jeudi 19 novembre 2009
mardi 17 novembre 2009
Les Hautes Roches, Relais & Châteaux
Les Hautes RochesUn Relais & Châteaux des plus originaux de France
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Tout est né d’un coup de cœur. C’est la passion d’un bâtisseur, Philippe Mollard, qui a permis de réhabiliter ces grottes rattachées à l’Abbaye de Marmoutier. De longs travaux permettront à ces anciens dortoirs réservés aux moines de rejoindre la chaîne des Relais & Châteaux en 1991. Depuis, le domaine des Hautes Roches conserve son titre de premier hôtel de luxe Troglodytique de France.
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.Cet hôtel-restaurant vous accueille entre ses murs creusés dans les roches de Tuffeau d'une falaise surplombant la Loire. Cet ancien monastère est un symbole du Val de Loire. Les chambres sont d'un luxe sobre, et la cuisine très inventive. Prépondérance des poissons, comme le pavé de bar au pain perdu à l'andouillette, mais aussi foie gras frais de canard en terrine au vin du coteau...n'oubliez surtout pas les desserts qui sont également une spécialité de Didier Edon. A ne pas manquer.
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Au risque de vous décevoir, cet excellent soufflé au Grand Marnier
est l'oeuvre du chef pâtissier des Hautes Roches, et non de moi.
lundi 16 novembre 2009
De l'Amitié...
"En amitié, toutes pensées, tous désirs, toutes attentes naissent
sans parole et se partagent souvent dans une joie muette."
Khalil Gibran
Khalil Gibran
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Merci ma chère Laurence
Merci ma chère Laurence
pour ces merveilleux moments de bonheur partagés...
Michael Buble à Bercy le 18 mai 2010

en concert à Bercy le 18 mai 2010
Un concert événement à ne pas manquer!
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Son dernier album "Crazy Love"
Et son premier single «Haven't Met You Yet» qui s'annonce
comme l'un des plus gros succès radio de Michael Buble.
Le site: Bercy
Est-elle almée ? Arthur Rimbaud
Émile Vernet-Lecomte 1821-1900, Almée, une jeune égyptienne ~~~~~~
Est-elle almée ?... aux premières heures bleues
Se détruira-t-elle comme les fleurs feues...
Devant la splendide étendue où l'on sente
Souffler la ville énormément florissante!
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C'est trop beau ! c'est trop beau! mais c'est nécessaire
-Pour la Pêcheuse et la chanson du Corsaire,
Et aussi puisque les derniers masques crurent
Encore aux fêtes de nuit sur la mer pure!
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Arthur Rimbaud
dimanche 15 novembre 2009
samedi 14 novembre 2009
Soufflé au Grand Marnier
les personnes qui ont eu une pensée pour moi aujourd'hui.
Le dessert? Un excellent soufflé au Grand Marnier...
vendredi 13 novembre 2009
De la Fascination...
Nathaniel Sichel 1843-1907, The lute player~~~~~~
"Quant à la fascination, l'oreille a la musique.
L'oeil a la peinture. La mort a le passé.
L'amour a le corps nu de l'autre.
La littérature la langue individuelle réduite au silence."
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Pascal Quignard, la vie secrète
jeudi 12 novembre 2009
L'Âge d'Or hollandais, une exposition exceptionnelle!
Melchior d'Hondecoeter 1636-1695 Sac d'un chasseur près d'un tronc d'arbre avec une pipe
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Un Oriental
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Abraham Mignon 1640-1679
Quiringh van Brekelenkam 1620-1668
Pieter de Hooch 1629-1684
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Abraham Mignon 1640-1679 Nature morte aux fruits et au compotier de porcelaine
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Quiringh van Brekelenkam 1620-1668L'atelier du tailleur
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Pieter de Hooch 1629-1684 Scène d'interieur avec une femme épouillant son enfant
© Image Department Rijksmuseum, Amsterdam, 2009
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Et toujours une file d'attente impressionnante... C'est Paris!Beaucoup de visiteurs, et une attente souvent
fastidieuse avant de pouvoir approcher les peintures.
Mais, de tels chefs-d'oeuvre méritent bien un peu de patience.
Une exposition exceptionnelle!
Nous sommes ces amants sans peur, Ebu Hamid
Egron Lundgren 1815-1875, A girl playing lute~~~~~~~
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Nous sommes ces amants sans peur,
Raison, pensée ne sont pas nos amies,
Du vin d’amour nous sommes ivres,
Jamais il ne nous étourdit.
Toujours vivants nous ne mourons pas,
Nous ne restons pas dans les ténèbres,
Ni pourriture ni poussière,
Pour nous, il n’y a jour ni nuit.
Dans nos contrées lune et soleil
Se tiennent à jamais, fidèles.
Nul changement ne les atteint,
Il n’est croissant ni pleine lune.
Les roses de notre roseraie
Restent fraîches et ne se fanent pas ;
A l’automne elles ne s’effeuillent pas
Il n’y a ni hiver ni printemps.
Pour avoir bu le vin d’amour,
Nous sommes partis au pays de renoncement ;
Tout brûlants, à ton amour enflammés,
Il ne nous faut point d’ailes pour voler.
De tout temps à la clarté du soleil
Mon corps est une goutte d’atome
Cette goutte n’est pas comme la mer
Elle n’a ni fond ni rivage.
Ô Hamid ! Laisse ce qui est
Si tu veux voir cet amant,
Tu auras la vision sacrée
Il n’est pas de perfection au-delà.
Nous sommes ces amants sans peur,
Raison, pensée ne sont pas nos amies,
Du vin d’amour nous sommes ivres,
Jamais il ne nous étourdit.
Toujours vivants nous ne mourons pas,
Nous ne restons pas dans les ténèbres,
Ni pourriture ni poussière,
Pour nous, il n’y a jour ni nuit.
Dans nos contrées lune et soleil
Se tiennent à jamais, fidèles.
Nul changement ne les atteint,
Il n’est croissant ni pleine lune.
Les roses de notre roseraie
Restent fraîches et ne se fanent pas ;
A l’automne elles ne s’effeuillent pas
Il n’y a ni hiver ni printemps.
Pour avoir bu le vin d’amour,
Nous sommes partis au pays de renoncement ;
Tout brûlants, à ton amour enflammés,
Il ne nous faut point d’ailes pour voler.
De tout temps à la clarté du soleil
Mon corps est une goutte d’atome
Cette goutte n’est pas comme la mer
Elle n’a ni fond ni rivage.
Ô Hamid ! Laisse ce qui est
Si tu veux voir cet amant,
Tu auras la vision sacrée
Il n’est pas de perfection au-delà.
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Ebu Hamid
Ebu Hamid
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Extrait: Orient, Mille ans de poésie et de peinture
Vogue Covers 1920-2009 au Champs-Elysées
mercredi 11 novembre 2009
Intérieurs, Les peintres de l'intimité
Intérieurs, Les peintres de l'intimité
Un très beau livre d'Art que je recommande vivement.
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Mot de l'Editeur: Une femme qui lit, une famille réunie autour d'un dîner convivial, le soleil entrant à flots dans une pièce vide... Depuis le XVIIe siècle, les artistes ont cherché à capter l'atmosphère particulière du foyer.La peinture d'intérieur a fait son entrée dans l'art avec l'âge d'or de la peinture hollandaise, à travers l'oeuvre d'artistes tels que Pieter De Hooch et Jan Vermeer. Elle est restée présente tout au long du XVIIIe siècle. Mais le XIXe siècle a particulièrement mis en valeur l'importance du foyer, suscitant une floraison de tableaux d'intérieurs entre 1850 et 1920. Un grand nombre d'artistes européens et américains, parmi lesquels Pierre Bonnard, Claude Monet, Mary Cassatt, Vilhelm Hammershøi et Félix Vallotton, réalisèrent des oeuvres remarquables qui explorent plusieurs aspects de cette peinture : le mystère féminin du foyer, les effets de matières des objets quotidiens et des textiles, les jeux d'ombres et de lumières liés à la présence des portes et des fenêtres, synonymes de l'idée poétique de la domesticité. En portant un regard sensible sur leur époque, ces peintres de l'intime offrent un témoignage vivant sur la vie familiale et sociale, notamment la place et le rôle de la femme au sein du foyer. L'intérieur, qui ne servait que de simple arrière-plan aux personnages, est devenu au fil du temps un sujet à part entière, bouleversant les genres et la façon de peindre.
Si la représentation des intérieurs a toujours été présente tout au long de l'histoire de l'art, elle n'a jamais été reconnue comme genre. Illustrant son texte par un choix judicieux de tableaux évocateurs et fascinants, l'auteur plaide pour que la peinture d'intérieur soit réhabilitée et trouve sa place en tant que genre à part entière.
Après avoir obtenu son doctorat à l'Université de Londres, Frances Borzello s'est spécialisée en histoire sociale. Elle a publié précédemment Femmes au miroir : une histoire de l'autoportrait féminin (traduit de l'anglais par Maris Muracciole, Thames & Hudson, Paris, 1998,).
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Marie-Denise Villers 1747-1821, Jeune fille dessinant
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Adolph Menzel 1815-1905, La chambre au balcon
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Extrait du livre: Qu'est-ce qu'un intérieur domestique?
Bonheur, foyer, chaleur, lumière. Dans les peintures, l'intérieur domestique est un lieu enchanteur. Il évoque de plaisantes visions d'harmonie familiale, de lumière entrant à flots par les fenêtres ou diffusée par une lampe, et de mobilier de style ancien.
Dans ces tableaux, nous cherchons à apprendre quelque chose sur nous. Nous au singulier, mais aussi nous au pluriel. Les carrelages noir et blanc des intérieurs hollandais du XVIIe siècle, les meubles cirés de la Vienne du début du XIXe, les sofas recouverts de chintz et les papiers peints à motifs des salles de séjour impressionnistes donnent vie à la sécheresse des mots de l'histoire en nous offrant un voyage dans le passé. Les empires s'élèvent et s'écroulent, les guerres apportent chagrin et horreur, on découvre des continents et l'on invente des ordinateurs, mais ces images nous racontent qu'au milieu de tout cela, les femmes jouent du piano, les hommes boivent du vin et les enfants marchent à quatre pattes sur les tapis, que telle famille vivait dans un intérieur d'une austère élégance et que telle autre était à l'aise dans le désordre. Ces peintures satisfont notre curiosité sur nos prédécesseurs, en exposant devant nos yeux les réponses à nos questions.
Peu importe que bon nombre de ces pièces soient imaginaires. Nous regardons ces intérieurs pour la même raison que nous lisons des romans, pour mieux comprendre d'autres vies et d'autres époques, et ce, d'une manière agréable. L'intérieur représenté peut être une invention mais, comme le roman, il nous raconte ce que c'est qu'être humain et, comme dans le roman, les détails de la vie quotidienne permettent à cette scène intimiste d'échapper à son époque et de s'inscrire dans la nôtre. Plus encore, le foyer domestique dans l'art nous rassure sur le fait que nous ne sommes pas seuls. Il nous conforte dans l'espoir que la famille continue de vivre après nous. Nous ignorons ce qui s'est passé avant notre naissance. Nous ignorons ce qui se passera après notre mort. Mais un intérieur plein de vie nous relie à l'humanité, nous conforte dans l'idée qu'il existe d'autres personnes comme nous et que nous faisons partie de quelque chose de plus vaste que nous.
Editions: Hazan
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Harriet Backer 1845-1932, La Bibliothèque de Thorvald Boek
Harriet Backer 1845-1932, La Bibliothèque de Thorvald Boek~~~
Georg Friedrich Kersting 1785-1847, Jeune fille brodant
Georg Friedrich Kersting 1785-1847, Jeune fille brodant~~~
Gustave Caillebotte 1848-1894, Jeune homme jouant au piano
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Edouard Vuillard 1868-1940, La Comtesse de Polignac
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Édouard Manet, 1832-1883, La lecture
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Edmund C. Tarbell 1862-1938, La Salle du petit déjeuner
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Sir William Orpen 1878-1931, Nuit (n°2)
mardi 10 novembre 2009
Fragonard dessinateur au Musée des Beaux-Arts de Caen
Fragonard dessinateurdu 17 octobre 2009 au 18 janvier 2010
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Pour sa première exposition consacrée à un fonds de dessins anciens, le musée des Beaux-Arts de Caen a choisi Fragonard et la prestigieuse collection du musée des Beaux-Arts de Besançon. Celle-ci est dûe à Pierre-Adrien Pâris (1745-1819) qui légua à sa ville natale ses collections dont cet ensemble unique de dessins de Fragonard, réputé notamment pour l’admirable série des sanguines décrivant les jardins de la villa d’Este aux environs de Rome (en été 1760). Cette collection a été présentée au musée des Beaux-Arts de Besançon en 2006, et à cette occasion, Pierre Rosenberg, de l’Académie Française, éminent spécialiste de l'artiste, en a rédigé le catalogue, aboutissement d’un travail scientifique très poussé, somme d’études et de recherches sur chacune des œuvres. Il accompagne naturellement l'exposition de Caen.
Variété des sujets traités, large éventail des techniques, du tout petit croquis à la scène composée et achevée, caractérisent l'ensemble des feuilles présentées. Une partie des dessins de la collection a été réalisée lors des deux voyages en Italie.
Au cours de ces périples, Fragonard dessine, croque, saisit sur le vif ce qu’il a sous les yeux : personnages, portraits, scènes de rue, ruines antiques, paysages de la campagne romaine, utilisant plusieurs moyens graphiques, pierre noire, sanguine, plume ou lavis. Parmi sa production foisonnante, souriante, mais plus sérieuse et plus grave qu’il n’y paraît, Fragonard donne naissance à des chefs-d’oeuvre dont la célèbre série des « sanguines de la Villa d’Este » à Tivoli, authentique joyau qui passe à juste titre pour l’une des plus éblouissantes réussites de l’art du dessin au XVIIIe siècle.
Variété des sujets traités, large éventail des techniques, du tout petit croquis à la scène composée et achevée, caractérisent l'ensemble des feuilles présentées. Une partie des dessins de la collection a été réalisée lors des deux voyages en Italie.
Au cours de ces périples, Fragonard dessine, croque, saisit sur le vif ce qu’il a sous les yeux : personnages, portraits, scènes de rue, ruines antiques, paysages de la campagne romaine, utilisant plusieurs moyens graphiques, pierre noire, sanguine, plume ou lavis. Parmi sa production foisonnante, souriante, mais plus sérieuse et plus grave qu’il n’y paraît, Fragonard donne naissance à des chefs-d’oeuvre dont la célèbre série des « sanguines de la Villa d’Este » à Tivoli, authentique joyau qui passe à juste titre pour l’une des plus éblouissantes réussites de l’art du dessin au XVIIIe siècle.
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Jean-Honoré Fragonard 1732-1806, Lit aux amoursPlume et encre brune, lavis gris avec rehauts d’aquarelle
sur esquisse à la pierre noire
James Ensor au Musée d'Orsay
James Ensor 1860-1949, La Mort et les masques 1897 LiègeMusée d’Art moderne et contemporain
© MAMAC, Liège © ADAGP, Paris 2009
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Du 20 octobre 2009 au 4 février 2010
Le Musée d'Orsay présente
James Ensor
Cette exposition est organisée par
le Museum of Modern Art de New York,
en collaboration avec le Musée d'Orsay et
la Réunion des Musées Nationaux, Paris
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Du 20 octobre 2009 au 4 février 2010
Le Musée d'Orsay présente
James Ensor
Cette exposition est organisée par
le Museum of Modern Art de New York,
en collaboration avec le Musée d'Orsay et
la Réunion des Musées Nationaux, Paris
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Première rétrospective présentée à Paris depuis 1990, cette exposition entend montrer le jeu de rupture et de continuité perpétuellement pratiqué par Ensor.
La continuité, ce sont les héritages naturaliste et symboliste qui marquent ses débuts ainsi que la tradition des masques, du travestissement, du grotesque et de la satire, du carnaval, héritée de son enfance à Ostende, ville à laquelle il est viscéralement attaché. La rupture, c'est la dramatisation de l'usage de la couleur et de la lumière. C'est également l'invention d'un nouveau langage où les mots s'imposent, à côté des images, pour signifier crûment des idées et celle d'un nouveau système narratif où pullulent les personnages et les actions. Par sa cinglante ironie, son sens de la dérision et de l'auto-dérision, sa couleur intense, son expressivité, Ensor, peintre étrange et inclassable, trouve sa place parmi les précurseurs de l'expressionnisme.
James Ensor, La Mangeuse d’huîtres 1882 Koninklijk
Museum voor Schone Kunsten, Anvers, Belgique
© Courtesy Lukas-Art in Flanders © ADAGP, Paris 2009
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Vidéo James Ensor au Museum of Modem Art, New York
Sur l'amour et la mort, Patrick Süskind
Federico Cervelli 1625-1700, Orphée et Eurydice¤¤¤¤¤
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Mot de l'éditeur: "Comment l'amour qui nous abêtit, et qui est potentiellement capable de faire de nous des brutes, peut-il être ressenti et désigné comme le bonheur suprême? L'amour n'est-il qu'une maladie, et non la plus belle, mais la plus terrible qui soit? Ou bien est-il un poison dont le dosage décide s'il est bénéfique ou dévastateur? Au secours, Socrate, au secours!" C'est bien l'amour et son funeste double, la mort, que l'auteur du Parfum a choisi d'embrasser ici dans un même mouvement d'humour et d'audace. L'essayiste en appelle à Goethe, Wagner ou Stendhal, compare les destins d'Orphée et de Jésus qui, tous deux, ont tenté de vaincre la mort au nom de l'amour. Mais c'est surtout le romancier que l'on retrouve avec bonheur dans ce bref essai, lui qui sait, mieux que personne, brosser en quelques lignes des saynètes cocasses et bouleversantes. Patrick Süskind est né en 1949 à Ambach, en Bavière. Outre Le Parfum, best-seller mondial, il est l'auteur, entre autres, de La Contrebasse, Le Pigeon, Un combat et autres récits.
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Extrait
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Joseph Karl Stieler 1781-1858,
Goethe à l'âge de 70 ans
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Au vivant je veux rendre hommage
Qui dans les flammes veut mourir.
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Qui dans les flammes veut mourir.
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Goethe utilise comme métaphore une image qui l'a fasciné toute sa vie, celle du papillon de nuit irrésistiblement attiré par une flamme et qui s'y précipite pour y mourir. Et il place cette métaphore au centre d'un tableau obscur et séduisant, plein de connotations hautement érotiques:
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Dans la fraîche nuit amoureuse
Où tu fus crée, puis créas,
Quelle ardeur t'entraîne, anxieuse,
Vers la flamme qui luit là-bas?
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Tu ne restes plus dans l'enceinte
De ces ténèbres sans rayons,
Tu vas cherchant la neuve étreinte
D'une plus exaltante union.
.
Nulle distance ne t'entrave.
Par la lumière obnubilé,
Tu voles, d'elle seule esclave:
Papillon, te voilà brûlé.
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Dans la fraîche nuit amoureuse
Où tu fus crée, puis créas,
Quelle ardeur t'entraîne, anxieuse,
Vers la flamme qui luit là-bas?
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Tu ne restes plus dans l'enceinte
De ces ténèbres sans rayons,
Tu vas cherchant la neuve étreinte
D'une plus exaltante union.
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Nulle distance ne t'entrave.
Par la lumière obnubilé,
Tu voles, d'elle seule esclave:
Papillon, te voilà brûlé.
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Et dans la dernière strophe, qui en dépit de l'avertissement initial de l'auteur, est devenue si populaire qu'elle figure dans tous les recueils de citation, il est décrété:
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Mais tant que tu n'as pour devise
Ce mot d'ordre: "Meurs et deviens!"
Tu ne seras qu'une ombre grise
Sur cette terre où tu te tiens.
Mais tant que tu n'as pour devise
Ce mot d'ordre: "Meurs et deviens!"
Tu ne seras qu'une ombre grise
Sur cette terre où tu te tiens.
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Goethe, Nostalgie Divine, Divan occidental-oriental
lundi 9 novembre 2009
Le Thé, Théodore de Banville
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Le Thé
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Miss Ellen, versez-moi le Thé
Miss Ellen, versez-moi le Thé
Dans la belle tasse chinoise,
Où des poissons d'or cherchent noise
Au monstre rose épouvanté.
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J'aime la folle cruauté
Des chimères qu'on apprivoise:
Miss Ellen, versez-moi le Thé
Dans la belle tasse chinoise.
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Là, sous un ciel rouge irrité,
Une dame fière et sournoise
Montre en ses longs yeux de turquoise
L'extase et la naïveté:
Miss Ellen, versez-moi le Thé.
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Théodore de Banville
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«Trois opérations : Voir, opération de l’œil. Observer, opération de l’esprit. Contempler, opération de l’âme. Quiconque arrive à cette troisième opération entre dans le domaine de l’art.» Emile Bernard
















