ses débuts au cabaret du Chat Noir. Sa rencontre avec l’imprimeur et collectionneur Charles Gillot est essentielle qui le fera participer au renouveau du mobilier, du livre illustré et de l’affiche. Ne concevant l’art de demain qu’à la lumière d’un retour à l’observation de nature et aux enseignements du passé, ce fils d’ébéniste grand lecteur des théoriciens rationalistes de l’architecture, en particulier de Viollet-le-Duc, conjugue une érudition archéologique et une connaissance des matériaux qu’il met au service de sa vision d’un art pour tous, répandu dans les objets du quotidien (tapisserie, céramique, vitrail, joaillerie). Perméable aux courants néo-médiéviste, japonistes et symboliste, Grasset expose au Salon de la Rose+Croix, à La libre esthétique de Bruxelles, à la Sécession viennoise. Il triomphe en 1900 à l’Exposition universelle de Paris, où il expose des bijoux dessinés pour Henri Vever. Créateur de la célèbre Semeuse emblème des éditions Larousse, Grasset dessine un alphabet typographique : le caractère Grasset. Son engagement toujours plus grand dans ses activités d’enseignant et de théoricien (La plante et ses applications ornementales, 1896 et La méthode de composition ornementale, 1905) confirme le rôle de figure tutélaire que lui reconnaîtront Alfons Mucha, Augusto Giacometti, Maurice Pillard-Verneuil, Paul Berthon.

Eugène Grasset, Anxiété (de la série des Estampes décoratives), 1897. Chromolithographie,
107,4 x 55,2 cm. Détail. © Musée d'art et d'histoire, Ville de Genève. Cabinet d'arts graphiques
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard