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| Edward Cucuel (1875-1954), Green Dressed |
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| The Yellow Parasol |
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| Seated Woman on a Railing |
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| On the Dock |
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| On a Pier |
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| Evening by the Lake |
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| After the Crossing |
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| An Outing by Boat |
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| In the Sun |
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| Badende Mädchen am Starnberger |
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| Bathers |
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| Sommer Regatta |
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| Edward Cucuel (1875-1954), Green Dressed |
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| The Yellow Parasol |
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| Badende Mädchen am Starnberger |
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| Sommer Regatta |
La saison estivale est bel et bien terminée, les vacanciers ont fait leurs valises, fermés leurs résidences, quittés leurs hôtels et se sont dirigés sur les routes du retour. Il ne reste plus personne, seules les mouettes ont repris leur plein droit sur les plages. Les derniers à partir sont bien sûr les gérants de La Crêperie Fleur de Sel qui s'activent, nettoient et remballent tables, chaises et parasols. Ils ont bien travailler tout en profitant des plaisirs de la mer, ils sont très satisfaits du résultat de la saison... Je le suis également:" alors, à l'année prochainnnne!"...
Dès le premier septembre, comme par enchantement, il n'y a plus un seul étranger à l'horizon! La ville qui avait accueilli tant de vacanciers, retrouve soudainement son calme habituel et les habitants leur petite routine quotidienne. Les rues bondées pendant la saison haute, reprennent une circulation plus humaine et la plage désertée ne compte plus que deux ou trois retardataires complètement perdus dans cette immensité majestueuse. Pourtant le soleil est toujours au rendez-vous, la mer est plutôt calme et la température de l'eau encore agréable. Alors, pourquoi ont-ils tous disparu?
Pour le dernier jour de vacances, ils avaient organisé un pique-nique gargantuesque sur la plage. Alors pour cet ultime repas au bord de l'eau, les enfants avaient tous, sans exception, accepté de mettre la main à la pâte. Deux clans s'étaient instinctivement formés; celui des filles pour les pâtisseries et celui des garçons pour pizzas. Chacun avait insisté pour exprimer ses talents culinaires, qui avec un brin de fantaisie et qui avec un savoir faire déjà bien affirmé. Les deux clans s'en étaient donnés à coeur joie, rivalisant de créativité et d'ingéniosité...
Tous les après-midi aux alentours de dix-sept heure, arrivait sur la plage, le marchant ambulant suivi d'une ribambelle de petites têtes blondes qui s'agglutinait tout de suite autour de lui et ne le lâchait plus jusqu'à l'obtention du fabuleux ballon rouge tant convoité. Les uns le tiraient avec insistance par le pantalon pour vite se faire remarquer, les autres criaient en sautant pour mieux se faire entendre et les plus grands, tendaient ferme et très haut leur pièce de monnaie pour être servi les premiers; chacun y allait de sa stratégie...
"Maman, viens vite! Je crois que j'ai trouvé un bernard-l'hermite, il est trop mignon! Oh, le pauvre! Viens voir, on dirait qu'il lui manque une patte..." Camille ne partait jamais au bord de la mer sans son matériel d'exploration; petite pelle, petit râteau et petit seau. Elle aimait retourner les pierres et découvrir ce qui se cachait dessous. Elle était fascinée par toute cette faune marine qui grouillait dans les flaques formées au milieu des rochers à marée basse. Dès qu'elle faisait une nouvelle découverte, c'était toujours des grandes exclamations franches et spontanées qui exprimaient sa joie. Aujourd'hui, elle voulait rencontrer une étoile de mer, c'est un bernard-l'hermite qui c'est invité...
Tous les ans au quinze août, la famille au complet se réunissait à Saint Georges d'Oléron pour fêter l'anniversaire d' Adrienne. C'était un évènement que tous attendaient, les petits comme les grands et mamie Adrienne en premier. Dès le lever du soleil, tout le monde s'activait et y allait de ses petits préparatifs. Chacun voulait apporter une touche personnelle au grand dîner qui devait les réunir le soir autour de la jolie table dressée pour l'occasion . Et tous les ans, les enfants accompagnés de quelques adultes, partaient dans excitation et une liesse collective à la pêche aux coquillages et crustacés, plat incontournable du dîner d'anniversaire...
Il était bientôt l'heure de déjeuner et malgré une petite brise marine, le soleil qui était à son zénith devenait franchement incommodant et brûlant. De santé plutôt fragile, Clara n'avait pas voulu se joindre à ses frères qui s'amusaient toujours dans l'eau, elle avait préféré se mettre à l'abri sous la véranda et jouer à la Guerre des étoiles en attendant leur retour. Dissimulée derrière les stores, elle s'imaginait en princesse Leia; elle comptait les coups, les chutes, les plongeons, les bousculades pour faire son rapport et choisir qui de ses frères serait le vainqueur de la journée...
C'était bien la première fois qu'elle acceptait l'idée de mettre son voilier à l'eau! Depuis qu'elle l'avait reçu en cadeau deux ans auparavant, il trônait sur la commode de sa chambre tel un trophée prestigieux. Personne n'avait le droit d'y toucher et surtout pas ses petites soeurs! Seule Jeanne, l'aide ménagère, avait pour mission de l'épousseter une fois par semaine. Puis, grand coup de théâtre! Sans raison apparente, elle avait brusquement pris la décision de l'emmener avec elle au dord de la mer...
A l'âge de sept ans, Lola était une vraie petite peste, son caractère de cochon et ses colères mémorables lui avaient forgé une réputation qui la précédait partout et faisait fuir les enfants qui la connaissaient avant même qu'elle pointe son joli petit bout de nez retroussé. Une si charmante petite fille! Il fallait toujours qu'elle soit au centre du monde, qu'elle obtienne de grès ou de force tout objet qui avait éveillé sa convoitise. Lorsqu'elle n'y arrivait pas par la ruse, elle piquait des colères à faire abdiquer les enfants les plus coriaces. Ce jour là, elle n'avait fait qu'une bouchée de sa petite cousine Léa: sa bouée rose bonbon était vraiment trop belle...
Les voilà enfin au bord de la mer avec leur matériel de pêche flambant neuf. Elles en avaient rêvé toute la nuit excitées comme deux puces et maintenant qu'elles étaient dans l'eau, elles ne savaient plus par quel bout commencer, ni comment s'y prendre pour attraper ces satanées petites bestioles. A l'instant même où elles pensaient voir à leurs pieds un banc de crevettes et qu'elles approchaient l'épuisette, plus rien, que de l'eau qui scintille au soleil et des algues gluantes: un mirage! Personne ne leur avait dit que les crevettes grises ne sont grises que dans l'assiette une fois cuites, et que dans l'eau de mer, elles sont transparentes...
Toutes les occasions étaient bonnes pour lui dès qu'il s'agissait de l'éducation de ses deux filles, il les adorait et ne manquait jamais de répondre à chacune de leurs questions pour peu qu'il en ait eu la réponse. Rien ne pouvait lui procurer plus de plaisir que celui de satisfaire leur curiosité et de partager sa science avec elles. Par cette belle nuit étoilée, il avait décidé de se rendre sur la plage pour tester leur savoir en astronomie. Les deux fillettes avaient sur le sujet des connaissances bien avancées pour leur âge, elles pouvaient reconnaître l'étoile du Berger parce que la plus brillante dans le ciel, la Grande et Petite Ourse n'avaient plus de mystère pour elles... _
Dès que la famille débarquait sur l'île, les petites filles n'attendaient plus qu'une seule chose; revoir les trois petits ânes! A peine arrivées, elles ne prenaient même pas le temps de monter dans leurs chambres, elles se précipitaient tout droit derrière la grande demeure, traversaient l'immense parc en courant et en sautant de joie, longeaient la vieille clôture sans s'arrêter jusqu'à la petite porte en fer forgé qui ouvrait sur l'enclos et immanquablement ils étaient là tous les trois! Elles entraient alors dans de vives et longues discussions pour décider chacune de sa monture pour la promenade en bord de mer du lendemain...
Elles partaient très tôt le matin pour capter la meilleure lumière et décidaient d'un commun accord de l'emplacement le plus approprié à l'étude du jour. Elles s'installaient très confortablement à l'abri du vent derrière les dunes de sable, sortaient délicatement leur matériel de dessin, et enfin déployaient chacune son chevalet. Dès cet instant, les jeunes aquarellistes se retranchaient dans un silence monacal, on n'entendait plus que le bruit régulier des vagues et les cris moqueurs des mouettes qui venaient les remercier de leur visite...
Et bien voilà! Elle était trempée de la tête aux pieds, sa jolie robe en lin dégoulinait et commençait à peser lui collant sur la peau. Ses pieds étaient transis dans les ballerines en toile toutes neuves qui ne ressemblaient plus à rien maintenant. Marie était furieuse d'avoir fait confiance à ces deux grands dadais de frères qui avaient pourtant promis de respecter sa phobie de l'eau. Elle n'avait rien vu venir et sans comprendre ni comment, ni pourquoi, elle s'était sentie soudain soulevée, puis chahutée quelques secondes par ces deux lourdauds, une très grosse vague avait fait le reste...
Dès qu'elle en avait la garde, Amélie se sentait un véritable devoir de protection envers son petit frère. Elle ne le quittait jamais des yeux, le suivait partout et l'assaillait de recommandations. Il ne pouvait pas faire un pas sans qu'elle soit tout de suite dans son dos, lui tendant les bras pour devancer une éventuelle chute. Amélie aimait sincèrement son petit frère et le maternait avec tendresse, jamais elle ne haussait le ton ni ne s'impatientait avec lui. Elle jouait son rôle à la perfection et ses parents pouvait vraiment compter sur elle...
Tous les étés, Emilie aimait passer une partie de ses vacances chez sa mamie Jacotte. La petite fille et la vieille dame s'adoraient et une délicieuse complicité s'était installée entre elles provocant parfois une petite pointe de jalousie chez la maman. Qu'il fasse beau, qu'il vente ou qu'il pleuve, Emilie se rendait sur la plage avec sa grand-mère, elle tenait absolument à se baigner tous les jours quelque soit la température de l' eau. Emilie voulait en profiter au maximum et puis surtout, elle savait que mamie était là pour la dorloter après le bain, lui démêler les cheveux pleins de sable, lui préparer de bons petits goûters...