mardi 9 février 2010

Sur le Carnaval de Venise III, Théophile Gautier

Pulcinella in love
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Venise pour le bal s'habille.
De paillettes tout étoilé,
Scintille, fourmille et babille
Le carnaval bariolé.
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Alequin, nègre par son masque,
Serpent par ses mille couleurs,
Rosse d'une note fantasque
Cassandre son souffre-douleur.
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Battant de l'aile avec sa manche
Comme un pingouin sur un écueil,
Le blanc Pierrot, par une blanche,
Passe la tête et cligne l'œil.
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Le Docteur bolonais rabâche
Avec la basse aux sons traînés ;
Polichinelle, qui se fâche,
Se trouve une croche pour nez.
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Heurtant Trivelin qui se mouche
Avec un trille extravagant,
A Colombine Scaramouche
Rend son éventail ou son gant.
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Sur une cadence se glisse
Un domino ne laissant voir
Qu'un malin regard en coulisse
Aux paupières de satin noir.
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Ah ! fine barbe de dentelle,
Que fait voler un souffle pur,
Cet arpège m'a dit : C'est elle !
Malgré tes réseaux, j'en suis sûr,
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Et j'ai reconnu, rose et fraîche,
Sous l'affreux profil de carton,
Sa lèvre au fin duvet de pêche,
Et la mouche de son menton.
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Théophile Gautier
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Adrien Moreau 1843-1906, Une Mascarade au XVII Siecle
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Giovanni Domenico Tiepolo 1727–1804, Scène de Carnaval

Chopin, l'impossible amour, Eve Ruggieri

À 22 ans, Frédéric Chopin fuit la Pologne envahie par les Russes, retrouve le pays d’origine de son père, la France, et s’installe à Paris. Sa musique y rencontre très vite un immense succès. Il est plein d’esprit et de charme, de santé fragile, couvert de femmes et malheureux en amour. Il a déjà vécu en Pologne deux ruptures de fiançailles, les familles des demoiselles ne l’ayant pas jugé digne de leur rang, malgré son talent déjà reconnu. Le même scénario se reproduit avec Marie Wodzinska, et le plonge dans un romantique désespoir. George Sand, la dévoreuse d’hommes, va l’en tirer pour son plus grand bien. Pour lui elle quitte son cigare et ses vêtements masculins, pour lui elle aménage le cocon protecteur de Nohant : la campagne, les soins constants (il est désormais atteint de tuberculose), et pour visiteurs les plus grands écrivains et artistes du temps. Même s’ils ne sont pas mariés, ils forment un couple « officiel », chacun travaillant passionnément à son œuvre, dans un climat d’amour attentif et constant. Pour Frédéric, ce sera la période la plus productive de sa vie.Cela durera huit ans… et finira très mal. Michel Lafon

Ève Ruggieri: Directrice artistique du Festival d’Antibes, du Festival de Lacoste, des journées lyriques de Chartres et productrice de « Musiques au cœur », Ève Ruggieri est aussi une conteuse inégalée.

lundi 8 février 2010

Frida Kahlo Y Su Mundo, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles

Frida Kahlo 1907-1954, Autoportrait au petit singe
© Collection Museo Dolores Olmedo, Xochimilco, Mexico
°-°-°
BRUXELLES
PALAIS DES BEAUX-ARTS
du 16 janvier au 18 avril 2010
Frida Kahlo Y Su Mundo
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Dix-neuf toiles, une eau-forte et six dessins de la peintre mexicaine sont exposés en prélude à un festival qui célébrera les 200 ans d'indépendance du Mexique et le centenaire de sa révolution. Les oeuvres ont été prêtées par le Museo Dolores Olmedo de Mexico, qui détient la plus grande collection privée d'oeuvres de Frida Kahlo.
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Née d'un père d'origine allemande et d'une mère mexicaine d'origine indienne, Frida Kahlo est une femme "moderne, libre et libérée", souligne France De Kinder, la directrice des expositions du musée bruxellois.
Atteinte de la poliomyélite depuis l'enfance, Frida Kahlo a été victime à l'âge de 17 ans d'un dramatique accident d'autobus dont elle endurera les terribles séquelles toute sa vie.
Son oeuvre est profondément marquée par cette douleur, et par sa relation tumultueuse avec Rivera, dont elle divorce en 1939 avant de l'épouser à nouveau en 1940. Elle subira 32 opérations et trois fausses couches.
Dans ses oeuvres, elle se met en observation, ses 55 autoportraits représentent un tiers de sa production. Si la douleur et la mort sont très présente dans ses oeuvres, marquées par une imagination foisonnante, il y a aussi une incroyable pulsion de vie. Autodidacte, fortement inspirée par la nature et l'art précolombien, son principal sujet de représentation n'est autre qu'elle-même car, disait-elle, c'est ce qu'elle voyait le plus.
Frida Kahlo est un "icône de la libération des femmes" dans la "société catholique très fermée qu'était le Mexique dans la première moitié du XXe siècle", explique Carlos Philips, le directeur du musee Dolores Olmedo de Mexico. "Elle a peint sa vie" et "sa vie était surréaliste", ajoute-t-il: "Chaque toile a une histoire." Source: culture.france2
Illustration: Frida Kahlo,The Broken Column.
Collection Museo Dolores Olmedo Patiño, Mexico City

Frida Kahlo painting, Gisèle Freund © Banco de México

dimanche 7 février 2010

Albert Joseph Moore, Grâce et Légèreté

Silver
*
Birds
*
A reader
*
The End of Story
*
Seashells
*
Seagulls
*Battledore
*
A garden, Azaleas

Pensée d'un dimanche après-midi...

Paul Leroy 1860-1942, Jeune fille à la tortue
°-°-°
« Parce que la tortue a le pied sûr,
est-ce une raison pour couper les ailes de l'aigle? »
Edgar Allan Poe, Eureka

samedi 6 février 2010

Contes de La Fontaine, illustrés par Fragonard

"Qui pense finement et s'exprime avec grâce,
Fait tout passer car tout passe."
¤-¤-¤
Mot de l'éditeur: Des merveilles d’impertinence et de liberté :Émancipés des contraintes de la rhétorique morale des Fables, les Contes, œuvre pour le moins galante, sont avant tout un exercice de superbe liberté. Jean de La Fontaine y joue avec les mots, le rythme et le style. Malgré la censure officielle qui les frappe, les Contes s'imposent rapidement comme l'une des principales sources de la culture galante du XVIIIe siècle. C’est en 1770 que Jean-Honoré Fragonard entreprend l’illustration des Contes et compose 57 dessins qu’il rehausse d’un lavis de bistre. Véritable chef-d’œuvre dans le domaine de l’illustration, ils sont conservés au Musée du Petit Palais depuis 1934 et ont attendu plus de deux cents ans avant d’être révélés au public.Dans cette édition, les œuvres de Fragonard, la typographie et la mise en page respectueuse du manuscrit original synthétisent l'esprit du XVIIIe siècle, expression pure de cette culture qui sut faire du plaisir un art et de l'art un plaisir. L’ouvrage comporte également deux Contes apocryphes, Le Contrat et Le Rossignol, inspirés de Boccace, illustrés également par Fragonard et introuvables dans les éditions modernes des Contes. José-Luis de Los Llanos, conservateur au musée du Petit Palais, a réalisé pour cet ouvrage une remarquable étude historique et critique de l’œuvre, Les Contes et Nouvelles de La Fontaine et l'art galant au XVIIIe siècle.

Malgré la censure officielle qui les frappe et surtout le reniement de La Fontaine malade et vieux qui craignait son exclusion de l’Académie Française (et de sa perspective de l’Enfer…), Les Contes s’imposèrent rapidement comme l’une des sources principales de la culture galante, notamment sous la Régence et le règne de Louis XV.
Au XVIIIe siècle, les Contes ont inspiré beaucoup d’artistes parmi les plus célèbres de l’époque. Fragonard, à l’heure où l’art galant brillait pourtant de ses derniers feux, en donna lui aussi sa propre interprétation. Ce fut un coup de maître, chef-d’œuvre incontesté dans ce domaine de l’illustration et chef-d’œuvre absolu du peintre.
La totalité des dessins de Fragonard pour cet ouvrage est reproduite dans l’édition de Diane de Selliers. Réalisés dans une technique mixte de lavis de bistre (encre brune) et de crayon, ces dessins synthétisent l’esprit du siècle, expression pure de cette culture qui sut faire du plaisir un art et de l’art un plaisir. Editions Diane de Selliers

¤-¤-¤ Le Bât.
Un peintre était, qui, jaloux de sa femme,
Allant aux champs, lui peignit un baudet
Sur le nombril, en guise de cachet.
Un sien confrère, amoureux de la dame,
La va trouver, et l’âne efface net,
Dieu sait comment ; puis un autre en remet
Au même endroit, ainsi que l’on peut croire.
A celui-ci, par faute de mémoire
Il mit un bât ; l’autre n’en avait point.

L’Époux revient, veut s’éclaircir du point :
« Voyez, mon fils, dit la bonne commère,
L’âne est témoin de ma fidélité.
- Diantre soit fait, dit l’époux en colère,
Et du témoin, et de qui l’a bâté ! »

Jean de La Fontaine

vendredi 5 février 2010

Ce soir mon cœur fait chanter, Rainer Maria Rilke

Giovanni di Paolo 1417-1482, Cinq anges dansant
Crédit photo: Domaine de Chantilly/Harry Bréjat
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Ce soir mon cœur fait chanter
des anges qui se souviennent...
Une voix, presque mienne,
par trop de silence tentée,
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monte et se décide à ne plus revenir;
tendre et intrépide,
à quoi va-t-elle s'unir?
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Rainer Maria Rilke

jeudi 4 février 2010

Monde lumineux de l'Enfance...

Walter Osborne 1859-1903, Children's Holiday
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Helen M. Turner 1858-1958, Les Lampions
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Carnation, Lily, Lily, Rose

John Singer Sargent 1856-1925
Dorothy Bernard
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Ferdinand Puigaudeau 1864-1930
Bretonnes avec des lanternes chinoises

Leonard Cohen en concert à Tours, Grand Hall du Parc des Expositions

en concert à Tours au
Parc des Expositions
Jeudi 11 Mars 2010 à 20h


Leonard Cohen, Dance me to the end of love
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Laurence Dréano, Exposition à L’Hôtel de Ville de Tours

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Oh toi!
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Mon diam's
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Du 16 janvier au 13 février 2010
L’Hôtel de Ville de Tours
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"Ils ont de petites têtes
Parce qu'il faut oublier de réfléchir pour être heureux.
Ils ont de gros ventres
Parce qu'ils sont remplis d'émotion
Ils ont les mains tendues vers l'autre
Parce qu'on est rien tout seul
Ils courent, ils sautent, ils s'aiment
Parce que c'est plus fort qu'eux
Un brin naïfs, un brin coquins
Ils vivent nus sous un arc en ciel
Certains jours, ils dansent avec les nuages
D'autres fois ils chevauchent la lune-poisson
Mais ce qu'ils préfèrent
C'est séduire les anges papillons."

mercredi 3 février 2010

Je l'aimais...

Jean-Honoré Fragonard 1732-1806, The Shirt Withdrawn
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Pourquoi ces larmes, ces cris, ce désespoir? de quoi puis-je me plaindre? ma vie, mon sang, ne bouillonnent-ils pas encore dans mes veines? tout l’avenir ne s’est-il pas ouvert devant moi? J’ai été trompée? … eh bien, n’est-il pas beau d’être trompé? n’est-ce pas la gloire des âmes pures? Que me parle-t-on de déshonneur! S’il fallait paraître devant le tribunal de l’honneur même, je dirais: Je l’aimais; ce mot suffirait pour ma défense. Que dirais-tu pour la tienne?
Extrait: Constance de Salm
Vingt-quatre heures d'une femme sensible, Lettre XL

mardi 2 février 2010

Sade, Soldier of Love

Soldier of Love
Le dernier album tant attendu de la divine
Sade sortira enfin le 8 février 2010
Cliquez sur la photo pour visionner le clip
Soldier of Love
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En attedant, une de ses plus belles chansons
Pearls
There is a woman in Somalia
Scraping for pearls on the roadside
There's a force stronger than nature
Keeps her will alive
That's how she's dying
She's dying to survive
Don't know what she's made of
I would like to be that brave
She cries to the heaven above
There is a stone in my heart
She lives a life she didn't choose
And it hurts like brand-new shoes

Hurts like brand-new shoes

There is a woman in somalia
The sun gives her no mercy
The same sky we lay under
Burns her to the bone
Long as afternoon shaddows
It's gonna take her to get home
Each grain carefully wrapped up
Pearls for her little girl

Hallelujah
Hallelujah

She cries to the heaven above
There is a stone in my heart
She lives a life she didn't choose
And it hurts like brand-new shoes
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2010, L'Année Chopin

Frédéric Chopin, Aquarelle de Maria Wodzińska
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2010, L'Année Chopin
Célébration du bicentenaire de la naissance de
Chopin


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L’année Chopin 2010 a été lancée par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, en présence de son homologue polonais Bogdan Zdrojewski, ministre de la Culture et du Patrimoine national.
Outre une série de grandes manifestations culturelles qui marqueront au cours de l'année 2010, en Pologne et dans le monde, le bicentenaire de la naissance du compositeur, se succéderont des concerts, des parutions d'ouvrages, des événements audiovisuels, des expositions ou encore des colloques.
Pianiste à la fois classique et romantique, il exerça une influence considérable sur les musiciens du 19ème siècle au début du 20ème siècle.
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Biographie de Frédéric Chopin.Il est né le 1er mars 1810 prés de Varsovie. Son père était issu d’une famille de notables originaires de l’est de la France, sa mère polonaise.
Frédéric est le second d’une famille de quatre enfants. C’est sa mère qui lui apprend le piano, il se révèle alors un musicien prodige en composant sa première œuvre à sept ans et en jouant pour la première fois en public alors âgé de huit ans. Il entre au lycée de Varsovie, et tout en continuant ses études, il travaille le piano, puis il entre au conservatoire jusqu'en 1829.
En 1830 il s’installe à Paris. Il est bien accueilli par le milieu musical qui découvre son talent exceptionnel. et devient ami avec Franz Liszt, Mendelssohn, Berlioz ou Eugène Delacroix … En jouant dans les salons mondains, il devient un personnage à la mode.
En 1836 Chopin rencontre George Sand et comme son état tuberculeux se dégrade, il quitte l’hiver parisien pour séjourner avec elle à la Chartreuse de Valldemossa sur l’île de Majorque (une des îles Baléares), puis à Nohant qui était la magnifique résidence familiale de George Sand dans le centre de la France.
Son état de santé se dégrade, après un exceptionnel concert chez Pleyel, il meurt le 17 octobre 1849 à Paris, où il est enterré au cimetière du Père-Lachaise.
Peintures:
Frédéric Chopin par Eugène Delacroix 1798-1863
George Sand par Charpentier Auguste 1815-1880

La Chandeleur

Andrea Mantegna 1431-1506, La Présentation au Temple
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Fête de la présentation de Jésus au Temple devant Siméon,
le vieux prêtre qui Le reconnaît et Le bénit comme le Messie.
On fait des crêpes, suivant une coutume païenne d'origine celte
selon laquelle la crêpe symboliserait la roue solaire et devait
être offerte aux divinités sous peine de voir son blé avarié.
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Alfred de Richemont 1857-1911, Les crêpes
Crédit Photo, RMN/Hervé Lewandowski

lundi 1 février 2010

Château de Chantilly, Musée Condé

Raphaël 1483-1520, Les trois Grâces (Crédit Photo, RMN)
Cliquez sur la photo pour visionner le clip
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Le château de Chantilly se situe à Chantilly (Oise), France, dans un site remarquable de la vallée de la Nonette, affluent de l'Oise.
À l'exception du "Petit Château", construit au XVIe siècle par Jean Bullant, le château actuel est une reconstruction du XIXe siècle sur des plans de l'architecte Honoré Daumet pour le dernier fils du roi Louis-Philippe Ier, Henri d'Orléans, duc d'Aumale (1822-1897), héritier du domaine, qui y installa ses collections de peintures, de dessins et de livres anciens.
Il légua l'ensemble à l'Institut de France, sous le nom de musée Condé. Le château occupe l'emplacement d'une forteresse médiévale. "Les Grandes Ecuries", construites de 1719 à 1740, chef-d'œuvre de l'architecte Jean Aubert abritent aujourd'hui le Musée vivant du cheval. Les jardins sont une des plus remarquables créations d'André Le Nôtre. La ville de Chantilly s'est développée à l'ouest du château pendant et après la Révolution française.

La Grande Singerie de Chantilly après sa restauration Depuis fin janvier 2008, la Grande Singerie du château de Chantilly expose à nouveau ses belles peintures et ses magnifiques dorures au public. Il aura fallu 6 mois et quelques 600 000 euros pour cette restauration très minutieuse et respectueuse de l'histoire de cette pièce. La conservatrice du musée Condé, Nicole Garnier, nous donne quelques clés pour comprendre la symbolique de ce boudoir extraordinaire, peuplé de singes et d'hommes, de chinoiseries et autres mystères, qu'une visite, même approfondie, ne permet pas de saisir totalement

Les Collections du musée Condé
Historique En 1886 Henri d’Orléans, duc d’Aumale (1822-1897), fils du roi Louis-Philippe, donnait à l’Institut de France, dont il était membre, son château de Chantilly et les collections qu’il y avait réunies afin de créer le musée Condé à condition de ne pas prêter les collections et de ne pas modifier sa présentation.
Les peintures Le musée Condé conserve une exceptionnelle collection de peintures, qui serait la deuxième en France après le musée du Louvre pour les peintures anciennes du XVe au XIXe siècle : en effet, aucun autre musée français ne présente trois Raphaël, trois Fra Angelico, un Enguerrand Quarton, plusieurs Clouet, quatre Watteau, quatre Greuze, cinq Nicolas Poussin, cinq Ingres, trois Delacroix, etc, tous de grande qualité. L’orientalisme est bien représenté dans la collection.

Les dessins Chantilly conserve un fonds prestigieux de portraits dessinés du XVIe siècle par Jean et François Clouet, provenant de la collection de la reine Catherine de Médicis. La Renaissance italienne est représentée par des œuvres de Raphaël, Parmesan, Primatice, et de l’école de Léonard de Vinci, comme la fameuse « Joconde nue ». Nicolas Poussin, Claude Lorrain et Eustache Le Sueur représentent le XVIIe siècle. Le XVIIIe siècle est illustré par des dessins de Watteau, de Jean-Baptiste Oudry, et un fonds de 472 portraits aquarellés de Carmontelle, familier du duc d’Orléans qui a croqué les personnalités de son temps, dont Mozart enfant ou les scientifiques du Siècle des Lumières (Buffon, etc). Le duc d’Aumale, brillant militaire qui s’illustra lors de la prise d’Abd el-Kader en 1843, acquit dans les années 1880 un fonds de portraits de militaires français dessinés ou réunis par Auguste Raffet.
Les photographies anciennes Le duc d’Aumale s’est intéressé à la photographie : les clichés les plus anciens datent des années 1850, avec une cinquantaine de clichés pris par l’anglais Roger Fenton lors de la Guerre de Crimée en 1854. La plupart des « primitifs » de la photographie sont représentés : Baldus, les frères Bisson, Braun, Gustave Le Gray, Louis-Rémy Robert, le vicomte Vigier, etc.
Les estampes Le musée Condé conserve un fonds de portraits historiques français gravés du XVIe au XIXe siècle (environ 2 500 pièces).
Les objets d’art Le mobilier de Chantilly comprend des pièces d’origine royale comme la commode du roi Louis XVI à Versailles, un canapé et des chaises de Jacob ayant appartenu à la reine Marie-Antoinette ou le mobilier commandé par Louis XVI pour le château de Saint-Cloud.
Chantilly conserve un fonds de près de 350 miniatures, des portraits provenant pour la plupart des princes de Condé, des ducs d’Orléans, ou de la maison de Habsbourg et de Bourbon-Siciles. Le musée Condé conserve une collection de porcelaine tendre de Chantilly (XVIIIe siècle), de Sèvres, Paris et Naples.
Source: Musée Condé

13 janvier au 5 avril 2010
Petites marques, grands collectionneurs

Les marques de collection dans le dessin du XVIe au XIe siècle
Musée Condé à Chantilly
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Château de Chantilly
«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard