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vendredi 16 octobre 2015

Une passion marocaine, Collection Pierre Bergé-YSL Vente au profit de la Fondation Jardin Majorelle

11 - Diadème aux Oiseaux Tâj, Maroc, Fès, 20e siècle
Estimation: 6000  - 8000 €

"Une passion marocaine"
Collection Pierre Bergé- Yves Saint Laurent 
Vente au profit de la Fondation Jardin Majorelle
31 Octobre 2015, au Palace Es Saadi de Marrakech

 MarrakechArtcurial dispersera la collection d’art islamique de Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, le 31 octobre prochain, dans les salons du Palace Es Saadi de Marrakech. La vente « Une Passion Marocaine » sera réalisée au profit de la Fondation Jardin Majorelle.

« Dès notre arrivée au Maroc, Yves Saint Laurent et moi avons été fascinés par l’art islamique et nous avons décidé de le collectionner. (…) La Fondation Jardin Majorelle que je préside met en vente aujourd’hui tous ces objets d’art islamique qui avaient été choisis avec soin. Le produit de cette vente permettra de continuer à embellir le jardin, à accueillir le mieux possible les visiteurs qui se sont élevés l’année dernière à près de 800 000, à contribuer au financement du musée Yves Saint Laurent qui ouvrira dans le nouvel espace culturel à proximité du jardin en 2017, à poursuivre des actions culturelles, éducatives et sociales que la Fondation Jardin Majorelle soutient au Maroc depuis sa création en 2011 » explique Pierre Bergé dans la préface du catalogue de la vente.

La collection rassemble près de 180 objets d’art marocain – armes, broderies, tissages, céramiques, bijoux, tapis, éléments d’architecture – qui furent exposés dans le Musée du Jardin Majorelle, avant que celui-ci ne se recentre exclusivement sur l’art berbère lors de sa rénovation en 2011. La vente comprendra également l’ensemble du mobilier créé par Bill Willis, l’architecte star de la jet-set de Marrakech, lors de la création du musée par Pierre Bergé et Yves Saint Laurent. Aux 180 lots issus du Musée s’ajouteront plus de 50 meubles et tableaux provenant de la collection personnelle du couple de collectionneurs.

« Outre le fait de constituer un magnifique hommage au Maroc, cette vente a la particularité d'être un mix parfait entre la beauté des objets, la plus mythique des provenances et une affectation du produit de la vente généreuse et intelligente. On ne pouvait rêver mieux comme première vente au Maroc. » déclare François Tajan, Co-Président d’Artcurial et commissaire priseur de la vente.

«Nous sommes heureux d’organiser cette première vente au Maroc au sein du Palace Es Saadi, dirigé par Elisabeth Bauchet-Bouhlal, femme d’art et de lettres, initiatrice de nombreux évènements culturels. La trentaine d’oeuvres orientalistes et les 20 pièces de mobilier de la collection personnelle de Pierre Bergé Yves Saint Laurent qui s’ajouteront aux objets du musée, témoignent de leur goût aiguisé et précurseur ainsi que de leur passion pour le Maroc, qui a tant inspiré le couturier. » ajoute Olivier Berman, Directeur associé d’Artcurial, en charge du département orientaliste.

Cette vente d’Artcurial au Maroc aura lieu en même temps qu’une exposition des oeuvres de la collection African Spirit, qui sera elle dispersée le 9 novembre 2015 à Paris.

LA COLLECTION
La collection reflète le goût personnel de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent pour l’art islamique et la civilisation orientale. Dans toutes les spécialités, les objets ont été soigneusement choisis et devraient séduire un grand nombre d’amateurs avec des estimations allant de 300 à 30 000 €.

Tout le mobilier du musée, crée par l’architecte décorateur Bill Willis, sera également dispersé. Cet esthète fasciné par l’art islamique et le style hispano-mauresque, qui a inspiré le style bohème chic à la fin des années 60, a réalisé vitrines, bibliothèques et éléments de décor du musée. Dans le même esprit, une cinquantaine de meubles et tableaux provenant de la collection personnelle de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent seront également vendus.

18 - Parure de Tresses, Saclyk, Yomud, Turkestan, début 20e siècle
Estimation: 800  - 1000 €

22 - Ceinture de femme Hzâm, Maroc, Fès, début 19e siècle
Estimation: 700  - 800 €

38 - Deux tentures ou voiles de mariée, Maroc, Fès, fin 18e - début 19e siècle
Estimation: 2000  - 2200 €

40 - Encrier d'enlumineur à arcatures, Mejma, Maroc, Meknès, 19e siècle
Estimation: 1500  - 2000 €

41 - Lampe à huile à double rangée de godets, Mesbah, Algérie, 
Grande Kabylie, région centrale (Oudhaïas), fin du 19e - début 20e
Estimation: 3000  - 5000 €

50 - Plat bleu et blanc aux plumes et aux œillets, Mokhfia, Maroc, Fès, fin 17e siècle
Estimation: 3000  - 4000 €

58 - Jatte aux arabesques, Tarbouche, Maroc, Fès, première moitié du 18e siècle
Estimation: 2000  - 3000 €

85 - Caisson de plafond, Maroc, Meknès, 19e siècle
Estimation: 2000  - 3000 €

97 - Stalactites, Maroc, Meknès, 19e siècle
Estimation: 1200  - 1500 €

105 - Paire de jarres aux cercles et fleurons et leur couvercle, Khabia, Maroc, Fès, 19e siècle
Estimation: 5000  - 7000 €

181 - Georges Clairin 1843-1919 Le Garde du Palais
Estimation: 1500  - 2000

202 - École Francaise du XIXe siècle Scène de Café
Estimation: 2000  - 3000 €

235 - Attribué à Zaldo Barber scène de la Médina de Meknès
Estimation: 200  - 300 €

252 - André Suréda 1872-1930 Fumeur de Narguileh
Estimation: 800  - 1000 €

253 - École Européenne du 19e siècle Étude pour la Reine de Saba
Estimation: 1000  - 2000 €

lundi 21 mars 2011

Vente de la collection Fabius Frères

Jean-Baptiste Carpeaux, La Rieuse aux Roses et Le Rieur aux Pampres
Terres cuites - H : 54 cm. Paris, Galerie Fabius Photo : Sotheby’s/Piasa
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Sotheby’s-Piasa vendra 400 objets de la collection de
la galerie Fabius Frères

Détail de la collection Fabius Frères
Courtesy Sotheby's
Un grand événement chez Sotheby’s : la maison, en partenariat avec la maison Piasa, vendra près de 400 objets de la collection de la galerie Fabius Frères, en octobre prochain. C’est le frère de Laurent Fabius, François, qui avait gardé la dynastie des marchands parisiens depuis Napoléon 1er, jusqu’à son décès il y a quatre ans. Une vente s’impose alors, et devrait rapporter entre 9 et 14 millions d’euros, selon l’estimation des maisons - mais attendons-nous à des surprises records pour cet ensemble unique d’œuvres du XIXe siècle. Les œuvres des maîtres sculpteurs de l’époque, Antoine-Louis Barye et Jean-Baptiste Carpeaux, ne manqueront pas d’attirer l’attention des collectionneurs. La vente se tiendra le 18 et 19 octobre à la Galerie Charpentier. Avant cela, la collection fera un mini-tour du monde, avec des escales à New York, Londres, Paris, Monaco et Hong Kong. Source

Une sélection sera présentée dans les villes suivantes :
* New York chez Sotheby’s, du 29 avril au 4 mai 2011
*Londres chez Sotheby’s, du 10 mai au 16 mai 2011
* Paris chez Sotheby’s, du 18 juin au 22 juin 2011
*Monaco à l’Hôtel de Paris, du 4 août au 7 août 2011
*Hong Kong chez Sotheby’s, du 30 septembre au 5 octobre 2011

L’exposition de l’ensemble de la collection aura lieu chez Sotheby’s Paris, galerie Charpentier (où se déroulera la vente), du 13 au 17 octobre 2011.

jeudi 10 mars 2011

Maître Rouillac, Vente Collection François Podevin-Bauduin (suite)

Lot 209- ENCRIER et pique plume en porcelaine d'un buste d'une élégante en fourrure
d'hermine et capeline blanche sur la tête. Pour " NOUVEAUTES 30 bis rue d'Arras Lille "
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Hôtel de l'Univers à Tours 
Dimanche 13 Mars 2011 à 11h
Vente aux enchères (deuxième partie)
Collection François Podevin-Bauduin
Première partie de la vente ICI
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Lot 15- ENCRIER en RÉGULE tête de ménestrel barbu et chapeauté patinée
vert bronze pour un godet encrier sous couvercle charnière (le chapeau).
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Lot 35- ENCRIER Art Déco en BRONZE DORÉ sur une base carré à coins coupés en marbre 
 campan vert. Au centre le godet encrier cubique à décor floral sous couvercle charnière
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Lot 39- ENCRIER en BRONZE DORÉ à sujet d'un lutin moqueur assis sur un tronc
qui dissimule le godet encrier, entouré de champignons à usage de pose plume
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Lot 129- ENCRIER en porcelaine forme octogonale ovoïde pour un godet encrier
et deux trous pique plume. Un décor aux émaux en reliefs de fleurs stylisées
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Lot 165- ENCRIER en porcelaine forme lentille, pour un godet encrier couvert
et trois trous pique plume. Le décor Art Déco est à motifs floraux stylisés
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Lot 173- ENCRIER Art Nouveau en grès, forme flacon lentille pour un godet encrier centré.
Une monture filigree en étain décore le porte godet et le bouchon charnière.
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Lot 174- ENCRIER Art Déco en grès, forme d'une bonbonnière cylindrique ventrue
pour un godet encrier excentré, avec son bouchon et deux trous pique plume
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Lot 187- ENCRIER Art Nouveau en grès sur le thème de la femme. Le plateau de forme
ovoïde à bords irréguliers fait fonction de plumier et reçoit un godet encrier
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Lot 228- ENCRIER de VOYAGE dans un étui de forme cubique en métal habillé de plaques
de nacre rectangulaires ou losangées ornementées d'un gravage en écriture manuscrite
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Lot 282- GRANDE-BRETAGNE). ENCRIER en PORCELAINE sur le thème
Phrénologique (visualisation des zones sensitives et d'activités du cerveau)
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Lot 289- ENCRIER en BARBOTINE d'un plateau plumier en feuilles de nénuphar 
avec deux salamandres de part et d'autre de la fleur qui fait office de godet encrier
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Lot 300- DESVRES. Extraordinaire et rare encrier en porcelaine polychrome
 à dominante jaune et bleu, figurant un ÉLEPHANT
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mardi 25 janvier 2011

Un voyage dans la vie après la mort, The British Museum

Le roi Heribor et la reine Nodjmet vénérant Osiris, détail du Livre des morts de Nodjmet,
vers 1050 av. J.-C. (©the Trustees of the British Museum).
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Un voyage dans la vie après la mort:
 Le Livre des Morts de l’Egypte antique
du 4 novembre 2010 au 6 mars 2011
 
La grande exposition d’automne du British Museum nous présente les croyances de l’Egypte antique liées à la vie après la mort. « Un voyage dans la vie après la mort : le Livre des Morts de l’Egypte antique » expose les pièces issues de la collection sans équivalent de papyrus de Livre des Morts du British Museum, d’une grande richesse aussi bien textuelle que visuelle.

Le « Livre », qui fut d’usage pendant plus de 1500 ans, entre 1600 av. J.-C. et 100 ap. J.- C., n’est pas un texte unique, mais une compilation d’incantations destinées à doter le défunt de tout le savoir et le pouvoir nécessaires, pour le guider sans encombre à travers les dangers de l’au-delà et lui assurer ensuite la vie éternelle. Connaissance des Arts
 
Masque funéraire en or d’un haut dignitaire avec une formule inscrite sur le bandeau,
1er siècle av. J.-C. (©the Trustees of the British Museum).
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Représentation du rituel de l’ouverture de la bouche. détail du Livre des morts de Hunefer,
vers 1280 av. J.-C. (©the Trustees of the British Museum).
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Représentation symbolique du soleil levant, détail du Livre des morts de Nodjmet,
vers 1050 av. J.-C. (©the Trustees of the British Museum).

samedi 6 novembre 2010

Sciences et curiosités à la cour de Versailles

Sciences et curiosités à la cour de Versailles
du 26 octobre 2010 au 27 février 2011
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Voici une exposition qui révèle une nouvelle image de Versailles, une image inattendue : celle d’un lieu où la présence des sciences et des savants s’est manifestée sous les formes les plus diverses : expérience de l’électricité dans la galerie des Glaces, construction de la Machine de Marly sur les rives de la Seine, démonstration de l’énergie solaire avec le Miroir ardent... Et ceci grâce au témoignage d’œuvres et d’instruments des anciennes collections royales, réalisations spectaculaires de beauté et d’intelligence, qui sont rassemblés pour la première fois dans cette exposition.

C’est depuis Versailles que la tutelle sur les sciences s’exerce. Sous l’impulsion de Jean-Baptiste Colbert, « Premier ministre » de Louis XIV, le pouvoir royal prend conscience des enjeux de la recherche scientifique. En 1666, la fondation de l’Académie des Sciences par Colbert instaure un nouveau contrat entre le pouvoir et les savants. Nombre d’entre eux, parmi les plus renommés, fréquentent la Cour, de façon assidue en tant que précepteurs des princes, officiers de santé, ingénieurs aux armées... Sous les yeux du Roi, les physiciens Benjamin Franklin et l’abbé Nollet confrontent leurs théories, les encyclopédistes Diderot et d’Alembert se retrouvent au Château dans l’entresol du docteur Quesnay, médecin de Madame de Pompadour, favorite de Louis XV. Et certains courtisans s’affirment comme de réels experts...

Le château de Versailles offre de nombreuses ressources pour la recherche : la Ménagerie et ses animaux rares, autruches, pélicans, rhinocéros, sont à la disposition des anatomistes, le domaine de Trianon à celle des botanistes, des zoologues et des agronomes, aux Grandes Écuries apparaît l’hippiatrie, prélude à la science vétérinaire.

Pour les enfants princiers, de nouvelles méthodes pédagogiques sont élaborées, utilisant des outils à la pointe de la recherche. Il en est de même pour la pratique personnelle des souverains. Si Louis XIV se voit en protecteur des sciences, comme il l’était des arts, sans les pratiquer, ses successeurs, au contraire, Louis XV tout comme Louis XVI, deviennent de véritables connaisseurs. La présentation au Roi ou la démonstration devant la Cour est une consécration suprême, équivalente à un prix Nobel. Si l’envol de la première Montgolfière est connu de tous, il en est tant d’autres oubliées, telles l’expérience du miroir ardent devant Louis XIV ou celle, sous le règne suivant, de l’électricité dans la galerie des Glaces.

Ainsi cette mosaïque de lieux, d’hommes et de faits que présente Sciences et curiosités à la cour de Versailles doit-elle être perçue, non comme une conclusion mais comme une ouverture vers de nouvelles recherches.


Illustrations dans l'ordre de leur apparition:
1- Colbert présentant à Louis XIV les membres de l'Académie Royale des Sciences crée en 1667. En présence de Martin Cureau et des abbés Edme Maroitte, Jean Picard, Henri Testelin (1616-1695) © RMN - Château de Versailles / Gérard Blot
2- Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), ministre, Claude Lefebvre(1632-1675) © RMN Château de Versailles / Gérard Blot
3- Moutons Mérinos importés d'Espagne par Louis XVI afin d'améliorer les cheptels français. © Bergerie nationale
4- Un ananas dans un pot, posé sur une plinthe de pierre. Dessus de porte dans le cabinet intérieur de la Reine, cabinet Doré de Marie-Antoinette, à Versailles, posé en 1784, par Jean Baptiste Oudry (1686-1755) © RMN - château de Versailles / Gérard Blot
5- La Ménagerie de Louis XIV, estampes © RMN - château de Versailles

Louis XVI donnant ses instructions au capitaine de vaisseau La Pérouse pour son voyage
d'exploration autour du monde, en présence du marquis de Castries, ministre de la marine,
29 juin 1785, de Nicolas André Monsiau (1754-1837)
 © RMN - Château de Versailles / Gérard Blot
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samedi 6 mars 2010

Maxim's, Musée Art Nouveau "Collection 1900"

La Chambre 1900
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«Le talent et le goût ne suffisent pas, seul le style compte»
Pierre Cardin
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Pierre Cardin propriétaire depuis 1981 du restaurant Maxim’s, symbole de l’art nouveau, collectionnait depuis 60 ans les chefs d’œuvres les plus caractéristiques de la belle époque.
Plus de 550 pièces venues du monde entier, signées des plus prestigieux créateurs tels que Majorelle, Tiffany, Gallé, Massier… sont enfin présentés au public. Pierre Cardin a recréé l’appartement d’une grande courtisane sur trois étages de son établissement classé monument historique. C’ est en partie grâce à ces dames que Maxim’s est entré dans l’ histoire de Paris, Prince, Roi, Duc , Ministres tout le gotha international a participé aux grandes heures de ce restaurant.
Les visites sont organisées sous la direction de Pierre André Hélène, historien d’art, et commentées par lui-même ou ses collaborateurs.

Passionnées d’Art Nouveau les grandes courtisanes se font offrir par leurs nombreux admirateurs les plus beaux meubles venus de toute l’Europe. Sofa inspiré de Gaudi, faïence brillante de la riviera, desserte en marqueterie précieuse de Majorelle, tout est fait pour séduire. Cocteau dira des courtisanes : «c’était un amoncellement de dentelles, velours, satin, rubans, diamants, rubis, perles… que déshabiller une de ces dames était une entreprise à prévoir avec trois semaines d’avance comme un déménagement».
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La chambre, c’est le saint des saints de nos belles de la rue Royale. Lit de Majorelle ruisselant d’iris et de nénuphars, lampes translucides de Tiffany, biscuits évanescents de Karlsbad, c’est ici que les courtisanes apportent une dernière retouche aux armes de leur beauté : coiffures, robes, chapeaux et bijoux. Liane de Pougy, Émilienne d’Alençon, Lina Cavalliri ou la célèbre Belle Otéro, toutes ont donné à rêver chez Maxim’s.

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«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard